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REUTERS 14.06.2010
par Simon Evans
PRETORIA (Reuters) - "Ne jamais enterrer l'Italie." Le cliché, ressorti à chaque Coupe du monde de football, n'est guère prodigué cette fois par les experts étant donné le faible degré d'excitation suscité par les champions du monde en titre.
Une bonne partie des joueurs de Marcello Lippi paraissent vieillissants, comme le symbolise le transfert annoncé du capitaine Fabio Cannavaro, 36 ans, vers les Emirats arabes unis.
De médiocres matches de préparation, y compris une défaite 2-1 contre le Mexique, sont encore venus renforcer l'impression que la Squadra est très loin de celle qui a battu la France en finale à Berlin il y a quatre ans.
Des reproches que Gianluca Zambrotta balaye avec aplomb: "La presse a toujours été contre nous. On a toujours démarré avec un millier de critiques. Faire un résultat malgré les critiques, c'est dans l'ADN des Italiens."
Et les Italiens préfèrent voir le bon côté des choses: l'équipe compte des joueurs expérimentés et un sélectionneur qui n'a pas l'habitude de perdre.
Marcello Lippi sait, comme tout tifoso qui se souvient du lent démarrage des Azzurri en 1982, année de leur troisième sacre en Coupe du monde, que la clé d'un succès dans une telle compétition de longue haleine est d'obtenir le bon résultat au bon moment.
"Aucune équipe n'arrive à la Coupe du monde en connaissant exactement ses possibilités. On grandit au fur et à mesure du tournoi", remarque l'ancien coach de la Juventus.
La blessure au mollet d'Andrea Pirlo, l'un des éléments créatifs du jeu transalpin, a cependant de quoi mettre à l'épreuve la souplesse du sélectionneur transalpin et l'étendue de ses options. Pirlo sera absent au moins lors des deux premiers matches de l'Italie dans le groupe F.
HAMSIK, L'ATOUT SLOVAQUE
L'avantage des Italiens est que leurs adversaires ne sont a priori pas les plus redoutables du Mondial. La Nouvelle-Zélande a une étiquette de petit poucet, le Paraguay a l'habitude de décevoir lors des phases finales et la Slovaquie dispute son premier Mondial depuis l'indépendance du pays.
Les Slovaques, avec leur talentueux milieu de terrain Marek Hamsik, qui joue à Naples, seront sans doute les opposants les plus coriaces.
Ils attendent de se tester lors de leur premier match mardi contre la Nouvelle-Zélande. "C'est le match le plus important. Nous les avons vus jouer contre la Serbie, ils ont gagné 1-0, c'est une équipe solide", souligne Hamsik.
Encouragés par ce résultat et leurs qualités d'abnégation, les "All Whites" peuvent prétendre à améliorer le bilan de leur seule précédente apparition en Coupe du monde, en 1982, où ils avaient perdu leurs trois matches, encaissé 12 buts et marqué seulement à deux reprises.
Si surprise il y a, elle pourrait venir du Paraguay.
Les Sud-Américains, qui participent à leur huitième phase finale de Coupe du monde, n'ont jamais réussi à passer le cap des huitièmes de finale et ont échoué cinq fois au premier tour.
Mais ils ont impressionné pendant leurs matches éliminatoires, terminant à un point seulement de l'intouchable Brésil, avec une victoire contre l'Argentine. De quoi faire réfléchir Marcello Lippi avant le premier match de la Squadra lundi soir au Green Point Stadium du Cap.
Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Clément Dossin
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