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CONFÉRENCE

Les remèdes des accoucheuses d'antan n'ont plus de secrets

Propos recueillis par Pierre-Yves CARLIER Samedi 11 novembre 2017
Les remèdes des accoucheuses d'antan n'ont plus de secrets
Myriam Kérel et sa fille Elsa tiennent l'ouvrage Accoucheuses d'antan d'Iracoubo et Sinnamary, jeudi à Cayenne (PYC)

L'ancienne conseillère régionale Myriam Kérel présente, demain à 16 heures, à la médiathèque de Matoury, l'ouvrage Accoucheuses d'antan d'Iracoubo et Sinnamary, édité avec l'association A di nou.

Comment ce livre vous a-t-il été inspiré ?
. Ma fille, qui poursuit ses études à Massy, m'appelle un jour pour me dire qu'elle a un contact sur Facebook qui vient d'accoucher, qui ne reconnaît pas son corps et qui cherche des remèdes créoles pour l'après-accouchement. Comme je lui parlais beaucoup de plantes médicinales, on a évoqué l'idée de faire un livre. J'ai appelé ma mère pour savoir qui sont les personnes, à Iracoubo, qui accouchaient les femmes. Je rencontre Mme Saïbou. Je photographie déjà 35 plantes qui servaient à des remèdes. Je me suis dit qu'on n'allait pas s'arrêter là.
Comment effectuez-vous alors ce travail de recherche ?
Je rencontre d'autres personnes. Je me dis que je pourrais continuer avec les accoucheuses des communautés autochtones, amérindiennes et bushinengue. Je constate qu'ils utilisent certaines plantes identiques. Je garde aussi en tête des images. J'ai assisté à un accouchement alors que j'avais 10 ans. Je découvre le site d'Aly Abbara qui explique beaucoup de choses, avec des définitions, des photos...
Avez-vous appris certaines choses ?
Je connaissais la purge bavaroise, où l'on mélange des huiles différentes. Mais je ne savais pas que, quand une femme vient d'accoucher, la seule huile qu'on ne peut pas lui donner est l'huile de ricin. Chez les Bushinengue, j'ai découvert qu'ils utilisaient une plante pour faire dégonfler le ventre après l'accouchement. Chez les Amérindiens, j'ai appris comment ils font tomber le cordon ombilical, à partir d'une écorce de bois qu'ils font griller. C'est un livre qui apprend beaucoup de choses.
Les 500 exemplaires imprimés sont quasiment épuisés. Prévoyez-vous une réimpression ?
Il faudrait réimprimer, mais pas dans l'immédiat. Nous avons présenté le livre à Iracoubo le 24 septembre. J'en ai vendu à la CTG, on a fait la foire aux livres de Mana et nous sommes à Matoury dimanche. Mais la CTG est intéressée par une réédition.
Accoucheuses d'antan d'Iracoubo et Sinnamary, par Myriam Kérel, 336 pages, 70 euros. Conférence à 16 heures, demain à la médiathèque de Matoury.

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