En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Jahyanai King & Rude Empire : « Une famille plus qu’un label »

Pierre ROSSOVICH / SHAQUILLE DESIGN Lundi 22 Août 2016 - 07h25

Sydiah - (Photos : JKP)

Afficher toutes les miniatures

Notre équipe a rencontré le chanteur Jahyanai King chez lui à Macouria, accompagné des membres de son crew : le Rude Empire, composé de Papich, Shatta, Craazy Snip, Trigga, Wah Wah et Sydiah.




Tous sont voisins, frères ou cousins et ont grandi ensemble. « Rude Empire c’est une famille plus qu’un label, explique Jahyanai. Avant de faire de la musique, on a fait plein de trucs ensemble, c’est pour cela que l’on est uni. De la même manière que Gifta m’a pris sous son aile à l’époque, j’ai ensuite voulu apprendre aux autres ce que l’on m’avait appris. »

Les productions du Rude Empire ont rapidement marqué les esprits. « C’est parti d’un délire, admet le chanteur. Je découvrais le logiciel de programmation musicale et je me suis mis à composer des riddims. Puis j’ai proposé aux amis de poser dessus. » Le premier riddim estampillé Rude Things est le Destiny, puis le War Angel qui a été « le tremplin pour tout le monde ».
"Une nouvelle génération d'artistes"
Les riddims du Rude Empire sont généralement marqués par une sonorité « à l’ancienne », tels que le Flat Belly riddim, qui a porté le tube « Real Wifey », ou encore le Lord Have Mercy. « C’est la base. J’ai voulu ramener l’ancien style avec la vibe du nouveau millénaire, explique Jahyanai. C’est une nouvelle génération d’artistes. Les thèmes varient d’un chanteur à l’autre. Shatta ne va pas chanter ce que Papich chante et vice versa… ».

Avec des titres comme « Badman Anthem » ou « Sa la pou pété », Shatta s’inscrit en effet dans un registre « street » qu’il assume. « Certains disent qu’on pousse à la violence, mais la violence est déjà là. On ne fait que dire ce qu’il se passe. Et puis je suis sûr qu’en disant qui je suis, beaucoup vont se reconnaître. Car on est tous pareils dans le ghetto ». Papich serait plutôt le « sage » du Rude Empire. Actif depuis presque dix ans, le chanteur prône « la bonté et le respect ». Viennent ensuite les jeunes Trigga, Wah Wah, Sydiah et Craazy Snip qui font leurs premiers pas dans la musique.
"Éduquer la population au live"
Le crew se produit depuis peu en live, avec musiciens, comme il l’a fait lors des fêtes de Mana et de Macouria durant ces grandes vacances. Pour Jahyanai, il s’agit d’ « éduquer la population guyanaise à mieux apprécier ses artistes. Il y a une vrai interaction. C’est le but de tout artiste de faire du live ». S’il n’annonce pas d’album, il promet que de grandes choses vont arriver dans un court terme. A suivre.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire