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Guyane 1ere : les visages de l'info

Entretien : Audrey Virassamy / photos : Kathryn Vulpillat Lundi 25 Septembre 2017 - 11h40
Guyane 1ere : les visages de l'info

L'équipe des présentateurs du journal télé sur Guyane 1ere et l'arrivée de Kessi Weishaupt sur la chaîne. 

Kessi Weishaupt À l’antenne sur Guyane 1ère
À 26 ans, la journaliste, jusqu’à récemment présentatrice sur ATV , intègre l’équipe de Guyane 1ère. Un retour au service public pour celle qui y a démarré sa carrière en tant que pigiste, il y a juste quatre ans.


Comment s’est opéré ce retour à Guyane 1ère ?
Assez rapidement. J’ai reçu un coup de fil du directeur de Guyane 1ère. Il était sûr de lui, il m’a parlé de ses projets, de son envie de faire bouger les choses. Il a su me convaincre avec son souhait de renouveau.
À quelques jours de prendre l’antenne, comment vous sentez-vous ?
J’ai un peu la sensation de revenir à la maison. J'ai gardé de bonnes relations avec les collègues avec qui j’ai travaillé durant deux ans.
Tout a été très vite pour vous…
Oui ! J’ai grandi à Cayenne et lorsque j’étais en troisième, je suis partie à Pau, suite à une mutation de ma mère. Après le bac, j’ai commencé une école de journalisme privée à Lyon. Enfant, je ne voulais pas faire être journaliste. C’est en terminale que l'idée m’est venue lorsque j’ai réfléchi à ce que j’aimais : rencontrer des gens, raconter des histoires… Mon école m’a permis de faire des stages à Londres, à New York, à Tokyo. Mon objectif était d’ailleurs de retourner au Japon. Pour ça, je cherchais plutôt de petits jobs. J’avais quand même envoyé des CV et Guyane 1ère m’a appelée alors que j’étais venue en vacances. À ce moment-là, je n’avais pas de perspectives de carrière. Je me suis dit que ce serait une expérience.
Et vous êtes devenue pigiste, en télé et en radio…
La vie de pigiste est excitante. Tout est nouveau. Mais il y a certaines incertitudes. On se dit « est-ce qu’on va me garder ? » Parfois, c’est vraiment difficile : tous les journalistes sont revenus et on n’a pas besoin de toi. Ça m’est déjà arrivé de venir et qu’on me dise : « on n’a pas besoin de toi aujourd’hui, tu peux rentrer chez toi… »
On se sent comment, face caméra, lorsqu’on présente le journal télévisé pour la première fois ?

On se demande ce qu’on fait là ! Déjà, j’étais jeune. J’avais 24 ans et pour moi, la présentation du journal, ça avait toujours été un travail de journaliste plus âgé. J’avais l’impression de ne rien avoir avec et en même temps, je sentais bien que j’avais quelque chose à faire là-dedans. Il faut savoir que j’ai longtemps refusé la présentation. À l’époque, ATG m’avait déjà contactée. Je n’avais pas donné suite. J’avais une aversion pour la présentation télé. Même lorsque j’étais à l’école, j’étais la seule à ne pas avoir fait de test télé. Un an après la proposition d’ATG, lorsque la chaîne est devenue ATV Guyane, j’ai accepté. Je me suis lancé ce défi en me disant que ce serait une expérience de plus.
Quel bilan tirez-vous de ces deux années à ATV ?
J’ai vécu des moments exceptionnels à ATV Guyane ! Je me souviens notamment des deux grands JT que nous avons proposés pour l’élection présidentielle. C’était compliqué. Quand je prends la parole, je ne sais pas ce que je vais dire. J’ai quelqu’un dans l’oreillette, en réalité, les écouteurs de mon Iphone, qui me dit « je ne sais pas quoi te dire ». C’était assez folklorique. On est extrêmement seul lorsqu’on présente le JT. Mais c’était le privé, il fallait se débrouiller, bricoler tout. ATV ma lancée professionnellement. À Guyane 1ère, j’espère avoir plus de possibilités d’aide. En attendant d’être à l’antenne (vraisemblablement dès le 9 octobre, ndlr), je prends mes marques, je suis sur le terrain. D’ailleurs, même quand je serai à l’antenne, je continuerai de faire du terrain pour ne pas perdre ça.
La tenue du présentateur télé… Un sujet qui occupe nombre de téléspectateurs ! On en parle ?

C’est incroyable ! Parfois, j’ai des discussions avec ma famille, on parle de ma robe etc. Puis mamie me dit « tu as entendu ce qu’ils ont dit aux infos ? » Oui. C’est moi qui l’ai dit ! Je me souviens aussi d’un SMS dans France-Guyane à propos mes cheveux quand je suis passée à l’antenne. On ne m’a pas demandé de les lisser pour la télé. J’avais envie de changer et je trouvais ça plus pratique parce que les boucles, il faut prendre le temps de bien les structurer. Ceci dit, passer à la télé crée une exigence : j’essaie d’être présentable dès que je sors de chez moi. Les gens me reconnaissent dans la rue. Du coup, j’essaie d’être toujours en accord, dans mes actions, avec ce en quoi je crois.
Une présentatrice qui vous inspire ?

Émilie Besse, sur Canal + . En plus, le modèle même de la chaîne me plaît. On est dans le sérieux, tout en étant proche de celui qui regarde. Sinon, je regarde France Info. J’aime beaucoup. On n’est pas agressé, je trouve, comme sur d’autres chaînes d’info.
Que voulez-vous pour les journaux que vous allez présenter ?

Je veux que les gens passent un bon moment en regardant le JT. Qu’ils se disent : j’ai appris quelque chose et c’était sympa de l’apprendre.
 
 
Les visages de l’info
 
La rentrée télé de Guyane 1ère se fera le 9 octobre. Au moment où nous mettons sous presse, l’organisation n’est pas encore finalisée. Cependant l’équipe est déjà choisie. Cette année, le public retrouve aussi des têtes connues : Laurence Tran Sio Po, Catherine Boutet, Anthony Hilaire et Leilia Chérubin Jeannette. Ils nous disent ce qui, pour eux, constitue l’essence de leur travail de présentateur.

Anthony Hilaire


Depuis juillet 2016, Anthony Hilaire assure la présentation du journal télévisé, après un parcours particulièrement riche. D’abord animateur, il s’est orienté vers la radio tout en écrivant occasionnellement pour France-Guyane, TV Magazine et Guyaweb. Le public se souviendra aussi, peut-être, qu’il a remporté trois Lindor, à l’époque où il faisait de la musique, sous le pseudonyme de Négus. Il se frotte au journalisme en radio avant de se former au métier. Il présente un temps l’émission TNT avant de se consacrer exclusivement au journalisme en télé. Pour Anthony Hilaire, être un bon présentateur télé passe forcément par le terrain « pour ne pas perdre le contact avec les gens et donc avec la réalité ». Autre clé : « être simple, il n’y a pas de star au journal, la « star » c’est l’info ! »

Catherine Boutet


Catherine Boutet est à la présentation du journal depuis 2000. D’abord le soir, puis, depuis 2010 à 13 heures. Pour la journaliste, trois qualités définissent le bon présentateur de JT : « humilité, simplicié et curiosité. Il faut savoir qu’on s’adresse à tout le monde et essayer d’utiliser un langage simple. On doit aussi se demander ce que les gens veulent savoir. Qu’on soit capable de vraiment leur apporter quelque chose. »

Leilia Chérubin Jeannette


La journaliste entame sa quatrième année à la présentation du journal télévisé. « Ce qui fait un bon présentateur, selon moi, c’est la bienveillance par rapport au téléspectateur. On lui appartient, alors cette bienveillance doit s’exprimer par des gestes, des sourires. Par le temps qu’on prend aussi à se préparer ! Le présentateur raconte une histoire et doit avoir l’esprit de synthèse. Il doit aussi savoir s’effacer pour que ce soit toujours l’info qui passe en premier. Pas lui. »
 
 


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4 commentaires

Vos commentaires

Hyppo 27.09.2017
Reste encore du boulot...

Alors bokou de travail de locution, d'élocution, d'écriture, d'impartialité et tout l'tintoin a faire encore...

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mantouni 26.09.2017

c'est bien pour cette jeune, néanmoins tout est "filon " dans ce département
il y a des jeunes diplômés en master de journalisme et jamais de réponse de Guyane 1ère ou autre
! Dommage ....

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joko973 26.09.2017

Des jeunes prometteurs. Souhaitons leur bonne chance. Surtout ne vous laissez pas manger, soyez inventifs. Ne cédez pas à la facilité et donnez nous des infos, des vraies, sur le péyi. N'évitez pas les sujets qui fâchent et arrêtez la flagornerie avec les élus.

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alfredo 26.09.2017

Ils sont beaux tous ces journalistes guyanais. Et talentueux. Bravo à tous!

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