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PÉTANQUE

André Mathias : « Je suis frustré »

Propos recueillis par MINOS Mercredi 21 septembre 2016
André Mathias : « Je suis frustré »
La saison a été « mitigée » pour André Mathias (Minos)

Si la saison est terminée, André Mathias, champion en 2014 et en 2015, attend toujours qu'on lui remette son trophée avec son coéquipier Jean-Pierre Francis. Interview.

La saison est achevée et on vous a moins vu en terme de performances. Où en êtes-vous actuellement ?
Disons que cette saison est mitigée. Ceci pour une raison simple. Aussi pour mes deux partenaires de jeu que sont Jean-Pierre Francis et Denis Naval, partis dans l'Hexagone. Depuis deux saisons consécutives (2013-2014 et 2014-2015), nous attendons que l'on remette notre trophée de champion ou tout au moins notre maillot. À ce jour, ce n'est pas le cas pour des titres acquis sur le terrain. Je constate par contre, cette saison, que ceux qui sont champions ont eu leur gain. Je m'interroge.
Avez-vous l'impression d'être l'objet d'une discrimination ?
Tout à fait. Y a-t-il deux poids, deux mesures ? Quand c'est mon équipe de Sinnamary, nous n'avons rien. Cela me dégoûte un peu et me rend très amer.
Avez-vous eu l'occasion de faire remonter vos revendications que vous estimez légitimes ?
Elles le sont et pas seulement pour moi. J'ai eu l'occasion de rencontrer l'actuel président qui m'a déclaré qu'il allait pallier cette carence et nous récompenser de nos titres. Cela fait deux ans et jusqu'à aujourd'hui silence radio sur le sujet. Cela me fait mal, car avant il était abordable. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. On l'appelle et c'est toujours : « Oui, oui oui... » . Ce n'est pas une bonne chose pour la pétanque.
Le président Malédon n'a-t-il pas bien relancé la discipline ?
C'est une vérité, tout à fait. Au départ, je me suis dis que nous avions un président très fair-play, il connaît le sport et qui pourra changer la pétanque. Il avait bien commencé, mais maintenant...
Votre club Sinnamary est-il monté au créneau ?
Le président de l'US Sinnamary est monté au créneau et avait discuté avec le trésorier du comité. Mais toujours pas de réponse, alors j'ai décidé personnellement de le faire savoir. Ce n'est pas une question de jalousie, mais de respect du sportif. Que ce soit moi ou un autre. Je revendique mon dû et je pense en avoir le droit. Il faut savoir qu'à chaque concours, les joueurs paient leur participation. Je ne demande pas de nous remettre des médailles en or, mais de marquer l'année où nous avons été champions. Il me semble que c'est comme ça dans les autres disciplines et auparavant cela fonctionnait. Ce n'est pas une question d'argent, mais je dois pouvoir montrer à mes enfants plus tard. Ce type de fonctionnement repousse les jeunes.
Votre club a boycotté la finale de doublette 2016...
Il y a eu des promesses qui n'ont pas été tenues comme les jeunes qui n'ont pas été inscrits dans la bonne catégorie. Mon partenaire voulait que l'on arrête mais je lui ai dit que nous devions respecter notre club. Je peux perdre, mais lorsque je remporte un titre, il faut me le remettre. Je suis un compétiteur.
Quel est votre regard sur la discipline ?
J'ai l'impression que depuis quelques années, elle s'effondre. Il y a de moins en moins d'équipes dans les compétitions. Il y a un problème.
Vous avez des idées ?
Oui, j'en ai déjà discuté avec le trésorier au sujet des journées de qualification qui doivent être plus attractives. Je répète : ce n'est pas une question d'argent. Pour motiver les boulistes, il faut une carotte aussi petite soit elle. Actuellement, dès 16 heures il n'y a plus personne sur les terrains lors des qualifications.
Il y a des élections au comité, cela vous intéresse-t-il ?
Disons oui. Il faut changer le comité. Il ne faut pas dire « oui » au départ. J'ai pas mal d'idées, après cela se discute. Je serai présent.
« Les torts sont partagés »
Jean Malédon, le président du comité régional de pétanque, s'explique sur les difficultés que rencontrent les joueurs.
« En ce qui concerne les jeunes qui devaient participer au championnat de France, il faut d'abord savoir qu'il n'y a pas eu de championnat régional et qu'ils ont été désignés. Ceci dit, les torts sont partagés car les places sont chères au niveau de la fédération et nous avions demandé à ce que nos jeunes soient dans la catégorie cadets ; il nous fallait confirmer au niveau fédéral ce qui nous a échappé et j'en conviens nous est redevable, mais néanmoins la fédération a inscrit les jeunes en minimes, d'où l'imbroglio et note l'impossibilité de participer. Mais au comité, notre volonté est de faire licencier un maximum de jeunes et nous n'aurions pas volontairement mis sur la touche des jeunes dont nous avions demandé l'inscription. Comme je vous dis les torts sont partagés. En ce qui concerne les trophées de champion de 2014 et 2015, je rappelle que je n'étais pas président en 2014 et que lorsque je suis arrivé, il est vrai que j'avais dit que nous aurions réglé le problème mais il s'avère aussi qu'à mon arrivée le comité était en déficit de 7 000 euros et que nous n'avions pas les moyens financiers. »
(photo d'archives)

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1 commentaire

Vos commentaires

Altron 21.09.2016
Rayures

C'est un sport qu'il convient de pratiquer avec un polo à rayures !

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