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IL Y A DIX ANS DANS TV MAG

Fanny, ancrée à son port

Magali FILOU Mercredi 12 juillet 2017
Fanny, ancrée à son port
Fanny aux côtés de sa mère Odile et de sa grand-mère Renée-Lise (photo d'archives TV Magazine-Jody Amiet)

Il y a dix ans, elle cartonnait avec son titre Ancrée à ton port et faisait la une de TV Magazine. Depuis, Fanny Jacques André Coquin a fait du chemin, enchaîné les tubes, rempli de belles salles - dont l'Olympia à Paris - , connu la gloire et certains déboires de la vie d'artiste. Avant de décider, en 2015, de s'éloigner de la scène. Alors qu'elle se prépare à y remonter à nouveau, ce samedi à Kourou pour la Nuit haïtienne, la chanteuse a accepté de jeter un oeil dans le rétro. Voici ce qu'elle a confié à TV Magazine en 2007 et ce qu'elle en pense aujourd'hui.

INTERVIEW PARUE LE 1ER SEPTEMBRE 2007
Dix heures. Le soleil est haut dans le quartier de Thémire, chez sa mère Odile Tablon, où elle a toujours vécu à Cayenne. C'est là que Fanny se ressource, entre ce quartier et le centre-ville, rue Christophe-Colomb où réside sa grand-mère Renée-Lise. Mais la chanteuse se réveille à peine de sa prestation la veille au soir, aux Révélations podium. Un passage, pour ainsi dire obligé, au concours de la Région où tout a commencé pour elle. « C'était en 2004 » , se rappelle Fanny, tandis que sa maman nous montre un abriba, délicieux fruit péyi qu'elle a cueilli « dans la maison de campagne » à Matoury. Après, il y a eu le Podium interlycées, en 2005. Gagnante, une fois encore.
Au début, ses parents n'étaient pas chauds. « Ma mère avait peur, comme tous les parents, parce la musique ce n'est pas facile. » « Oh oui! » confirme en douceur l'intéressée.
Mais Fanny garde la tête sur les épaules. Sortie de première littéraire, elle décide de tenter sa chance dans l'Hexagone. Elle atterrit en septembre 2006 à Limoges, dans une formation de secrétariat. Sa volonté ? « Sortir de la Guyane. » Mais aussi, être « plus proche de tout » pour réussir dans la musique.
« REGARDER AILLEURS » POUR MIEUX REVENIR
Ça a marché. Prise en charge par la grosse boîte de prod'antillaise Section zouk, Fanny a sorti son premier album en juillet. Épaulée par son mentor, Warren, qui n'a cessé de l'accompagner depuis le Podium inter-lycées. Ensemble, ils cosignent les chansons et signent même un duo plein d'humour et d'ironie, Vous les hommes.
Des premiers concours au succès national, il y avait un grand pas, un pas gigantesque que Fanny a franchi.
Aujourd'hui, Ancrée à ton port parade en tête des hits. De passage en Guadeloupe, Fanny a trouvé le temps de faire un saut à Cayenne. Un petit tour à la fête de Saint-Laurent pour le Mégamouv'de l'Ouest, et à Miss MouvGuyane dimanche au Lido, avant de repartir lundi.
« J'ai beaucoup de chance » , analyse-t-elle. La Guyane ne manque pas de talents, elle en est d'accord. Mais plutôt de structures. « Ici, il n'y a pas beaucoup de mentors. » Fanny aurait sans doute bien aimé signer avec une boîte guyanaise. Mais la production péyi est balbutiante... Alors, les conseils qu'elle donne sont clairs : « Il faut regarder ailleurs. Ça ne veut pas dire oublier. Juste accepter de prendre de l'aide ailleurs. Il faut accepter de changer sa façon de voir pour sa musique. Pour cet album, j'ai fait du compas ou du zouk cabo (du Cap-Vert, ndlr), des choses que je n'avais jamais faites! »
Ne pas faire table rase du passé, oh non! Fanny n'oublie pas Thémire. La preuve, elle n'a qu'une envie, revenir. Pour cela, elle tentera cette année de passer son bac par correspondance. Toujours la tête bien froide. « La chanson, j'aime bien, mais en fait à l'origine, je veux être professeur de musique. Parce que, la chanson, on ne sait jamais. » Trop risqué. « J'ai joué du piano » , ajoute Fanny.
Quant aux projets d'albums futurs ? « Pour le prochain, j'aimerais bien quelque chose de plus jazzy. Jazz, soul, j'adore ces rythmes. » Sur les traces de Chris William, Sylviane Cédia ou Chris Combette, ces Guyanais qui ont « percé » ? L'avenir le dira.
3 QUESTIONS À... Fanny J, Aujourd'hui : « Des choses exceptionnelles »
(Xavier Dollin)
Quel effet cela vous fait-il de relire ceci ?
Premièrement, ça fait plaisir. Car les écrits ont figé ma candeur et ma jeunesse. Au début de ma carrière, je vivais des choses exceptionnelles qui, quelque part, me faisait peur. C'était déjà tellement énorme tout ça que je me préparais fatalement à la fin de mon conte de fée. Et puis deuxièmement, je suis très émue de revoir ma défunte grand-mère, dont je faisais la fierté. En tant qu'institutrice à la retraite, elle n'a eu de cesse de me répéter, comme ma mère, qu'il fallait que j'aie un point de stabilité. Avec le temps, leurs conseils ont pris tous leur sens. Mais ma grand-mère gardait précieusement tous les journaux qui parlaient de moi, pour me les montrer à mon retour (rires). Je mesure à cet instant tout ce chemin parcouru.
Si la Fanny d'aujourd'hui pouvait donner un conseil à la Fanny de l'époque, quel serait ce conseil ?
En trois mots : fais-toi confiance!
Comment vous imaginez-vous dans dix ans ?
C'est une bonne question... Je dirais juste que, si Dieu veut, je m'imagine aussi heureuse, sinon plus, qu'à l'heure actuelle.

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