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« Le rugby a besoin de notoriété »

Propos recueillis par PRINCE ESSONNE-M'FOULOU-ZÉ Mercredi 17 janvier 2018
« Le rugby a besoin de notoriété »
Bernard Laporte (pendant la signature de la convention) : « Nous pensons qu'il y a un besoin réel de remontrer ce qu'est le rugby, ce que sont ses valeurs et ses vertus » (PEM)

L'ancien ministre des Sports Bernard Laporte, aujourd'hui président de la Fédération française de rugby, est venu en Guyane pour réaliser un état des lieux de la pratique de la discipline. Lundi, il a signé avec Alain Ayong Le Kama, recteur de l'académie de Guyane, une convention visant réintroduire le rugby en milieu scolaire. Entretien.

Une convention avec l'académie de Guyane, pourquoi ?
La fédération française de rugby pense qu'il faut réintroduire le rugby en milieu scolaire. Il y a une trentaine d'années, cette présence était effective. Mais depuis lors, cela ne se faisait plus qu'au niveau de quelques clubs. Et ce n'était pas une volonté fédérale. Aujourd'hui, c'est réellement une politique que nous mettons en place avec le recrutement de 260 cadres techniques de clubs qui auront pour mission de former les formateurs dans les clubs existants. Et également dans le milieu scolaire qui, pour nous, représente un des meilleurs cadres de promotion et d'initiation des jeunes au rugby. Des jeunes à qui nous redonnerons le goût de ce sport à travers une organisation mieux encadrée ; et, très certainement, des compétitions interscolaires qui nous permettront par la suite de les attirer plus aisément dans des clubs.
C'est façon de redonner de l'intérêt pour la discipline ?
Il est certain que le rugby a besoin de notoriété. Il y a tellement de sports émergents aujourd'hui qu'il faut une vraie politique offensive pour rester dans la course. Au niveau de la fédération, nous pensons qu'il y a un besoin réel de remontrer ce qu'est le rugby, ce que sont les valeurs et les vertus inhérentes à ce sport et qui en font une activité très structurante pour notre jeunesse. Le retour en milieu scolaire est donc justifié par le fait que c'est là que se trouve la grande majorité des jeunes.
Comment est classée la pratique du rugby en Guyane aujourd'hui ?
C'est le sixième sport au niveau de sa pratique en Guyane. Nous aimerions bien que cette situation évolue, que le rugby devienne le second ou le troisième sport le plus pratiqué dans le territoire. C'est pour cette raison que nous allons créer deux caps techniques de clubs en Guyane - un à l'Est et un à l'Ouest - qui auront sur place les missions que je viens d'évoquer en milieu scolaire et pour la formation formateurs. La Guyane affiche 10 000 naissances par ans. C'est un potentiel considérable pour le haut niveau. Aujourd'hui, nous enregistrons 17 0 licenciés en Guyane. Il faut que dans 5 ans, ce chiffre ait doublé. Et avec des espoirs comme Meg Mambé, on n'est pas loin de voir une Guyanaise ou un Guyanais porter très haut les couleurs de l'équipe de France. Surtout avec les grandes échéances en approche que sont la Coupe du monde féminine en 2021, la Coupe du monde en 2023 et les jeux Olympiques en 2024.
Et sur le plan national ?
Nous avons perdu des licenciés depuis quatre ans. Notamment chez les moins de 14 ans où il y a eu 12 000 licenciés de moins (au niveau national). Ceci montre que le rugby est sur une pente descendante. Il faut à nouveau faire un travail autour de la formation et de la reconnaissance du rugby comme sport d'équipe à fort potentialité de structuration.
La notoriété de Sébastien Chabal n'a pas suffi à hisser le rugby à la hauteur des autres sports de ballon, en fin de compte.
Il y a en effet eu un engouement autour du rugby avec Sébastien Chabal. Mais ensuite, on a remarqué que l_équipe de France a de moins en moins gagné. Or celle-ci est la vitrine de ce sport au niveau national. Les choses ne tiennent cependant pas qu'à cela, puisqu'Il faut de la formation. Mais c'est un projet qui n'aboutira que dans 10 ans. Ce qui est impératif dans l'immédiat, c'est que l'équipe de France doit donc recommencer à gagner.
Le ballon ovale gagne encore du terrain en milieu scolaire
Une convention permettra désormais de mieux structurer la pratique du rugby en milieu scolaire. Le texte a été signé lundi par Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby et Alain Ayong Le Kama, recteur de l'académie de Guyane.

Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby et Alain Ayong Le Kama, recteur de l'académie de Guyane, ont signé ce lundi une convention qui engage la fédération et l'académie dans la réorganisation de la pratique du rugby en milieu scolaire sur toute l'étendue du territoire. La convention s'articule autour de deux principaux axes qui sont : la formation des formateurs ; et l'organisation des compétitions interscolaires. À travers elle, la Fédération Française de rugby offre à l'académie de Guyane « la capacité de mettre en place un vrai dispositif d'apprentissage du rugby » qui plus est, constitue un gain considérable en compétence et en qualité en matière d'éducation physique et sportive.
DU RUGBY À 7
Selon Alain Ayong Le Kama, le rugby se pratiquait déjà dans les lycées et collèges en Guyane. Mais la convention signée présente l'avantage particulier de « permettre à la jeunesse de se réaliser dans un sport qu'ils ne connaissent pas bien » . Et il ajoute : « peut-être qu'à partir de là, on verra émerger des vrais talents » . Ce qui donne un sens nouveau à la pratique de ce sport en milieu scolaire guyanais. Un sport dans lequel la Guyane a eu de grands champions dans le temps, à l'instar d'Albert Eutrope ou de Georges Jérôme (deux sélections en équipe de France en 1906 pour le dernier). Mais que l'isolement par rapport à l'Hexagone et le manque d'infrastructures ont fini par éloigner peu à peu de la pratique courante.
La convention signée ce lundi ne concerne cependant que la pratique du rugby à 7 au lycée Léopold-Elfort de Mana. Elle permettra d'organiser l'apprentissage « un peu plus poussé » du rugby dans ce lycée-là. Mais le recteur de l'académie assure qu'une convention plus générale est à prévoir avec l'Union nationale des sports scolaires (UNSS) en vue de l'intégration de davantage d'établissements de Guyane.
P. E.-M.
La convention a été signée lundi. (PEM)

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