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MATOURY

Serville crée la surprise et l'emporte de 45 voix

Karin SCHERHAG Lundi 31 mars 2014
« C'est la victoire de la vérité sur le mensonge » a déclaré Gabriel Serville au moment de la proclamation des résultats, hier soir (HG)

Au terme d'une soirée riche en rebondissements,le député PSG Gabriel Serville s'est imposé sur le fil avec 50,38 % des voix. Une victoire que personne n'avait envisagée avant 22 heures.

Le scénario est digne des meilleurs films à suspense, i Alors que tout le monde s'attendait à voir Jean-Pierre Roumillac se (ré) installer confortablement dans le fauteuil de maire pour un cinquième mandat consécutif, Gabriel Serville lui a soufflé la place d'une très courte tête. 45 voix séparaient hier soir les deux candidats. Suffisant pour offrir la majorité absolue au député de la Guyane qui s'est imposé avec 50,38% des suffrages exprimés. Premier surpris : le vainqueur lui-même. Car c'est un Gabriel Serville presque pessimiste que nous avions croisé quelques heures plus tôt. « Pragmatique » , avait-il corrigé. « Si nous perdons, nous saurons pourquoi et je ne pourrai pas accepter la défaite sans rien dire. » Le candidat du PSG faisait alors allusion à des rumeurs selon lesquelles Jean-Pierre Roumillac aurait notamment promis des emplois à certains électeurs en échange de leur voix. À la sortie des bureaux, les discours étaient plus policés. « Il (Roumillac) est venu dans les quartiers pour nous dire que c'était important de voter, que nos voix pouvaient faire la différence » , confiait Jean-Daniel. « Tous les candidats ont appelé à se mobiliser pour le second tour. Pas seulement notre maire » , complétait Samuel.
Et la traque aux abstentionnistes menée toute la semaine portait ses fruits : taux de participation en hausse de cinq points à midi, et même de huit à la fermeture des bureaux (près de 59%, contre 51% dimanche dernier). Dans le camp de Jean-Pierre Roumillac, on prenait cela pour un signe de bon augure. « Les gens ont entendu le message » , glissait dans un sourire Bernard Perdrix, adjoint au maire.
Les premiers résultats donnaient d'ailleurs raison à ses sympathisants. Et on l'imaginait déjà remporter l'élection avec une centaine de voix d'avance. Poussés par l'organisation chaotique des dépouillements (au bureau central de Matoury on en était encore à compter les premiers bulletins quand les résultats de Kourou, Sinnamary et Awala-Yalimapo étaient déjà communiqués), les journalistes se risquaient même à rédiger quelques lignes de leur article.
Comme la semaine dernière, le dépouillement à Matoury a été long et compliqué.
L'ENTOURAGE DE ROUMILLAC QUITTE LA MAIRIE
Un premier tressaillement se faisait sentir dans le camp Serville-Castor avec les résultats du bureau 10, installé à l'école Guimanmin : 216 voix pour le maire sortant, 246 pour son challenger. Mais ce sont les votes de Cogneau-Lamirande qui commençaient à titiller les observateurs : 417 voix pour Serville, 308 pour Roumillac. À 22 heures, alors que trois bureaux manquaient toujours à l'appel, la rumeur enflait peu à peu à l'hôtel de ville. « Serville l'emporterait avec 30 voix d'avance » , nous glissait-on à l'oreille. Prudence, prudence. Indice de taille, quand même : les proches de Roumillac, introuvable et injoignable, quittaient peu à peu la mairie, l'air déconfit. Un quart d'heure plus tard, la rumeur devenait information officielle et la préfecture communiquait enfin les résultats : Gabriel Serville était élu avec 50,38% des suffrages exprimés.
Une « petite » victoire pour l'un, une grande gifle pour l'autre. Au QG de campagne du nouveau maire, les membres du PSG, de Walwari, du MDES et de Guyane Ecologie laissaient éclater leur joie. Et Gabriel Serville savourait : « Je suis très content de ce résultat, nous confiait-il à chaud. C'est la victoire de la vérité sur le mensonge. » Menaçant de faire éclater plusieurs scandales autour de Roumillac, il précisait finalement : « Pour l'instant je ne dirai rien. Je vais continuer à être respectueux. Matoury a besoin de se réconcilier. » C'est cela aussi, la magie de la politique.

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