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Vous avez la parole

Ce drapeau guyanais qui n'est pas le drapeau de la Guyane

Lundi 03 décembre 2018
Lors de la réunion du Congrès de Guyane, le 27 novembre, l'un des députés de la Guyane -Gabriel Serville -arborait théâtralement le drapeau du syndicat UTG porté en écharpe. Silvio Vanderpilj, président du Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengue de Guyane, avait alors, dans sa prise de parole, rappelé à l'élu : « Nous ne reconnaissons pas le drapeau de l'UTG qui a été imposé aux peuples guyanais et amérindien. »
Et il est vrai que ce drapeau a vraiment été imposé aux habitants de notre territoire, en catimini, lors d'une séance très absentéiste du défunt Conseil général de la Guyane, collectivité qui n'avait d'ailleurs aucune légitimité à l'époque pour décider d'un drapeau régional, sauf à faire ce coup de force.
Le député Lénaïck Adam a également souligné récemment dans les colonnes de France-Guyane son opposition au drapeau syndical. Rappelons d'ailleurs qu'une commission mixte d'étude sur la création d'un drapeau guyanais avait été créée conjointement par les CESR et CCEE de Guyane, anciens conseils consultatifs auprès de la Région Guyane, laquelle avait entendu un grand nombre de personnalités qualifiées, dont des représentants des différentes composantes de la société guyanaise, et des historiens. Il avait alors été rappelé quelques idées fortes, au titre desquelles :
- un drapeau est une représentation abstraite qui doit symboliser l'unité d'un territoire, d'une nation, d'un peuple ;
- les drapeaux d'un parti politique ou d'un syndicat ne sont devenus des drapeaux nationaux que dans le cadre de régimes totalitaires, et plus spécialement d'obédience communiste ;
- la présence même de l'étoile rouge, très attachée aux dérives du marxisme-léninisme, est liée aux drapeaux de pays totalitaires, le plus souvent à parti unique : l'ancienne URSS et tous ses satellites européens (avant la chute du rideau de fer), à l'exception de la Pologne et de la RDA. Actuellement, l'étoile rouge est toujours présente dans des « démocraties » telles que la Corée du Nord et quelques républiques islamistes « socialistes » .
Ainsi, comment s'étonner que le drapeau de l'UTG ne fasse pas envie à beaucoup ? Comment ne pas s'indignes de voir le drapeau d'un syndicat côtoyer officiellement aux mâts de certaines collectivités ceux de la France et de l'Europe ?
Nous devons rappeler à nos élus -et notamment à ceux du chef-lieu - que ce drapeau, qui n'est pas le drapeau officiel de notre territoire, n'a rien à faire aux façades des établissements publics, même si quelques groupuscules, syndicat ou collectifs l'exigent.
Sirius, de Cayenne

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