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Décision du collectif Pou Lagwiyann dékolé : « On referme les barrages »

Propos recueillis par Déborah NEUSY Mardi 18 avril 2017
Décision du collectif Pou Lagwiyann dékolé : « On referme les barrages »
Valérie Vanoukia, représentante des petites entreprises et membre du collectif Pou Lagwiyann dékolé a pris la parole devant la presse après la concertation du collectif hier soir à la Cas EDF. La décision a abouti à la fermeture des barrages (DN)

Après concertation, les membres du collectif ont voté pour la fermeture des barrages depuis hier soir. Le collectif a rédigé un projet d'accord et l'a envoyé dimanche soir au gouvernement. Les barrages resteront fermés tant que les négociations n'auront pas abouti à un accord. Entretien avec Valérie Vanoukia, représentante des petites entreprises et membre du collectif.

En quoi consiste le projet d'accord du collectif ?
Le collectif travaille depuis une semaine avec des comités d'experts et des personnes qui ont déjà participé à des mouvements afin de définir un protocole d'accord pour suspendre le mouvement dans sa forme actuelle. Ce mouvement se fera sur des années, nous sommes conscients que le retard de la Guyane ne se rattrapera pas en quelques semaines. Le collectif a donc rédigé une proposition d'accord en sept pages et l'a envoyée dimanche soir au gouvernement, qui en a accusé réception. Dans ce document, nous avons comparé les propositions apportées par le gouvernement à nos demandes initiales afin de proposer un projet d'accord à la ministre des Outre-mer et au président Hollande. Nous proposons d'acter officiellement le milliard d'euros qui nous a été accordé, mais voulons une compilation entre les subventions déjà accordées et les nouvelles demandées.
Qu'en est-il des barrages pour les prochains jours ?
Le collectif a décidé de fermer les barrages dès ce soir [hier soir, ndlr], à 22 heures. Nous demandons donc à la population de se mobiliser fortement pendant les jours à venir, de façon à ce que nous ayons une réponse rapide à nos aspirations de la part du gouvernement. Au-delà des fonds financiers demandés, le collectif veut avant tout qu'il soit acté que la population veut se prendre en main dans les années à venir. Cela se fera par un projet Guyane qui devra être acté par les élus, qui devront alors se réunir en congrès.
Qu'allez-vous faire par rapport aux opérations judiciaires effectuées sur les barrages ?
Ce qui est très important dans ce protocole, c'est que nous avons demandé qu'il n'y ait aucune sanction pénale et judiciaire pour tout individu qui s'est positionné à un moment dans ce combat légitime et juste, que ce soit sur les barrages, à la préfecture ou ailleurs. Il faut qu'il y ait une forte mobilisation afin d'empêcher une répression. D'ailleurs, nous proposons à la population de préparer dès demain un ensemble de plaintes par rapport à la santé, à l'éducation, au non-développement économique et au foncier. Il faut que les boîtes mail du gouvernement soient remplies de ces plaintes, que ce combat ne soit pas seulement physique sur le terrain, mais aussi administratif. Il est important qu'aujourd'hui, il y ait un assentiment de la population.
Le collectif est-il déterminé à poursuivre le blocage ?
Ce que nous voulons avant tout, c'est qu'une signature se fasse rapidement. C'est dans notre intérêt et dans celui du gouvernement de suspendre la forme actuelle de ce mouvement. Nous invitons la population à nous soutenir massivement pour arriver à cet accord.
ET AUSSI
Pétition contre les représailles Une pétition a été mise en ligne samedi. Elle s'intitule : « Non aux représailles contre les occupants des barrages, classez les plaintes sans suite! » Elle avait récolté près de 2 600 signatures hier soir. Elle est accessible sur le site mesopinions.com

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4 commentaires

Vos commentaires

Psyché 18.04.2017
On ouvre, on ferme...on danse LOL

Un pas en avant, un pas en arrière....c'est la danse des canards pardon des ibis
mais qu'est ce qu'on se marre à bloquer la vie de milliers de personnes et sans conséquence aucune,
Mais allo quoi !!! on rêve debout à un monde meilleurs ou on bosserait sans bosser et on serait payer à jouer aux dominos sous les tentes,
à siroter sa caïpi, à faire des gosses afin de toucher pleins d'aides,
à squatter le domaine public ou privé tout en accueillant des dominicaines, des haïtiens, des brésiliens, des Guyana aussi
encore plus de monde pour faire la fête...puis au petit matin, la tète un peu lourde des excès de la veille on insulterait la société que l'on voudrait meilleure, plus juste plus égalitaire, plus humaine,
on n'a que les élus que l'on mérite,
votez utile

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GIZMO 18.04.2017

La population, elle en a marre de vos conneries !!
COLLECTIF DE M!.........
Collectif ka fait moun chié !!!!!!

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ECRIVAIN 18.04.2017
imposture

Cette dame n'est plus que l'ombre d'elle-même, il faut qu'elle arrete de prétendre représenter les tpe qu'elle assassine…

Deux conditions non négociables, demande t'elle

Dans le document, intitulé « Projet d’accord de Guyane », Pou Lagwiyanne dékolé « acte » le plan d’urgence de plus d’un milliard d’euros proposé par le gouvernement. Mais, le collectif « fait une proposition d’accord à minima » sur « des compléments pour satisfaire les urgences ». En clair, détaille Mme Vanoukia, « nous proposons de rouvrir le dialogue sur les 2 milliards » d’euros supplémentaires que réclamaient jusqu’à présent les manifestants.

Deux points sont en revanche non négociables. D’abord, le gouvernement doit « acter » le fait que « le peuple guyanais veut se prendre en main ». Ensuite, aucune sanction judiciaire ne peut être lancée contre ceux qui se sont engagés dans le mouvement, référence aux contrôles de police ordonnés par la justice depuis vendredi sur les barrages.

Je crois qu'il est temps de monter un comité afin de traduire en justice ces voyous, et demander des dommages et intérêts pour les entreprises sinistrée, les etudes ratée, les malades pas soignés, toutes les victimes de cette nouvelle forme de terrorisme en Guyane.

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Pôpa zo 18.04.2017
Crise

C'est ce que l'on appelle une sortie de crise en catimini, car ils sont bien dans la merde .........

Barrez ce que vous voulez, la majorité du peuple de Guyane n'est pas dupe de votre jeu .......

Oup's, je vais encore m'attirez les foutres de Don Quichotte, mais où est-il ? Vous ne l'avez laissé tout seul dans sa grotte au moins, pauvre homme .......

Au suivant ......

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