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Shanky sort son 2e album solo

FXG, à Paris Mercredi 20 mars 2013

CD

Rappeur martiniquais, installé au Mans, Shanky occupe la scène hip hop de l’Hexagone depuis 1996.

Ceux qui avaient aimé l’album « Illuminati » de Shanky, alias Thierry Valace, seront heureux de découvrir son 2e opus solo, qui sort le 25 mars sous le titre « Sonnent les larmes ». Ce rappeur de 35 ans, né à la maternité de Redoute à Fort-de-France, fils d’un père guyanais exerçant le métier de fossoyeur, et d’une mère, femme de ménage originaire de Sainte-Lucie, vit au Mans. « Je suis arrivé en 1994, au moment du passage en classe de seconde. Mon frère était déjà sur place… »
A peine arrivé, il commence à écrire des textes quand un camarade l’invite à venir « faire un free style chez un pote qui a un studio ». Ainsi naît le groupe Boograz. « Ma vie a changé ! » Il ecrit en cours de maths, de physique chimie. Il ne s’en passe plus. « C’était un moyen de combattre le mal du pays. » Interne au Mans, il passe ses soirées le casque vissé sur les oreilles et écoute en boucle « Lucky dub », un album chargé de souvenirs…
A l’envers du monde tourne sur Sun FM
La musique l’aide contre les assauts de nostalgie, mais elle lui offre aussi le moyen de s’exprimer, de se valoriser. Il enchaîne les démos. « Ma première apparition sur un maxi CD, c’est en 1996, avec le groupe de rappeurs d’Angers, Sous le choc, qui est intégré à un collectif, Le Bastion. Puis, c’est un vrai CD, « A l’envers du monde », avec le groupe Hip hopscur, de Rennes. Le morceau titre tourne sur les radios, y compris sur Sun FM aux Antilles. L’écriture de Shanky est faite de textes imagés et empreints d’ironie.
1997, nouvelle compilation avec « Bar aux Trans » sortie pour les Transmusicales de Rennes. Il signe Tex Avéré et scande la vie en dessins animés. « On faisait du comico, basé sur des faits réels avec de l’engagement… »
En 2001, son groupe Boograz bat de l’aile. Son acolyte des débuts a quitté Le Mans pour Poitiers, et leur choriste, Magali Léon, s’éteint, foudroyée par un cancer. Boograz sort un 2e CD pour lui rendre hommage en collaboration avec la Ligue contre le cancer. Shanky est devenu le principal parolier du groupe. Le CD hommage a relancé Boograz et il démarche les maisons de disques. Finalement, il crée sa propre structure de production. Il déchante très vite : « J’étais manager, producteur, tourneur et rappeur… » Mais il rencontre celui qui va devenir son éditeur, Philippe de Mel Max music. Ils sortent à l’arrache un street CD sous le titre de Boograz, « Censure inédite » avec Hi Tek de La Caution, Le rat Luciano de la Funky Family et Jamalski, un vieux de la vieille du hip hop américain, un MC activiste de la scène new-yorkaise. Boograz est devenu une sorte de collectif et cet album signe la fin de Big flash production, sa boîte. « Une belle aventure avec beaucoup de risques… »
Une teinte musicale caribéenne
Son éditeur le lance alors dans un projet électro, Bicoz Taxi, qui va avorter pour devenir son premier album solo, « Illuminati ». Il a pris les morceaux qui n’ont pas eu leur place dans « Censure inédite ». C’est aussi de ce projet électro que naîtra « Sonnent les larmes » qu’il sort avec le compositeur Tao Hiboo
Shanky prépare une tournée en France et rêve de la prolonger aux Antilles. « Cet album, on l’a composé pour la scène avec une teinte musicale caribéenne, un son perso et un groove dansant. » On y entend des accents de zouk, de kompa, de reggae, de dance hall, et des titres sur ses origines. « Je n’écris pas en créole, mais il y a des phrases entières dans ma langue maternelle. » En tout cas, il previent : son rap n’est pas comme celui de Booba ou Casy, « un rap pour collegien ».
Sonnent les larmes, de Shanky. 97-01 records/Big flash music/Soka distribution
le lien d'"Ornicar", le premier extrait clippé de l'album : http://www.youtube.com/watch?v=ZAhPUFykpjM
le lien du site officiel de Shanky : http://www.shanky.fr/
le lien du Facebook : http://www.facebook.com/pages/SHANKY-Officiel/221842991183851

 
Un transmetteur condamné à rester vacataire
Si Big flash music, sa boîte, ne produit plus d’album, elle est restée son label. Shanky ne compte plus sur la musique pour vivre, quoique… Shanky est désormais un transmetteur. Employé a la vile du Mans, il anime des ateliers d’écriture sur le hip hop et les cultures urbaines dans les quartiers et des collèges de sa ville. « Mon objectif est de trouver des liens éducatifs, des ponts entre les programmes scolaires et le hip hop, d’où les ateliers d’écriture. » Cette année, il intervient directement auprès d’un professeur de français, dans sa classe. Contractuel de la ville, il rêvait de s’engager davantage. Il a passé un concours interne pour intégrer la fonction publique territoriale. Il a eu les meilleures notes. Mais un plumitif de l’administration lui a dit : « Mais vous vous rendez compte… Devenir cadre B… » Il a dû s’asseoir sur son concours. Une fois encore, on lui rappelait avec la pire des condescendances la couleur de sa peau.

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