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Des énergies et des emplois locaux avec Voltalia

Propos recueillis par T. F. Vendredi 23 janvier 2015
De g.à dr. : Alain Cyrille, directeur du développement de Voltalia en Guyane, Marie de Lauzon, secrétaire général du groupe et Alexis Goybet, directeur Guyane (TF)

Le groupe Voltalia, producteur d'énergie renouvelable, poursuit son implantation en Guyane, notamment avec le lancement des chantiers de construction des centrales de Maripasoula (hydroélectrique) et de Cacao (biomasse) dans le courant de l'année.

Vous disposez de trois centrales en Guyane (biomasse à Kourou, solaire à Montsinéry et hydroélectrique sur la Mana, ndlr). Qu'en est-il de vos autres projets ?
Alexis Goybet (directeur de VoltaliaenGuyane) : « Nous avons beaucoup de projets en développement. Les plus avancés sont ceux de Maripasoula et de Cacao. La centrale de biomasse à Cacao produira 5,4 méga-watt. C'est un projet très structurant pour la région. Il faudra 60 000 tonnes de bois par an pour alimenter la chaudière, ce qui doublera l'activité de la filière bois.
Alain Cyrille (directeur du développement en Guyane) : Une quinzaine de postes industriels seront créés ainsi qu'une vingtaine d'emplois dans l'activité du bois. Il y a des synergies avec la scierie, ça va lui permettre de doubler son activité.
A. G. : Nous voulons fournir une énergie durable, locale, qui remplace les centrales thermiques. L'objectif est la mise en construction en septembre.
Et à Maripasoula ?
A. G. : Le chantier devrait démarrer lors de la prochaine saison sèche avec les travaux routiers et de terrassement. Avec la centrale hydroélectrique, nous voulons accompagner le développement de la commune et ses besoins liés à la croissance démographique.
Que représentent ces projets en terme de création d'emplois ?
A. G. : Comme à Cacao, notre stratégie est une implantation locale en ayant recours à des exploitants locaux et en créant des emplois. Il y aura quatre temps pleins et nous sommes en discussion avec la mairie pour que ce soient des emplois locaux.
MariedeLauzon (secrétaire général de Voltalia) : On essaye non seulement d'utiliser la main d'oeuvre locale mais aussi de faire travailler les entreprises locales.
La centrale hydroélectrique de saut Maman Valentin, sur la Mana, a été mise en service en 2011. Elle produit 5, 4 MW (photo d'archives)
Quel est le coût de chacun de ces projets ?
A. G. : Plusieurs dizaines de millions d'euros à chaque fois.
A. C. : Hormis le CSG (centre spatial guyanais), il n'y a pas d'autre investisseur sur la pace qui engage un aussi gros budget dans un délai aussi court.
Qu'est-ce qui vous caractérise en tant que producteur d'énergie ?
MdL : Notre approche. Chez Voltalia, notre mot d'ordre est de favoriser un mix énergétique.
A. G. : Les fleuves de Guyane sont grands, le territoire est vaste. Il y a de la place pour des ouvrages de différentes tailles. Et puis il ne faut pas oublier le solaire et l'éolien.
Deux types d'énergie qui ont aussi leur place, qui sont complémentaires avec l'hydroélectrique.
L'éolien a pourtant été souvent écarté en Guyane.
A. G. : Des études de vent ont été réalisées et elles montrent qu'il y en a suffisamment pour être compétitif. Les technologies ont beaucoup évolué. Il n'y a plus besoin d'avoir des vents à décorner des boeufs pour produire de l'énergie!
Vous produisez de l'énergie dans l'Hexagone, en Grèce, mais aussi au Brésil.
MdL : Nous avons bénéficié d'une levée de fonds de plus de 100 millions d'euros qui nous a permis de financer des projets au Brésil, dans le nordeste.
Nous avons notamment mis en service 60 MW d'éolien, et 231 MW sont actuellement en construction. Ils seront achevés mi-2016.
Comptez-vous étendre encore votre présence dans d'autres pays ?
MdL : Au Maroc, avant la fin de l'année. Et nous sommes en phase d'études actives dans deux autres pays. Cette phase de croissance montre que nous sommes bien implantés dans les quatre pays où nous sommes installés.

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