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MUSIQUE

La bossa nova ne laisse « pas indemne »

Propos recueillis par Christine GUICHARD Mercredi 13 juin 2018
La bossa nova ne laisse « pas indemne »
Jean-Paul Delfino donne une conférence musicale, ce soir à Cayenne (Ch. G.)

L'écrivain Jean-Paul Delfino donne une conférence sur la bossa nova ce soir à l'hôtel Ker Alberte de Cayenne. Il sera accompagné des musiciens Éric Bonheur, Jean-Louis Danancier, Karim Weimert et Georges Mac. Entretien.

Pourquoi écrire tant de romans sur le Brésil ?
Vous croisez des milliers de gens tous les jours et il y a parfois des choses qui se passent et vous ne savez pas pourquoi. Donc ma réponse c'est « parce que... » L'amour ne s'explique pas, cela vous rentre dans le coeur. Le Brésil m'a pris.
Pouvez-vous présenter votre livre Bossa nova, la grande aventure du Brésil ? Pourquoi ce style musical ?
J'ai récupéré les droits de ce livre sorti il y a trente ans. C'était le premier livre sur la musique brésilienne en Europe. Il reste le seul d'ailleurs. J'avais 22 ans, c'était une grande lettre d'amour. Aujourd'hui, j'ai vieilli et j'ai rencontré les gens dont j'ai parlé dans ce livre. Gilberto Gil entre autres.
Combien avez-vous mis de temps pour l'écrire ?
Cinquante-trois ans! C'est la somme d'une vie. De travail, d'écriture, de rencontres. J'ai retrouvé trente ans après toutes les cassettes et interviews que j'avais faites à l'époque, des personnes qui sont aujourd'hui très vieilles ou décédées, mais que je n'avais pas utilisées pour le premier. À l'époque, il y avait d'ailleurs une liberté de ton qui n'existe pas aujourd'hui.
Qu'apporte la bossa nova aux Brésiliens ?
Elle est à la fois adorée et décriée. Adorée par les gens du peuple qui l'aiment. En même temps, on dit que c'est une musique de Blancs, du Sud, de riches. Mais si vous essayez de parler en mal de la bossa nova, ils vous arrachent les yeux. C'est une musique dont on ne sort pas indemne.
Pourquoi en parler aux Guyanais ?
Je pense que nous sommes des passeurs et nous sommes là pour donner le meilleur de nous-mêmes. L'objectif est de raconter les petites histoires de la bossa nova. Et cela sera interactif entre les musiciens et moi.
Vos deux prochains romans parleront de la Guyane...
La Guyane a déclenché en moi une sorte d'amour. Cette terre et surtout l'injustice dont est touchée la Guyane. Mon prochain roman qui sort en septembre et se nomme Les Voyages de sable parlera du Brésil et de la Guyane.
Conférence musicale sur la bossa nova, ce soir à 20 heures, à l'hôtel Ker Alberte, à Cayenne.

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