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INTERVIEW

Kalash : « Touché par les injustices faites aux minorités »

Propos recueillis par Mélinda Boulai Lundi 30 Octobre 2017 - 10h43
Kalash : « Touché par les injustices faites aux minorités »

Le dernier album de Kalash Mwaka Moon est dans les bacs depuis le 13 octobre et fait déjà un carton. Kalash, que rien n'arrête depuis ses débuts, s'attaque maintenant à la lune et cela vaut le voyage !

Un an après la sortie de Kaos, album certifié disque d’or, de deux singles certifiés single d’or, d'une grande tournée à travers la France, la Caraïbe, la signature en major... Quel bilan tirez-vous de cette année, la signature en major ?
Je suis très content de cette année passée et continue à travailler pour passer à l'étape supérieure. Je remercie mon public pour ce succès et espère aller encore plus loin avec Mwaka Moon.
Vous revoilà avec un nouvel album Mwaka Moon. Qu'est ce qui se cache derrière ce titre ?
Mwaka Moon est le nom de mon album mais aussi le nom de mon label. Je veux donner une nouvelle image à ce terme péjoratif qu'est « Mwaka » ( terme utiliser pour désigner les Antillais dans l’Hexagone, ndlr ) en lui donnant une nouvelle puissance. Mwaka Moon c'est ma planète, la planète du Mwaka !
Votre label est créé. Qu'en est-il de la collaboration avec Capitol ?
Je suis encore chez Capitol. Je travaille sur plusieurs projets en même temps.
Vingt titres, c’est un album riche. Quel univers va-t-on découvrir dans ce nouvel opus ?
Toujours mon univers ! Rempli de différentes influences et différentes sonorités. C'est un album aussi trap que dancehall ou reggae. Je ne calcule pas les styles des titres quand je les sélectionne pour l'album. Je mets simplement mes préférés.
Quels sont les thèmes que vous abordez dans ce disque ? On vous sait très engagé contre les injustices faites aux Noirs...
J'aborde différents thèmes et faits de société. Je suis particulièrement touché par les injustices faites aux minorités. Je parle aussi de spiritualité, de foi et de mes expériences passées et présentes.
De qui vous êtes-vous entouré pour préparer et réaliser cet album ?
Je réalise tout avec l'aide de mon manager. J'ai travaillé avec des producteurs jamaïquains comme Stephen Di Genius McGregor, Rvssian et Supas Dups (membre du Black Chiney sound, ndlr) mais aussi avec des Antillais comme Pyroman et Hazou, le producteur néerlandais Freek. J'ai travaillé aussi avec mes musiciens Oliver et Greg sur le morceau System.
Sur votre album, on retrouve un titre avec Vybz Kartel qui est en prison. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés la « rencontre » et l'enregistrement ?
Je travaille depuis mon dernier album, Kaos, avec le producteur jamaïquain Rvssian qui est aussi un des producteurs de Kartel. Il nous a mis en contact et nous avons travaillé sur le titre, sur une de ses productions. C'est un titre que je souhaitais faire depuis très longtemps tout comme celui avec Mavado.
Vous avez huit featuring avec des poids lourds qui n'ont plus besoin d'être présentés (Mavado, Vybz Kartel, Niska, Lacrim...), mais il y a également de nouveaux talents, comme Damso. Pourquoi avoir voulu collaborer avec lui ? D'ailleurs, c'est le titre choisi pour démarrer la promotion de l'album...
J'apprécie beaucoup le travail de Damso. Nous devions déjà travailler ensemble sur son album Ipséité ( qui est double disque de platine, ndlr ). Faute de temps, cela ne s'est pas fait. On a donc bossé un titre sur mon album, qui s'appelle d'ailleurs aussi Mwaka Moon et que j'apprécie tout particulièrement. Nous sommes partis sur la lune tourner le clip et on s'est bien marré comme vous pouvez le voir sur les images.
Vous avez pas mal de morceaux en anglais. Est-ce une volonté de vous tourner vers l'international ?
J'ai enregistré une partie de mon album à Miami avec des producteurs anglophones. Quand j'écoute une instru, la langue me vient en fonction de la musicalité, je ne calcule pas. C'est la même chose pour le français et le créole. J'avais envie d'écrire et d'interpréter ces titres en anglais, donc je l'ai fait tout simplement. Nous travaillons quelques titres avec la Caraïbe anglophone et les États-Unis, mais chaque chose en son temps.
Quels rapports gardez-vous avec les Antiles-Guyane et les artistes locaux du milieu ?
Je rentre en Martinique dès que mon emploi du temps me le permet. C'est chez moi, c'est là où je me sens le mieux.
Vous avez organisé un casting pour trouver des danseurs pour le concert au Zénith de Paris, le 21 décembre. Qu’allez-vous offrir au public ?
Je souhaitais, en plus de mes musiciens et techniciens, m'entourer de danseurs et je voulais « découvrir » ces talents. C'est la raison pour laquelle j’ai fait ce casting. Nous souhaitions être surpris et ça a été le cas!!
Vous préparez ce Zénith activement. Dans quel état d'esprit êtes-vous?
Je travaille beaucoup sur la réalisation de ce concert. C'est une date très importante pour moi et je veux que chaque personne en ressorte satisfaite et surexcitée !
 
Kalash sur la scène du One Nation festival au Grand Blanc, en juillet 2017 -
 
Viser la lune !

On pourrait dire que rien ne l'arrête pas même la lune! Mwaka Moon est quatrième album attendu par les fans qui n'ont pas hésité à précommander le disque pour l'avoir dès sa sortie. Kaos était l'album de la maturité, la carte d'identité pour le public national, Mwaka Moon est l'album de la liberté ! Celui où Kalash nous invite à embarquer sur ce corps céleste, le plus brillant après le soleil. À force de travail et de détermination, Kalash s'est fait aujourd'hui un nom. Il n'a rien volé à personne. Son succès, il le doit à la force de sa détermination, à un travail acharné et à son talent.
4 albums à succès
C'est en 2010 que le grand public fait la découverte de ce jeune homme, beau gosse, et son « Ka-Boom ! » qui chante Pran pié et Mama, un hommage aux mamans courage, notamment la sienne qui l'a toujours épaulé. Il sort cet album éponyme pour se dévoiler au public local. Le succès est immédiat. Les scènes et les tournées s'enchaînent. En 2013 sort 2 #classic, son deuxième album dans lequel l'artiste poursuit son évolution musicale. 2016, Kaos, signé en major confirme et montre le talent de l'artiste. 2017, Mwaka Moon est l'album de la liberté.
 
 


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(RE)DECOUVREZ NOTRE INTERVIEW DE KALASH, PUBLIÉE EN JUILLET 2016 :
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