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SINNAMARY

Papillonite : Madeleine réclame le soutien de l'Etat

Karin SCHERHAG Vendredi 10 octobre 2014
Le maire souhaite que cette partie de la RN1 qui traverse le bourg soit rétrocédée à la commune (KS)

Première visite officielle hier pour le préfet Eric Spitz qui a découvert l'ampleur du travail à réaliser dans la commune.

C'est comme quand on attend le Père Noël pendant toute une année : lorsqu'il arrive enfin, la liste des doléances est longue. Le préfet Eric Spitz en a fait l'expérience hier à Sinnamary où il était en visite officielle pour la première fois depuis son arrivée en Guyane, en juin 2013. « Nous vous attendions depuis très longtemps pour vous montrer ce que nous faisons » , lui a glissé le maire Jean-Claude Madeleine en préambule d'une réunion de travail qui a permis d'aborder des sujets aussi variés que complexes.
LA PULLULATION DE PAPILLONS CENDRE. « C'est notre combat » , a déclaré le maire. Depuis plusieurs années, Sinnamary est en effet touchée de plein fouet par la papillonite. Depuis le début de l'année, la commune a déjà connu trois vagues de pullulation successives. A l'instar de la fête communale, plusieurs manifestations ont dû être annulées. Mais c'est la santé des habitants qui inquiète surtout l'édile. Ça et l'économie locale : après 18 heures, les rues sont désertées et les commerces ferment, ce qui représente un manque à gagner considérable. Les pièges utilisés jusqu'à présent ont montré leurs limites : « Il nous faut des journées entières pour les nettoyer et des fléchettes volent dans la ville. » Des tests au brûleur se sont révélés satisfaisants et la commune voudrait faire l'acquisition de deux appareils supplémentaires. La facture sera envoyée à l'Etat. « C'est pas cher, environ 3 000 euros par brûleur. »
Le maire souhaiterait surtout obtenir l'autorisation de l'Etat d'utiliser du BTK, un traitement chimique visant à éradiquer les papillons cendre. Pour l'instant, c'est niet. « C'est pourtant moins nocif que le malathion » , nous a soufflé un proche du maire.
LA RÉTROCESSION DE L'ANCIENNE CASERNE DE GENDARMERIE À LA COMMUNE. Après quelques tergiversations, les interlocuteurs sont tombés d'accord pour une cession à titre gracieux à condition que la municipalité y mène un projet d'intérêt général. Ce devrait être le cas puisqu'après réhabilitation, l'ancienne caserne devrait accueillir les différents services administratifs. La nouvelle caserne sera, elle, terminée en juin prochain pour une installation des gendarmes le mois suivant.
L'EXTENSION DES VRD. Une opération conséquente estimée à 32 millions d'euros et réalisée en plusieurs phases. La première, chiffrée à 8 millions, prévoit la reprise des voiries entre le giratoire d'entrée de ville (celui des ibis) et le pont de Madame de Maintenon. Electrification, assainissement collectif, réseau d'eaux pluviales et mobilier urbain sont au programme. Les travaux devraient commencer en 2015 si... l'Etat rétrocède cette partie de la RN1 à la commune. « On sera d'accord uniquement si le pont de Madame de Maintenon est réparé avant par l'Etat » , a affirmé Jean-Claude Madeleine. La Deal a déjà estimé le budget à 4,2 millions d'euros.
« C'est un des projets que j'avais prévu de faire financer en priorité, avant d'apprendre (au cours de la réunion, ndlr) l'annulation de l'Ecotaxe » , a répondu le préfet. Dossier en suspens donc.
Partenaires particuliers
Hier, le préfet Eric Spitz, le maire Jean-Claude Madeleine et le lieutenant-colonel Guillaume De Roquigny-Iragne ont signé la convention de coordination entre la police municipale et la gendarmerie nationale. Cette convention « ambitieuse et novatrice » doit permettre :
1. La coordination entre les services dans le cadre de la surveillance des lieux publics.
2. L'échange d'informations : la police municipale aura accès à des fichiers jusque là ouverts aux gendarmes et aux policiers nationaux (personnes recherchées, véhicules volés et identification d'engins motorisés).
3. L'élaboration de stratégies communes en matière de sécurité routière et de lutte contre les cambriolages.
A Sinnamary, la délinquance a baissé de 3,6% depuis le début de l'année et même de 6,7% sur les douze derniers mois.
4. La formation des policiers municipaux par des policiers nationaux.
« La police municipale est la troisième force de sécurité aujourd'hui. Une collaboration entre nos services est donc très importante, a estimé le lieutenant-colonel De Roquigny-Iragne. D'autant que nous, gendarmes, sommes souvent métropolitains : avoir un appui local au sein de la police municipale sera un atout. »
K.S.
Eric Spitz, Jean-Claude Madeleine et Guillaume De Roquigny-Iragne ont signé hier la convention de coordination entre la police municipale et la gendarmerie nationale. (KS)

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