En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Le pôle économique se met « en retrait »

K.S. Jeudi 20 avril 2017
Le pôle économique se met « en retrait »
Les croix blanches ont été enlevées. Quatre croix noires ont été découvertes hier matin, plantées sur la place des Palmistes à Cayenne. Il semblerait qu'il s'agisse d'un écho aux entreprises qui ont fermé depuis le début du mouvement. Le prénom des personnes ayant perdu leur emploi est inscrit sur chacune d'entre elles (Georges Chaoul)

Dans un communiqué transmis mardi, les représentants du pôle économique dénoncent « le chaos engendré par la stratégie du collectif Pou Lagwiyann dékolé » . S'ils souhaitent poursuivre le combat, ils exigent aussi la levée des barrages. L'ancien président de la chambre d'agriculture Patrick Labranche nous en dit plus.

La condamnation des représentants du pôle économique à l'égard du collectif est sans appel. Et le mot « chaos » est lâché (notre édition de mercredi). Les critiques, elles, fusent. Dans son communiqué de mardi, le pôle économique « dénonce le fonctionnement actuel du collectif, « dénonce la faible représentativité de certains pôles » , « dénonce les barrages et leur renforcement et « dénonce les termes du document Accord de Guyane » qu'il juge déjà obsolète. Mais selon Patrick Labranche, ancien président de la chambre d'agriculture et membre du Grage*, le pôle économique ne quitte pas le collectif, il se met « en retrait » . « On ne part pas parce qu'on souhaite continuer à défendre les intérêts de la Guyane, précise-t-il. On a été très clair dès le début : le mouvement est indéniable et les combats menés sont exemplaires. Mais aujourd'hui, le peuple dit qu'il en a marre d'être violenté dans sa chair, qu'il en marre de ne pas pouvoir circuler librement. Il faut que ça change. Ce combat ne peut pas être mené en quelques semaines et on ne peut pas continuer à bloquer les routes et à faire mourir les petites entreprises qui représentent 90 ou 95% de l'activité en Guyane. Il faut libérer les barrages et permettre aux entreprises de reprendre leur souffle. »
Pour Patrick Labranche, c'est là la première phase d'un plan qui en compte trois. La deuxième, « c'est de s'asseoir tous ensemble et de continuer à discuter, à travailler avec l'ensemble des partenaires. Dans le collectif, il y a des groupes dont les propositions n'ont pas été prises en compte. Pour le pôle économique, il y a par exemple le dossier de la zone franche sociale et fiscale qui doit être porté. Car bien sûr, l'allégement des charges sociales et fiscales se traduira par l'amélioration du pouvoir d'achat des salariés. » Enfin troisième et dernière phase, « continuer le combat avec le gouvernement qui arrive. Il faut travailler avec l'État et convertir les propositions faites en réalité dans le pays. » L'agriculteur se montre inquiet : « Ça ne sert à rien de négocier des mannes financières si après le mouvement, il ne reste plus personne pour les consommer. Si le mouvement perdure (dans sa forme actuelle, ndlr), cet argent va servir à panser les plaies de ceux qui seront encore debout. » Et Patrick Labranche craint qu'ils ne soient plus très nombreux.
*Groupement régional des agriculteurs de Guyane

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

Psyché 20.04.2017
Il etait temps...

Apres avoir joué avec le feu, le pyromane vit sa caserne brulé...au début quelques flammèches apparurent et tout heureux du spectacle il sautait de joie puis de la fumée noire apparue des flammes plus importantes encore, inquiet, interrogateur il se demanda ce qui se passait, voyant le feu lui échapper ne sachant plus l'arrêter il couru vers son camion pompe qui hélas lui-même était entrain de s'enflammer
de rage, il appela les pompiers leurs indiquant qu'il était entrain de tout perdre...trop tard lui répondirent ces derniers...le pompier c'est toi...et il n'y a plus rien pour éteindre le feu...
la morale de cette petite histoire c'est que le pompier est devenu maçon pour reconstruire sa caserne...

On a les élus que l'on mérite...Votez utile

Répondre Signaler au modérateur