En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
FOOTBALL

Sylvio Breleur, un Yana Dòkò en reconversion

Ange MARÉCHAL Samedi 26 novembre 2016
Sylvio Breleur, un Yana Dòkò en reconversion
Sylvio entre Loic et Ludovic Baal, les copains Yana Dòkò de la Coulée d'Or (AM)

Yana Dòkò de la première heure jusqu'à cette édition 2016, Sylvio Breleur, à 38 ans, prépare activement sa reconversion. Ça passe par un poste dans l'encadrement du RC Tournai, un club belge, et une entrée à l'Académie de Nicolas Anelka.

C'est au Sport guyanais que Sylvio Breleur a fait ses classes en Guyane. « C'est le seul club que j'ai connu dans ma jeunesse » , rappelle-t-il.
Il a été un excellent attaquant repéré par le regretté CTR Claude Élise, qui lui avait promis un avenir à Lens et à l'AS Cannes. « Malheureusement, Claude Élise étant décédé, personne ne s'est occupé de cette démarche et les échanges sont tombés à l'eau. C'est mon grand regret et je tiens à dire que Claude Élise était un grand homme pour le football guyanais. C'est une grosse perte et si, jusqu'à ce jour, on célèbre son Mémorial, ce n'est pas par hasard. »
Un peu abattu, il part de lui-même en 2000 s'installer chez sa nièce à Levalois-Perret, en région parisienne, où il découvre le club Levallois SC. C'est ainsi que débute sa carrière. Puis s'en est suivi le club de Sannois Saint-Gratien en National. En 2004, il rejoint la Belgique et signe au KSK Renaix. Riche d'une dizaine de buts au sein de l'attaque de ce club de seconde division, Sylvio accède à la première division belge à Zulte Waregem, avec qui il a remporté la Coupe de Belgique en 2006 face à Moucron. Zulte Waregem est actuellement le leader du championnat belge avec le même coach de l'époque, Franck Dury.
De retour en Guyane un court instant, il signe au Geldar puis repart en Belgique, cette fois au RC Tournai où il reste quatre saisons. Puis un passage au KSV Ostende, de seconde division belge, et à Sassport Boezingue.
À LA FOIS JOUEUR ET ENTRAÎNEUR ADJOINT
Depuis la saison dernière, c'est au RC Tournai qu'il a signé à nouveau. À 38 ans, avec ses 80 buts inscrits tous clubs confondus, « c'est certainement ma dernière saison au plus haut niveau. J'ai gravi les échelons un à un. J'ai également connu beaucoup de blessures. Il serait temps que je prépare ma reconversion. Le staff de Tournai m'a proposé d'intégrer l'encadrement. Après avoir refusé, finalement j'ai accepté et depuis peu, je suis joueur et entraîneur adjoint. »
Il s'est également rapproché de « l'Académie de Nicolas Anelka. L'ASA, ou Anelka Striker Academy ouverte en août 2016 à Tournai (Belgique) est une école de football destinée à former uniquement des attaquants prometteurs. Elle s'adresse aux jeunes de 14 à 18 ans de la région belge et plus loin » .
Le tarif annoncé est de 500 euros par trimestre, à raison de deux séances de deux heures chaque semaine. « Mon approche avec cette académie s'est faite grâce au directeur manager du club de Tournai. C'est tout nouveau, et un peu dur à se lancer, mais dès qu'on aura la masse, ça pourra être quelque chose de très sympa. J'y ai adhéré et comme j'ai déjà eu à encadrer des attaquants, le directeur veut faire de moi son homme de base. On y travaille, on verra ce que ça va donner. »
Un petit Guyanais pourra-t-il intégrer cette académie ? « Pour l'instant, tous les paramètres ne sont pas réunis. Ça s'adresse aux jeunes les plus proches car il n'y a pas de structures pour y résider, il faut déjà habiter en Belgique. »
« EN GUYANE, SI ON FAIT APPEL À MOI »
Également un plus pour lui, Sylvio Breleur a passé son diplôme d'éducateur sportif médical. « Je ne voulais pas rester spécialement dans le foot. Mais poussé et mis en confiance par certains cadres, je crois que je resterai dans ce milieu qui ne me déplaît pas. »
Un retour en Guyane est-il d'actualité ? « En Guyane, si on fait appel à moi, j'aurai bien aimé être un autre Claude Élise, pour apporter aux jeunes ce que le football m'a donné. »
Et les Yana Dòkò ?
À cette qualification pour la Gold Cup, il n'est pas étranger. « J'étais des trois dernières éditions jusqu'au match face aux Bermudes en juin 2016. Ensuite, j'ai été blessé et je n'ai pas été appelé pour le match face à Haïti. D'ailleurs, j'avais une grosse crainte, car Haïti m'avait impressionné auparavant. »
Mais avec Sloan Privat et Ludovic Baal, il reconnaît que « la Guyane peut battre n'importe qui et l'a démontré. Respect à eux, c'est une grande fierté pour le football guyanais. À cette Gold Cup, si j'y vais c'est plutôt dans un rôle d'encadrement pour apporter mon expérience, ça me plairait bien. »

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

skol973 27.11.2016

Cela fait plaisir qu'il parle de monsieur Claude ELISE avec lequel, j'ai beaucoup appris lors de ma formation. Sinon, ce sera très difficile qu'il revienne au pays car nous vivons dans un pays où les gens n aiment pas la rigueur et la souffrance.

Répondre Signaler au modérateur