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Société minière : Walwari pas d'accord avec le gouvernement

A. S.-M. Mercredi 04 juin 2014
Pour Joël Pied, il faut que les collectivités locales jouent un rôle majeur dans la future société publique minière (photo d'archives)

Après la présentation, vendredi dernier au ministère de l'Outre-mer, du projet de société publique minière de Guyane, Walwari « exprime sa vive opposition » au projet tel qu'il semble se dessiner.

Le mouvement Walwari invite le gouvernement à revoir sa copie dans le cadre de la création de la future société publique minière. Il va même jusqu'à juger que « le projet et ses principes de constitution sont inacceptables » , déplorant le principe d'une filiale de la Compagnie nationale des mines. « On sait que les filiales tiennent leur politique des conseils d'administration des structures mères » , prévient Joël Pied, secrétaire général de Walwari. « Il n'est pas question d'engager une structure qui n'aura pas les leviers de décision. » Car pour le mouvement, cette société minière ne doit pas être qu'un simple outil technique qui se juxtapose à ceux déjà existants. « L'essentiel est qu'elle soit un outil économique, de prescription et de planification, poursuit Joël Pied. Les collectivités doivent y jouer un rôle majeur pour que cette structure permette de dégager des financements supplémentaires. »
Et il voit même plus loin encore. « Cette société s'intéresse à des ressources non renouvelables, il faut donc penser aux générations futures. Il faut qu'elle abonde un fonds patrimonial pour un développement de long terme. »
Dans cette optique de développement économique de la Guyane, le principe d'un actionnariat où l'État est majoritaire, tel que prévu dans le projet présenté vendredi, est forcément mal perçu par Walwari qui demande à ce que les collectivités locales soient majoritaires dans le capital de la société.
« IL FAUT L'ADHÉSION DE LA POPULATION »
Le mouvement plaide pour « une entreprise publique spécifique qui pourrait ouvrir des participations à des compagnies nationales ou autre. » Walwari compte donc formuler une contre-proposition en partenariat avec « les parties prenantes qui le souhaitent » . « Ce qui est vraiment dommageable, conclut Joël Pied, c'est qu'on exclut la population du débat. Quelle que soit la décision qui sera prise, il faut l'adhésion de la population, qu'elle comprenne et accepte la démarche. Il faut que ce soit un projet collectif. »
Le secrétaire général de Walwari le sait : « Il faut faire vite! » Les ministres concernés, George Pau-Langevin (Outre-mer) et Arnaud Montebourg (Économie et redressement productif), comptent lancer la société publique régionale minière au plus tard à la rentrée de septembre.

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1 commentaire

Vos commentaires

aucun 11.06.2014
ils sont gentils walwari

ouais, ben moi j'ai pris la peine de faire un courrier à walwari, puisqu'ils demandent la participation de la population, j'ai posé quelques questions de base, comme leur souhait de forme juridique et les critères de choix des exploitants ... zéro réponse ! alors comment dire walawari, c'est gentil de pleurer dans le journal, mais si vous ignorez les gens dont vous demandez le soutien ... ne soyez pas surpris qu'ils vous ignorent à leur tour le moment venu.

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