En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Rhamsin reprend Edgar Nibul

Propos recueillis par Angélique Gros Mercredi 3 Janvier 2018 - 10h34
Rhamsin reprend Edgar Nibul
Le choeur d'enfants est composé d'élèves de l'Institut de formation aux disciplines musicales de Cayenne / Photo AG

Rhamsin sort des sentiers battus pour nous livrer début mars un nouveau titre : Nos Richesses. Inspiré par le titre éponyme de Samuel Lubin, alias Edgar Nibul, il mêle style traditionnel et dancehall. Nous avons assisté à l'enregistrement. 

Comment est né votre titre Nos Richesses ?
Il y a neuf ans, j’avais laissé des anciens vinyles de mes parents à un ami compositeur de Kourou, IDK. Parmi ces vinyles, il en a trouvé un de la Lyre cayennaise, un groupe qui a repris dans les années 1960-1970, le morceau Nos Richesses d’Edgar Nibul (voir ci-dessous). Donc en gros, IDK a repris ce titre, l’a fait tourner en boucle et l’a réadapté en mode dancehall. Alors je me suis dit pourquoi pas faire un texte pour parler de la diversité de la Guyane et faire un clin d’oeil à cet auteur et musicien qui a marqué l’histoire de la Guyane.
De quoi parle votre morceau ?
Alors qu’on parle d’identité guyanaise, de qui est guyanais et qui ne l’est pas, dans cette chanson, que j’ai écrite il y a huit ans, j’explique que pour moi on n’est pas guyanais par ses origines. On l’est par son investissement dans la vie de son pays, dans l’implication que l’on a dans la vie économique et culturelle. Aujourd’hui, on doit tous cohabiter et on ne va pas retourner de là d’où on vient. Le retour à la terre natale, à la mama africa ou j’en passe : ce sont des discours d’un autre temps pour moi.
Pourquoi avoir choisi de le sortir maintenant, après toutes ces années ?
Je me suis décidé à le finaliser en novembre, en partie à cause du mouvement social et parce que c’est vraiment un sujet d’actualité. Je pense qu’on a besoin de discours positifs pas de ceux qui stigmatisent les communautés.
Pourquoi avoir choisi de faire participer des enfants ?
Je me suis dit que ce serait sympa qu’ils chantent le refrain d’Edgar Nibul. Ils font deux interventions, une où ils chantent le refrain d’Egard Nibul et une où il reprenne mon refrain.
Votre public habituel risque d’être surpris, non ?
Oui, c’est parce que j’ai fait pas mal de titres zouk où je parle d’amour, de sentiment, etc. Mais là, ça s’ancre plus dans le traditionnel avec une touche dancehall très marquée. Je reste un artiste urbain, et je reste un artiste avec un grand A.
Comptez-vous continuer à faire du zouk ?
Bien sûr ! En fait un titre zouk va sortir en même temps que Nos Richesses, après le carnaval, début mars. Je suis dans une phase de ma carrière et puis de ma vie où je n’ai pas envie de me prendre la tête avec des stratégies. L’essentiel, c’est que le public sente que l’artiste est sincère et qu’il fait les choses avec son coeur.
Peut-on en savoir plus sur ce nouveau titre zouk ?
Le morceau a été composé par Mistashab. C’est notre première collaboration et il s’est chargé entièrement de la composition de ce nouveau titre qui va s’apeller Sur tes lèvres. C’est vraiment du pur zouk love avec des sonorités urbaines encore parce que j’y tiens. Je ne peux pas faire de la musique s’il n’y a pas quelque chose qui me rappelle le rap ou la dancehall.



Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème