En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Mikaël Mancée « confiant » pour la suite du mouvement

Karin SCHERHAG Jeudi 20 avril 2017
Mikaël Mancée « confiant » pour la suite du mouvement
Mikaël Mancée a annoncé mardi soir sa sortie du collectif. Le jeune homme assure cependant rester mobilisé (photo d'archives)

« Je ne conçois pas de taper sur la population pour laquelle on se bat. » Voilà en substance le message que Mikaël Mancée a tenu à faire passer hier. Pour l'ancien leader de Pou Lagwiyann dékolé, le combat doit continuer « sur la durée » .

La messagerie de Mikaël Mancée est saturée. Depuis l'annonce mardi soir de sa sortie du collectif Pou Lag-wiyann dékolé, l'ancien porte-parole du mouvement est extrêmement sollicité. En direct sur Radio Péyi hier midi, il a fait exploser le standard téléphonique. Entre remerciements des uns et déception des autres, « Mika » a réaffirmé sa détermination à continuer le combat, sous une autre forme. « Je suis à fond dans le mouvement et je n'en sortirai pas. C'est dans mon sang. Je suis mobilisé depuis quinze ans, c'est pour ça que je suis devenu policier, a-t-il déclaré. Je suis attristé par les propos de ceux qui pensent que j'ai tué le mouvement. Je souhaite qu'on aboutisse au résultat recherché mais je ne me reconnais pas dans le mode d'action. La mobilisation, ce n'est pas les barrages. En tous cas, pas que. Ils étaient utiles pour mobiliser la population mais ce n'est pas la solution. Je ne conçois pas de taper sur la population pour laquelle on se bat. Et selon moi, cette forme de mobilisation ne punit que la population. Mais il y a eu un vote, le collectif a décidé de continuer les barrages et je respecte ce choix. Il faut suivre les règles sinon il faut partir. [...] Quand tu es porte-parole, tu es là pour transmettre la parole d'un groupe. Mais si tu n'es pas d'accord... Moi, je suis fidèle à mes convictions et ça devenait difficile. Ça se serait senti que je n'étais pas clair. »
« ON NE LÂCHE RIEN »
Mikaël Mancée n'a pas dit depuis combien de temps il préparait sa sortie. Et la question ne lui a pas été posée. Selon ses proches, la décision date déjà de plusieurs jours. Et le communiqué soigneusement préparé en atteste. Il n'a pas souhaité non plus en dire davantage sur la forme que prendra désormais son combat. « Je vais continuer mais autrement » , a-t-il seulement indiqué. Et d'ajouter : « Nous préparons la suite du mouvement et nous ferons appel à la population et aux experts des différents domaines pour présenter des dossiers ficelés que personne ne pourra contester. [...] On a réussi à réveiller le peuple mais les objectifs fixés sont encore loin. On ne va pas rattraper cinquante ans de retard en deux semaines ou en deux mois. Ce sera un combat sur la durée et il faut s'y préparer. [...] Ils (les membres du gouvernement) ont vu qu'on savait se mobiliser sans avoir à brûler des voitures ou à casser des magasins. Ils savent qui nous sommes et ils savent que nous sommes plus forts avec nos têtes qu'avec nos bras. Je suis confiant. Les choses se feront. On ne lâche rien. » Un mot d'ordre que Mikaël Mancée a maintes fois répété depuis le début du mouvement.
Mancée et la politique
La question était simple : Mikaël Mancée pourrait-il envisager de faire carrière en politique ?
L'échéance des prochaines législatives approchant à grand pas, certains voient déjà le leader charismatique des 500 Frères faire acte de candidature. La réponse du jeune homme est en revanche plutôt équivoque. « Je ne suis pas intéressé par la politique. Même si c'est vrai que j'ai eu des sollicitations. [...] Mais aujourd'hui, ça ne m'intéresse pas. Bon, quand j'étais jeune, je ne voulais pas avoir d'enfant et maintenant, j'en ai quatre. Et quand j'étais petit, la police ne m'intéressait pas non plus... » Voilà ce qu'on appelle laisser la porte entrouverte.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
4 commentaires

Vos commentaires

brigandin2 21.04.2017
pfff !

Reconversion chanteur.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 20.04.2017
DEPUTES

CES 3 JEUNES méritent de représenter les guyanais au parlement PAR PEBLISCITES: mikael mance, davy rimane et coudey

Répondre Signaler au modérateur
Ginakourou 21.04.2017
Mais bien sûr

Je suis outrée de voir que des gens sont ignorants à ce point. Ce sont ces personnes que vous voudriez être les représentants de la Guyane? Incluant un criminel reconnu? Vous devez être de ceux à ne pas se renseigner avant d'ouvrir la bouche. J'ai en horreur d'assister à une telle misère intellectuelle...

Répondre Signaler au modérateur
pierre dangle 20.04.2017
un jour

Il y viendra...s'il veut dynamiser les forces vives du pays. Il y viendra naturellement. Et s'il reste déterminé et militant autant qu'il l'est aujourd'hui, avec son brin de naïveté, il pourra être déterminant.

Répondre Signaler au modérateur