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SAINT-LAURENT DU MARONI

Ça bloque aussi à Djakarta

Fabienta PROSPER Mercredi 30 novembre 2016
Ça bloque aussi à Djakarta
Hier matin, les habitants de Djakarta, à Saint-Laurent, ont dressé un barrage pour dénoncer l'état de leur quartier (FP)

Hier, des habitants ont bloqué la route donnant accès au centre-ville pour dénoncer leurs conditions de vie qu'ils qualifient de déplorables. Ils attendent des réponses de la mairie sans quoi le barrage ne sera pas levé.

Après le collectif des Iguanes lundi, c'est au tour des habitants de Djakarta de bloquer une partie de Saint-Laurent du Maroni. Depuis 6 heures hier, une partie de la route donnant accès au quartier et au centre-ville est bloquée à l'aide de pneus, de carcasses de voitures et de poubelles. Les habitants dénoncent leur quotidien dans le quartier qu'ils jugent inacceptable. Certains adolescents en ont profité pour demander de l'argent aux automobilistes (lire l'A pa mo ki di du jour ici).
Quatorze ans après leur construction par les habitants, la centaine d'habitations reste dépourvue d'eau potable et d'électricité. Seule une borne est en état au bord de la route. L'alimentation en électricité est problématique et les habitants se plaignent d'agressions et de vols la nuit.
« NOUS FAISONS NOS BESOINS DANS DES SACS PLASTIQUES »
Les chauffeurs de bus refusent d'aller jusqu'à l'autre bout du quartier pour récupérer les enfants. « Ils préfèrent les récupérer à l'entrée du quartier, devant le collège Albert-Londres. Ce qui fait une bonne dizaine de kilomètres à marcher » , dénoncent certains manifestants.
Le collectif se lamente aussi du manque d'hygiène des lieux, faute de fosses septiques. « Nous faisons nos besoins dans des sacs plastiques avant de les jeter à la poubelle. Ce ne sont pas des conditions de vie décentes » , rapporte une riveraine. Telma, une habitante des premiers jours, déplore aussi que les bennes à ordures ne soient pas vidées régulièrement. « Ça ne sent pas très bon... »
Le dernier point de leur revendication porte sur les conditions de circulation. « Les voitures passent à toute vitesse alors que nos maisons sont juste sur le bord de la route, sans tenir compte de nos enfants. » Pourtant, seule une partie de la route a été goudronnée. Le reste est défoncé. « Nous attendons que le maire fasse le reste, mais toujours rien. »
Les habitants demandent au maire de leur venir en aide « comme promis » . Ils réclament notamment des logements décents et menacent de maintenir leur barrage tant que des solutions ne sont pas proposées.

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1 commentaire

Vos commentaires

Ubu 01.12.2016

Comme d'habitude, des gens s'approprie des terrains pour bâtir leur petit bidonville dessus. Comme d'habitude, ils s'étonnent de pas avoir l'électricité, l'eau et internet dans les terrains qu'ils ont volé. Alors, comme d'habitude, ils bloquent les routes pour réclamer ce qu'ils ont décidé être leur du. Et comme d'habitude, les autorités cèdent face à la violence de ces voleurs...
Bienvenue dans la France du laxisme institutionnel..

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