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Cédric Sorel, plasticien

FXG, à Paris Dimanche 24 février 2013

Cédric Sorel et Frontière

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Big-bang est la toile la plus ancienne qu’il expose a la maison parisienne de la Martinique. Cédric Sorel l’a peinte en 2009. « C’est la représentation du début de l’univers. Certains le trouvent un peu noir, mais tout commence par le chaos, comme le chantier d’une maison, ce n’est pas ce qu’il y a de plus glamour… ». Techniques mixtes, 1,2m par 0,6m, le 1er d’une série de ce format. Il côtoie Frontière, un tableau plus « proche de la sociologie », selon son auteur. On peut y voir un homme et une femme ou « soi-même face au miroir avec la dualité masculin et féminin qui pousse a la réflexion ». D’autres y verront une allégorie de Narcisse et son reflet… « Il faut rester en phase avec soi-même, ne pas se perdre dans l’autre », résume Cédric Sorel.
Cédric peint mais il tatoue aussi et certaines de ses toiles (Phénix) rappellent l’encre sur la peau. A Schoelcher, il a un espace dédié au tatouage (après avoir tenu un salon de tatouage près de la tour Eiffel). « Je fais un tatouage à l’occasion, mais je ne cours pas après ; je veux garder le luxe de choisir les projets ! » Certaines de ses toiles se rapprochent de l’estampe japonaise (Saison). « Ce n’est pas une volonté d’aller vers ça, c’est un style japonisant qui revient souvent. » Comme dans son tableau Pyramide. « Un tableau militant sur l’extermination des Mayas. On aurait pu beaucoup apprendre d’eux… »
Une toile fauviste accroche l’œil. Il l’a baptisée Bélier. On pense à Matisse, il répond Gauguin et La nuit étoilée de Van Gogh. « Le tuteur, pour faire les bons choix… » Il a peint cette toile à un moment où il voulait se recentrer sur la Caraïbe. Prélude à ces toiles, Chouval trois pattes, Sortie de pêche, Jeux et Balata. « Là, on est au pays, mais ça a été revisité avec beaucoup de couleurs ! » Peintes pour une expo au Kano Beach bar des Trois Ilets, ces œuvres sont sa Martinique sublimée. S’il n’a pas de maître dans la galaxie des peintres caribéens, il en cite volontiers un, Aimé Césaire. « Il a été l’un des premiers à faire en sorte que l’intellect caribéen soit reconnu et qu’on passe à d’autres frontières ! » C’est pourquoi, il ne veut pas faire de tableaux « trop naïfs ». Ce qui l’intéresse quand il peint, c’est parler de « la mentalité d’avant, plus adaptée à l’île dans sa façon de fonctionner, de se nourrir ». Cédric préfère le fruit à pain au hamburger, question de bon sens ! Eden symbolise sans doute cette Caraïbe dont il rêve, derrière un mur de briques brisées. Gardée par un dragon… Certaines toiles laissent voir un chiffre mystérieux : 99102. Ne cherchez pas une symbolique kabbalistique, c’est Sorel dans un miroir…
Cédric Sorel devrait exposer prochainement lors de l’événement de la ville de Paris, Brassage, une exposition collective consacrée aux artistes d’outre-mer, à la fin de deuxième trimestre. Retour en Martinique le 26 février, pour peindre !

Bio express
A 30 ans, Cédric Sorel est installé à Case-pilote où il a son atelier. Ancien du lycée Bellevue de Fort-de-France, il a suivi une prépa arts appliqués à Paris et, en 2004, il s’est lancé comme graphiste indépendant. A Montparnasse où il a vécu, il s’est lié avec Phélix Ludop et Gérard Di Maccio. C’est Phélix Ludop qui lui a ouvert les portes de la maison de la Martinique du 7 au 15 février dernier.

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