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SURINAME

L'armée se met au maraîchage

R.V.H. Mercredi 12 avril 2017
L'armée se met au maraîchage
Le maraîchage, nouvelle mission de l'armée (DR)

Afin d'atteindre l'autosuffisance, l'armée nationale s'est convertie à la production de fruits et légumes à Saramacca.

Transformer l'armée nationale en armée de développement, tel est l'objectif du très critiqué ministre de la Défense Ronni Benschop. Depuis 2015, à Saramacca, des terrains agricoles ont été convertis au maraîchage. Vingt-cinq types d'arbres fruitiers et de légumes sont déjà mis en culture par l'armée. L'armée devrait ensuite s'occuper de l'élevage de vaches, de moutons et de poules, et également de la production de pain.
Selon Ronni Benschop, cette mesure devrait aider à diminuer les dépenses de l'État et assurer une autonomie de l'armée. Selon lui, seuls la santé et les salaires ne doivent pas être sous-traités, le reste doit relever d'une mentalité de développement. « Beaucoup de choses ne sont plus sous-traitées. Ainsi, le département couture est entièrement équipé. Nous avons l'intention de cultiver du riz à Saramacca » , explique le ministre de la Défense.
Cette nouvelle branche assure non seulement l'autosuffisance de l'armée mais le surplus approvisionne également les maisons de retraite et d'accueil à Paramaribo.
LA FOURCHE AU LIEU DU FUSIL
Soeresh Algoe, le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, est conscient des difficultés que rencontrent les fermiers du secteur rizicole dans l'Ouest surinamais. Il a fait savoir à son collègue de la Défense que 4 000 hectares de terrains vagues sont prêts à être cultivés dans le district de Coronie. « L'armée doit y répondre et utiliser les possibilités déjà existantes » , assure Soeresh Algoe. Quant au ministre de la Défense, il est très critiqué au sein de l'armée. Plusieurs accusations de conflit d'intérêt et de corruption lui sont lancées. Et l'utilisation du personnel militaire à des fins agricoles n'est pas du goût des professionnels de la défense du pays. Tenir une fourche au lieu d'un fusil pourrait être la goutte de trop.
R.V.H., à Paramaribo

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