En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

« C'est un futur responsable que nous proposons »

Propos recueillis par MINOS Vendredi 11 août 2017
« C'est un futur responsable que nous proposons »
Rock Lefrançois, le président de la compagnie minière Montagne d'or se lance dans le cyclisme guyanais en soutenant l'ASCG lors du Tour de Guyane du 19 au 28 août (Minos)

La compagnie Montagne d'Or poursuit ses projets et son immersion dans le monde sportif (Lire notre édition d'hier). Ce n'est pas seulement un coup de communication. Où en sont les projets d'exploitation dans l'Ouest ? Rock Lefrançois, le président de la société minière fait le point.

Cette année votre nom sera cité lors du Tour de Guyane. Pourquoi ce partenariat ?
Il y a longtemps que nous voulions nous ancrer dans le sport. Nous avons eu une ouverture avec association sportive culturelle de Guyane (ASCG) et cela nous donne une visibilité pour raconter notre compagnie.
Où en est votre projet d'exploitation ?
Depuis 2011, nous avons terminé l'étude sur le terrain. Nous avons produit l'étude financière d'avant-projet en mars dernier, elle est positive. Nous allons de l'avant pour déposer les dossiers et il reste l'étude d'impact environnementale à compléter. Elle sera déposée en octobre pour ensuite déposer les demandes d'autorisations minières et environnementales. Deux ans d'instruction avec une enquête publique et un débat public sur le projet. Si tout cela est positif avec les permis, on va entamer en août 2019 la construction qui va s'étaler sur trois ans. Première production d'or prévue en 2022.
Sur combien d'années est estimée cette exploitation ?
Pour l'instant, sur douze ans. On sait très bien qu'il y a encore des ressources en fosse qui ne sont pas définies. C'est à dire qu'elles ne sont pas dans les réserves minières et que l'on pourrait les transformer avec plus de forage. En plus, l'exploration sur les extensions pourrait étendre la durée de la mine de plusieurs années.
Avez-vous évalué la production mensuelle ?
Nous avons plutôt fixé une production annuelle à 6,7 tonnes.
Quelles seront les retombées en terme d'emplois ?
La mine ce sera : 750 emplois directs et 3 000 emplois indirects pour la sous-traitance, notamment. Nous visons une embauche locale à près de 90%. Pour réussir, il nous faut des structures de formation. Nous travaillons très fort sur ce point, parce qu'il faudra des ouvriers qualifiés, des techniciens supérieurs et des cadres. Il y a trois niveaux de compétence à trouver : la licence Valores qui correspond à la valorisation des ressources naturelles de la Guyane. Une licence professionnelle qui débute au mois de septembre prochain à l'université de Guyane formera les techniciens en géologie, en environnement et on pense même aux ingénieurs.
Vous comptez vous appuyer sur le rectorat. Est-il un atout majeur pour vous ?
C'est certain que l'on va travailler avec le rectorat sur les autres programmes. Maintenant les ouvriers qualifiés constituent le gros de la main d'oeuvre. On doit avoir un centre de formation, même une école technique des mines qui doit prendre place à Saint-Laurent du Maroni. Pour la mine, il faudra 350 conducteurs d'engins lourds. Nous avons un besoin impératif de les former très rapidement.
L'inventaire que vous avez réalisé est-il satisfaisant à ce niveau ?
Il n'y a pas de main d'oeuvre qualifiée pour la mine industrielle en Guyane. Aujourd'hui, dans l'état actuel des formations, nous estimons pouvoir embaucher un tiers de nos emplois localement, notamment dans l'administratif. Il n'y a pas le choix : on doit former.
Vous rencontrez des oppositions fortes de la part de plusieurs associations. Votre communication est-elle en cause ?
On doit communiquer sur la réalité du projet et défendre sur la place publique notre programme. Nous avons une approche sociale, environnementale et économiquement responsable. Ce sera une mine moderne avec des standards européens et internationaux. C'est un futur responsable. Nous y croyons.
Ne craignez-vous pas qu'une frange de la population s'oppose à ce projet ?
Il y aura toujours des opposants. On doit bien communiquer et expliquer. C'est 8 km2 avec toutes les technologies modernes qui limiteront l'impact des nuisances écologiques. Il y aura toujours des personnes que nous ne pourrons jamais convaincre mais le principal est d'en convaincre le plus grand nombre. C'est un levier économique et responsable.
Votre premier coup de pelle ?
C'est pour 2022, donc nous avons encore du temps pour communiquer et convaincre.
Il y a des besoins et des services qui devront se greffer autour de cette activité ?
Je pense que les élus se posent des questions à l'intégration de ce projet minier en terme d'infrastructures, de logement et de manière globale dans le développement territorial.
Avez-vous posé ces problématiques au monde politique ?
C'est une concertation qui est menée au niveau des élus, des socio-professionnels et de leurs organisations qui vont s'ajuster, s'adapter, se préparer pour les besoins en sous-traitance. De manière régulière, nous sommes en concertation avec toutes les composantes. Nous sommes en relation avec les socio-professionnels pour anticiper les besoins et les réponses que pourront apporter les entrepreneurs guyanais afin qu'ils puissent se positionner sur les marchés de construction de la mine.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
7 commentaires

Vos commentaires

Citoyen Guyane 16.08.2017

Enfin un investissement dans le monde Guyanais ! En espérant que les vrais retombés comme les salaires et les formations soient à la hauteur de ce qui est annoncé. Un projet qui nous permettra un peu de sortir de notre dépendance aux subventions avec nos propres moyens.

Répondre Signaler au modérateur
aucun 11.08.2017
sport ?

c'est amusant que depuis qu'ils sont sponsors leurs articles ne sont pas "économie" mais "sport". après, moi je suis à fond pour eux !

Répondre Signaler au modérateur
Cooldays 11.08.2017

Tu es certainement actionnaire de Nordgold pour défendre avec autant d'ardeur un projet qui vise seulement à piller notre ressource pour nous laisser sur place quelques miettes et des millions de mètres cubes de boues toxiques à gérer pour l'éternité ? Notre Guyane et nos richesses nous appartiennent. Arrêtez de la brader aux multinationales, ça suffit, on mérite un vrai développement !

Répondre Signaler au modérateur
Cooldays 11.08.2017

Les opposants ne sont plus une "frange". Ils deviennent majoritaires en Guyane.
Demandez autour de vous, écoutez les gens. Le discours de ce monsieur et de ses nervis, des élus guyanais, ne passe plus. Les Guyanais ne sont pas dupes ! Le peuple s'est réveillé.

Répondre Signaler au modérateur
alfredo 11.08.2017
Absolument d’accord

Une vague de fond se lève et on lance les atouts locaux comme Alexandre, Bertrand qui n’ a pas changé de nature, dans une campagne médiatique très musclée.
Mais pourtant les réserves sont clairement énoncées:
- Impacts économiques et sociaux insignifiant car le projet n’ est pas conçu selon les modèles courant désormais de transfert de compétences et de technologie, utiles pour l’ ensemble des grands enjeux à venir, avec plus de 60% de métiers communs à l’ exploitation aurifère, au spatial, aux travaux de réseau et voiries indispensables à l ‘aménagement du territoire dès le contrat de plan actuel ainsi que l’ accord de Guyane.
- le risque environnemental dont les conclusions et impacts devaient être livrés en Mai 2017, et dont l ‘absence de sécurisation manifeste doit conclure au principe de précaution de mise en veille du projet. Pour une poignée de lentilles et des risques majeurs, se trouvent effectivement des zélateurs pour culpabiliser la Guyane de ne pas faire le saut de l ‘exploitation industrielle, alors qu ‘il s ‘agit de postures soit irresponsables, soit monnayées.... En bref, la Guyane n’ est pas contre l’industrialisation mais exige toutes les précautions apprises par des experiences similaires et aussi de vraies retombées qualitatives... pas trois emplois précaires pour un risque majeur et un pillage organisé avec des complices locaux

Répondre Signaler au modérateur
stéphanie 12.08.2017

DETERMINE !!!
Le développement de la Guyane se fera de l'intérieur et non de l'extérieur, d'une utilisation intelligente de notre nature.
Arrêtez de croire que la Guyane est une terre providentielle. Que nous n'avons qu'à creusé et puis voilà.
A l'image de cette immigration des années 80, 90 qui était sensée peupler la Guyane, c'est maintenant ce qui court à notre péril. Nous ne sommes pas obligé de suivre les autres modèles qui ont été d'ailleurs des echecs. Ne reproduisons pas ce qui a mal fonctionner ailleurs.
Un trou creusé par nos mains, notre tombe" REVEIL, REVEIL…
Que l'exemple de la montagne de Kaw ne soit pas le seul exemple de notre maturité, qui ceci dit au passage à été un enseignement pour la planète entière lors des derniers mouvement. DETERMINE!!!

Répondre Signaler au modérateur
stéphanie 12.08.2017

Regarder ses yeux bleu profonds, cette figure et cette grimace parfaite, honnête. Un homme qui mange dans une pizzeria très fréquentée de la place, assis au milieu de nombreux créoles Guyanais à qu'il offre le repas. c'est pas beau ???
Il n'a pas été choisi au hasard pour faire se travaille délicat : amadouer la Guyane.(sans commentaire)

Répondre Signaler au modérateur