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L’Italienne qui chante du reggae

Pierre Rossovich Mardi 22 Novembre 2016 - 23h48
L’Italienne qui chante du reggae

 Valentina Boffa, 32 ans, est Italienne. Installée en Guyane depuis 2009, elle vient de sortir un album reggae en indépendant. Portrait d’un ovni de la scène guyanaise.

Son accent suffit à deviner ses origines. Valentina est Italienne, née il y a 32 ans dans la région milanaise et issue d’une famille du Sud du pays. Pays qu’elle quitte il y a sept ans pour suivre Andrea, son concubin, et atterrir en Guyane. « Je connaissais la France, mais la Guyane est le premier endroit où j’ai vécu en dehors de l’Italie », raconte-t-elle.
Domiciliée à Kourou, Valentina y donne naissance à deux filles. La jeune femme a toujours été attirée par le chant. Elle suit le parcours presque classique de membre de la chorale de l’église de son village et d’élève aux cours de chant. Adolescente dans les années quatre-vingt-dix, Valentina a été marquée par la voix de Lauryn Hill, comme beaucoup de sa génération.
Après avoir suivi des études de sciences de la communication, Valentina débarque donc en Guyane en 2009. Elle se rapproche d’abord de l’école de musique de Kourou, où elle pratiquera la Bossa-nova. Puis c’est en 2014 qu’elle fait une rencontre déterminante. Celle du collectif Ayen Ki Reggae. Elle assiste à la soirée #6 en tant que spectatrice. Puppa Abdul est aux platines, Barron et Straighten au micro. « J’ai trouvé mon son ce soir-là », raconte Valentina. Elle sera sur la scène dès la soirée suivante.
Avec le collectif, elle sélectionne une série de riddims classiques et adapte ses titres déjà écrits sur ceux-ci. Une prestation qui servira de base à l’album Respect the ladies. La majorité des dix titres est ainsi posée sur des classiques jamaïquains tels que Real Rock, Love Bump, Forever Loving Jah, Shanty Town… « Cet album est la carte de visite de Valentina, intervient Puppa Abdul. Comme pour fixer un moment de sa vie ». On note aussi la présence du guitariste Eric Bonheur sur une reprise de Bob Marley. Les deux artistes ont si bien accroché qu’un projet commun est en cours, confie la chanteuse.
Le leitmotiv de Valentina est le même que le nom de son album, Respect the ladies : « Je ne suis pas une féministe, mais pas non plus une poupée. C’est une façon de déclarer ma liberté. Un appel à la solidarité entre les femmes, les mères, les sœurs également », explique-t-elle.
 
Pratique

Respect the ladies, produit par Naprod et Atipa record. Disponible à Sun Studio et à l’Iguana café, avenue Voltaire à Cayenne, et au bar Tam-Tam à Kourou
Contact Facebook : Valentina973/Naprod. Music
 
 


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