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Une proposition du gouvernement

P.Y. C. / T. F. Mercredi 19 avril 2017
Une proposition du gouvernement
Sur le barrage dressé hier matin sur la route du Tigre, l'ambiance est relativement paisible (TF)

Hier soir, le gouvernement a envoyé une proposition d'accord modifié au collectif, au terme d'une journée marquée par l'apparition de nouveaux barrages. Pou Lagwiyann dékolé promet de répondre à l'État « dans les plus brefs délais » .

Lundi soir, Valérie Vanoukia promettait qu'une fin de conflit dès aujourd'hui était possible, si le gouvernement signait les propositions envoyées ce week-end par le collectif Pou Lagwiyann dékolé. Hier soir, l'État n'avait rien signé, mais a envoyé un « accord de Guyane modifié » au collectif. Celui-ci s'est immédiatement mis au travail pour l'étudier. « Cette réponse ouvre (la porte) à un travail qui se fera en conjoint accord avec le gouvernement, les élus locaux et le collectif. Nous en prenons (connaissance) ce (mardi) soir et serons en mesure d'y répondre dans les meilleurs délais. » Érika Bareigts, la ministre des Outre-mer, a prévu de communiquer sur le sujet ce matin.
Cette proposition arrive au terme d'une journée marquée par l'installation de nouveaux barrages. À l'aube, comme annoncé lundi en fin de soirée, la route du Tigre a été bloquée par le collectif. Jusqu'à présent, cet axe qui permet notamment de rejoindre la nouvelle route qui conduit au Parc Lindor, à Rémire-Montjoly, avait été épargné. Quelques membres des 500 Frères occupent le site. « Il y a des personnes qui ne sont pas contentes mais bon, moi aussi je devrais être au travail aujourd'hui » , remarque l'un des hommes qui procède au filtrage des véhicules. Les piétons, les vélos, les deux roues et de nombreuses voitures franchissent sans difficulté le barrage. Au pas et, si la majorité des visages sont fermés, sans heurt notable.
Il en va de même sur la route du mont Saint-Martin. Pour les usagers qui empruntent cette voie afin de contourner les barrages depuis le début du mouvement, la libre circulation est terminée. Deux barrages ont été érigés hier matin. L'un n'est constitué « que » de deux voitures et d'une rangée de pneus, tandis que l'autre repose sur une pelleteuse.
Les usagers qui sont autorisés à le franchir sont avertis : « Ce soir il faudra prendre un autre chemin car la route sera totalement fermée. » Un motard perd quelque peu son flegme. « Je suis parti de chez moi ce matin pour faire des courses et là c'est le troisième barrage où on m'empêche de passer, explique-t-il à l'un des 500 Frères. Je veux juste rentrer chez moi maintenant! »
Que les journalistes puissent informer
Suite aux difficultés des médias pour travailler et passer les barrages, l'Union de la presse francophone (UPF) de Guyane a publié hier un communiqué dans lequel elle rappelle, par la voix de son président Frantz Montoban, que « le travail des médias, et en particulier celui des journalistes, est primordial pour informer l'ensemble de la population en toute neutralité. C'est l'une des exigences indéfectibles de notre profession. » Elle rappelle que les journalistes peuvent « soulever des questions qui peuvent ne pas plaire à nos différents interlocuteurs. Pourtant, nous devons être présents partout où nous jugerons nécessaire pour relater les faits. Notre mission première est d'aider à la compréhension des sujets d'actualité et d'informer le grand public en toute indépendance.
Au vu de certaines réactions hostiles à l'encontre de la profession ces derniers jours, l'Union de la presse francophone de Guyane rappelle que les journalistes ne peuvent pas être considérés comme étant partisans ou opposés aux mouvements.
Ainsi, l'UPF Guyane appelle les protagonistes du conflit à la modération et au respect de la liberté de la presse, la base de toutes les autres libertés » .

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1 commentaire

Vos commentaires

GIZMO 19.04.2017
"liberté de la presse"

et les notres de libertés ? celles de circuler, d'aller travailler par exemple...

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