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MUSIQUE

Les Mahova Bladas en concert

Maud ALAMACHERE Samedi 27 janvier 2018
Les Mahova Bladas en concert
Le groupe Mahova Bladas en concert en Cayenne en novembre dernier sur la place Schoelcher (Pierre-Olivier Jay)

Entre Cayenne, Rouen et La Réunion, les Mahova Bladas (les frères du tambour en créole guyanais, ndlr) ont dressé des ponts. Il leur aura fallu presque cinq ans pour réussir à créer une musiqueà leur image, plurielle et expérimentale. Ils se produisent en concert ce samedi pour la Funk session annuelle d'Apatou. France-Guyane les a rencontrés.

Thierry et Steeve Cippe, frères tanbouyen, Hughes et Pierre-Marie Levaillant, respectivement batteur et pianiste, le bassiste Simon Turpin et le guitariste Ivan Dumas, sont les six membres permanents du groupe Mahova Bladas. Depuis la sortie de ses sept premiers titres à la fin de l'an passé, la formation a entamé une série de concerts pour la promotion de son album L'appel du tambour. Les musiciens poseront aujourd'hui tambour, piano, basse, batterie et guitare dans la commune d'Apatou où ils ouvriront les festivités de la Funk session annuelle.
« UNE RECONNAISSANCE POUR LES
C'est au conservatoire de Guyane que Steeve Cippe et Pierre-Marie Levaillant se sont rencontrés. Nous sommes en 2012. « Je côtoie Steeve depuis six ans au conservatoire, précise Pierre-Marie. Il arrivait de Toulouse et moi de Rouen. En avril 2016, Steeve était intervenant au stage Nomade (association créée par Pierre-Marie Levaillant pour la promotion des musiques actuelles) à Cayenne à l'Encre, en tant que tanbouyen. Il a ramené une compo : l'appel du tambour... »
Peu après, les deux musiciens commencent à travailler. Ils sont bientôt rejoints par... leurs frères respectifs, Thierry et Hughes. Quand Ivan Dumas et Simon Turpin s'ajoutent au quatuor, le groupe est né.
Pour Thierry, ce groupe c'est « une reconnaissance pour les tanbouyen. » Instruit par son père, il a baigné dans les musiques traditionnelles guyanaises depuis son plus jeune âge, il évoque comment « à l'époque, l'avis du tambouyen n'était pas pris en compte. Comme il n'avait pas fait le solfège. Pour les musiciens, le tanbouyenne comprend pas la musique. » Pour les Mahova Bladas, la musique c'est d'abord le partage. Tous ont joué dans de nombreuses formations et mêlé les styles et les influences au gré des rencontres. La musique réunionnaise, le reggae ou encore le jazz caribéen pour Simon le bassiste. Le funk, le jazz et pas mal de rock pour Hughes le batteur. L'électro et le rock pour Ivan le guitariste. Depuis 2007, Pierre-Marie, le pianiste, et son association Nomade organisent des stages de musique où interviennent des artistes de l'Hexagone, de la Guyane et du Brésil.
Au final, à eux six, ils ont créé une « musique du monde » , une « musique traditionnelle évolutive » . Premier album du sextet. Sept titres.
Des rythmes jazzy, des textes engagés et toujours... l'appel du tambour. « J'écris ce que je ressens dans la vie de tous les jours, tout ce qui est d'actualité, ce que je vois, ce que je vis, affirme Steeve, auteur des textes. Par exemple, Roun maman, je l'ai écrit quand j'étais en France et que j'ai vu des gamins insulter leurs mères. C'est quelque chose qui pour moi est inacceptable. » Steeve compose. Pierre-Marie harmonise ; Hughes, Ivan et Simon créent du liant. « Tout est une question d'écoute » , explique Simon le bassiste.
Après un concert à l'Art Pasi à Saint-Laurent du Maroni début novembre dernier puis le 24 du même mois à Cayenne pour les dix ans du Parc Amazonien, ils se produisent ce samedi soir à la Funk session d'Apatou.
« Ce n'est pas toujours évident de faire déplacer les gens » , regrette Steeve Cippe. « On aurait besoin d'un pôle de répétition-diffusion et de valorisation des musiciens » , observe Pierre-Marie également membre actif du collectif Culture.
Et pour 2018 ? Les Mahova Bladas prévoient de faire une résidence artistique de création pour la réalisation de leur deuxième album au second semestre. Affaire à suivre...
Hugues Levaillant à la batteries (Pierre-Olivier Jay)

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