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VENDREDI CULTURE

Miremonde, une voix du slam

Maud ALAMACHÈRE Vendredi 09 mars 2018
Miremonde, une voix du slam
Le 30 septembre dernier, Miremonde Fleuzin interprète Nou bon ke sa sur la scène du Zéphyr à Cayenne. Le même soir, elle recevra son premier Lindor dans la catégorie création artistique originale (Tom Menelcey)

Dans la série la Guyane a du talent, nous vous présentons aujourd'hui Miremonde, slameuse et comédienne saint-laurentaise. Avec son titre Nou bon ke sa (2017), la jeune artiste s'est fait un nom sur la scène musicale guyanaise. Récompensée aux derniers Lindor, l'artiste prépare un titre pour le petit été de mars. Portrait.

« Nou bon ke sa, je l'ai écrit après avoir participé à la marche de soutien à la mobilisation en Guyane organisée à Montpellier le 25 mars 2017. [...]
Avant même la fin de la marche, je cours chez moi, je m'assieds sur mon lit et j'écris vraiment d'un jet [...], se souvient-elle. Je décide de l'enregistrer et je l'envoie à des amis. » Rapidement, le morceau fait le tour de la Toile. Tant et si bien que la jeune Guyanaise se voit attribuer son premier trophée dans la catégorie création artistique originale à la cérémonie des Lindor le 30 septembre dernier au Zéphyr à Cayenne. « J'étais très très impressionnée par ce qui m'arrivait » , reconnaît-elle. Depuis, la jeune slameuse a remis le prix à sa mère, son premier soutien, et tente de vivre de son art.
En octobre 2017, Miremonde crée l'association Alterre avec son « coup de foudre artistique » Jésus Lord Hyppolyte avec qui elle travaille depuis une dizaine d'années. Trois objectifs pour les deux artistes : l'aide à la création et à la diffusion d'oeuvres artistiques, l'organisation d'événements culturels mais aussi la transmission à travers des ateliers à destination du grand public.
Un an plus tôt, la jeune Guyanaise n'avait pas idée de son succès à venir. En troisième année de licence d'arts du spectacle à Toulouse, elle rêvait patiemment de son retour au pays. « J'avais fait pas mal de choses mais je trouvais qu'il me manquait beaucoup de théorie [...] que je n'avais pas assez de connaissances sur le théâtre. Je voulais faire autre chose que ce qu'on peut nous proposer en Guyane. »
LE SLAM, UNE EXPRESSION ARTISTIQUE QUI PARLE AUX JEUNES
Après un an de formation à l'école Leda (Toulouse) entre 2010 et 2011, où elle se forme au théâtre, à la danse contemporaine et au mime, Miremonde était revenue en Guyane. En 2012, elle jouait dans la pièce L'Osdu Sénégalais Birago Diop mise en scène par Ewlyne Guillaume de la compagnie KS and Co (Saint-Laurent du Maroni). En 2014, elle signait sa première création, Slam, danse et musique, l'amour a ses saisons mise en scène pour le festival des cultures urbaines à Saint-Laurent. Un texte qui parle des relations homme-femme, de sexualité et de la difficile reconstruction des femmes battues. La même année, elle commence sa licence à Toulouse. Son diplôme en poche, Miremonde rentre en Guyane en juin 2017. Depuis, elle partage son temps entre la création artistique et la transmission aux plus jeunes.
C'est à seize ans que Miremonde découvre le slam à la télévision.« Je regardais l'émission « Dix minutes pour le dire » , entre midi et deux, en rentrant du lycée. [...] Je regarde sans vraiment regarder » , se souvient-elle. Jusqu'au moment où Delphine II, une jeune slameuse afro-guadeloupéenne fait son entrée sur le plateau. « Elle a interprété un texte qui m'a vraiment touchée » ,confie-t-elle. L'expérience lui fait l'effet d'une gifle. Elle fait alors ses premières scènes - « le slam, c'est écrire et dire » , rappelle l'intéressée-et anime ses premiers ateliers. Aujourd'hui avec son association Alterre, les enseignants sont de plus en plus nombreux à la solliciter.
« Ce que les professeurs aiment, c'est qu'on est de la Guyane, souligne-t-elle, ils veulent que je raconte mon parcours pour que les élèves puissent se voir en moi. »
La jeune Guyanaise dont les sources d'inspiration sont les chanteurs hip hop Kery James, Gaël Faye et Kenyon, doit sortir prochainement son nouveau single Mire le monde. ? » J'ai voulu reprendre ce jeu de mots pour me présenter officiellement, explique-t-elle. Je vous présente la personne que je suis. » Affaire à suivre...
À gauche, Miremonde lors d'un atelier slam dans un collège de Saint-Laurent. Elle enseigne à ses élèves à « se tenir » sur scène. À droite, Miremonde sur la scène du Festival des cultures urbaines en 2014 à Saint-Laurent du Maroni. Elle interprète sa première création Slam, danse et musique (DR)
(DR)
Créations et prestations
La pièce Les bonnes de Genet mise en scène par Ewlyne Guillaume
 
La pièce Embouteillages (deux résidences à Régina) mise en scène par Valérie Goma
 
Slam, danse et musique - l'amour a ses saisons (première création, 2014). Un texte qui parle d'une relation homme-femme et de la violence
 
 
 
Mire le monde (mars 2018)

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