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LES FIGURES DU MOUVEMENT SOCIAL

José Mariéma, le caméléon controversé

D. N. Mardi 25 juillet 2017
José Mariéma, le caméléon controversé
José Mariéma était arrivé de manière théâtrale lors de la marche de Kourou le 4 avril (DN)

Gérant d'entreprise, commerçant, employé municipal ou encore orpailleur, celui qui se fait appeler DJ Souffrans est aussi connu pour son passé trouble lié à une arnaque autour de titres de séjour. Enfin, le Kouroucien de 38 ans a ressurgi en tant que leader des Toucans à Kourou lors de la crise sociale de mars et avril.

Patron du Buzz bar, DJ, et de la discothèque Le Vieux Montmartre à Kourou, José Mariéma a aussi travaillé à la mairie de sa ville natale entre 1996 et 2012.
Entre temps, il tente de faire fortune dans l'industrie aurifère en travaillant sur des sites d'orpaillage de 2010 à 2015. Après avoir expérimenté les risques du métier, il se lance avec son frère dans le tourisme, sur le site La Mangrove à Montsinéry, en 2014.
Durant cette période, DJ Souffrans fait couler de l'encre lors de l'affaire des « faux papas chinois » en 2013, puisqu'il se retrouve au coeur d'arrangements frauduleux où des hommes chinois reconnaissent la paternité d'enfants de mères célibataires en échange de permis de séjour en France, le tout contre des rémunérations à cinq chiffres. Accusé d'être l'instigateur du trafic, il est condamné à dix-huit mois de prison dont douze avec sursis et 25 000 euros d'amende. José Mariéma reconnaît les faits mais ponctue : « J'ai donné un coup de main, c'est peut-être une erreur, mais j'assume. »
José Mariéma est devenu le leader du collectif de Kourou, les Toucans lors des mouvements sociaux de mars et avril. (DN)
« C'EST LE 21 MARS QUI SYMBOLISE LE MOUVEMENT »
Fin 2016, José Mariéma apporte son soutien au personnel du Centre médico chirugical de Kourou (CMCK), qui milite pour le départ de la Croix-Rouge et contre la vente de l'hôpital à une entreprise privée.
Durant la nuit du 20 au 21 mars, il rejoint le mouvement de contestation générale et crée le collectif des Toucans, l'animal totem de la ville spatiale. Le 21 avril, les membres des Toucans sont rejoints par les salariés d'ÉDF et les 500 Frères pour marcher ensemble vers le Centre spatial guyanais (CSG).
« C'est là que tout bascule. On avait les drapeaux guyanais et français, on s'est mis à genoux et on s'est fait gazer. C'est le 21 mars qui symbolise le mouvement » , estime celui qui est à l'origine de la statue du poing levé, rond-point de la Carapa.
« IL FALLAIT BLOQUER LE CSG, PAS TOUTE LA GUYANE »
Cependant, au fur et à mesure, José Mariéma va se retirer du collectif Pou Lagwiyann Dékolé car il n'est plus en accord avec son mode opératoire.
« Il fallait bloquer le CSG, pas toute la Guyane » , tance-t-il. Lors du siège du CSG, dans la nuit du 4 au 5 avril, il se rend compte que certains leaders du mouvement utilisent le collectif à des fins électorales.
« J'en avais assez d'être associé à cela. Ce n'était pas correct pour la population, » remarque José Mariema.
Il quitte alors définitivement le collectif et ne prend pas part à la signature de l'Accord de Guyane le 21 avril. « Il n'y avait rien pour le CMCK dans l'Accord » , reproche-t-il.
C'est pourquoi, malgré la sortie de crise, il tente une ultime action le 22 avril en maintenant le barrage de La Carapa : « Le directeur du CSG nous a apporté la preuve que la Croix-Rouge quitterait la direction du CMCK et c'est ce jour-là que le combat a été gagné. »
Depuis, José Mariéma est vite retombé sur ses pattes et... n'exclut pas sa participation aux prochaines municipales kourouciennes.

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1 commentaire

Vos commentaires

ECRIVAIN 25.07.2017

Commentaire supprimé par la rédaction

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alfredo 26.07.2017
vérité

Vous avez totalrment raison mais si on y rajoute la complaisance juridique et adminiatrative, ne le privan t temporairement pas de droits civiques ni de gerance de debit de boisson ,comme le prévoit la loi. A qui est il si útiles?

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