En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
EXPOSITION

La guerre à Régina

Audrey VIRASSAMY Mardi 20 septembre 2016
La guerre à Régina
Collectionneur passionné, Cédric Delabre a prêté sa collection d'objets sur la Seconde Guerre mondiale à l'écomusée de Régina-Kaw. (AV)

Depuis le mois de juin, le hall attenant à l'écomusée accueille une exposition de 5 000 objets, aussi divers qu'inattendus, sur la Seconde Guerre mondiale. À l'origine : la passion d'un homme, Cédric Delabre, féru d'histoire et incollable sur cette période.

Incongru. Le mot vient tout de suite à l'esprit lorsqu'on passe la porte qui mène à l'exposition proposée par Cédric Delabre. Dans le hall qui jouxte l'écomusée de Régina (Émak), le jeune homme, gendarme de profession, a installé depuis juin sa collection personnelle. Et ce qu'il y a là a de quoi intriguer. Vêtements, documents écrits, photos, armes, plans, livres, matériel médical, pièces de monnaie, coupures de journaux, toile de parachute... En tout, près de 5 000 objets liés... à la Seconde Guerre mondiale. Cédric Delabre collectionne tout ce qui a trait à cette époque. Mais il précise d'emblée : « Je n'aime pas la guerre, j'aime les histoires qui sont liées à ces objets. »
Sa passion a commencé avec ses grands-parents. « Ils me parlaient de la France sous la guerre, des restrictions, etc. Je me suis intéressé d'abord à l'histoire, ensuite, j'ai découvert les objets. » Petit à petit, sa collection a grossi.
Résidant à Régina - où il souhaite d'ailleurs s'installer durablement - c'est tout naturellement qu'il a amené son précieux bien avec lui. Le musée lui a ouvert ses portes et prêté du matériel.
DES OBJETS QUI CAPTENT L'ATTENTION...
Ici, le public et les classes sont accueillis, en fonction des disponibilités du collectionneur. Derrière les tables d'exposition, des panneaux, fournis par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, indiquent les dates, personnages et chiffres clés. Mais ce sont bien les objets qui captent l'attention.
En grand passionné, Cédric Delabre n'est jamais loin pour apporter son décryptage. « Ça, explique-t-il, en tendant un petit carnet, c'est le manuel qui était fourni aux soldats américains avant leur arrivée en France. » Sur le papier jauni, on fait état du patriotisme français, des différents accents, mais aussi qu'il faut se méfier des idées reçues sur les femmes françaises aux moeurs prétendument légères!
...ET UN COLLECTIONNEUR INTARISSABLE
Dans un autre coin, des écussons sont encadrés. Là, Cédric Delabre raconte l'histoire d'une division quasi inconnue du grand public. Par là, il détaille la confection d'une botte de soldat. Face à deux coupures de journaux, The Greenville News de Caroline du Sudet Paris-Soir, il pointe doigt la différence de traitement concernant le Débarquement en Normandie.
Pour chaque objet, le collectionneur est intarissable. Car si chaque acquisition raconte une histoire, elle donne aussi lieu à une anecdote. Lorsqu'on lui demande si les familles de soldats n'auraient pas voulu garder les tenues de leurs aïeux, il sort un mail de la poche d'une veste. « Pour cet uniforme, j'y suis allé au culot, j'ai contacté la famille. En fait, elle était très heureuse. » Dans la lettre, la famille décrit un soldat qui, lui-même collectionneur, avait toujours voulu retourner en France. En France, il y est désormais. Même si le jeune Américain n'avait peut-être pas envisagé que ses effets atterrissent, un jour à l'écomusée de Régina-Kaw.
(AV)
(AV)

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire