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Pacte d'avenir : les mesures qui ont fait pencher la balance

Karin SCHERHAG Samedi 18 mars 2017
Pacte d'avenir : les mesures qui ont fait pencher la balance
Rodolphe Alexandre et Ségolène Royal, hier midi à la CTG, au moment de signer le protocole d'accord du Pacte d'avenir (KS)

Rodolphe Alexandre et Ségolène Royal ont signé, hier, le protocole d'accord du Pacte d'avenir. Plusieurs mesures ont été ajoutées au document initial.

La visite de Ségolène Royal en Guyane, pour le moins tumultueuse et riche en rebondissements, aura au moins permis de parvenir à un protocole d'accord (1) pour la signature du Pacte d'avenir. « Vous serez notre ambassadrice auprès du gouvernement » , lui a dit Rodolphe Alexandre. Soulagé d'être arrivé à ses fins, le président de la CTG a aussi déclaré se tenir à la disposition du chef de l'État pour la signature officielle de cette convention attendue de longue date et relancée par la ministre de l'Environnement. Elle s'en explique : « Quand je suis arrivée, j'ai été surprise de voir que les gens se mobilisaient pour réclamer davantage de choses. J'ai voulu savoir de quoi il s'agissait, avant de m'entretenir à ce sujet avec le président de la CTG et les parlementaires. On a retravaillé les mesures point par point et j'ai ensuite appelé le président de la République qui en a validé l'essentiel. » Comme par exemple la cession par l'État de 200 000 hectares de foncier : une moitié reviendra à la Collectivité territoriale, l'autre aux communes ; une enveloppe de 60 millions d'euros pour la construction de deux collèges et d'un lycée ; un moratoire d'un an sur les dépenses de la CTG liées au Revenu de solidarité active ; un plan hospitalier pour redresser les finances du Char ; la suspension de la vente du CMCK ; le doublement du pont du Larivot et la mise en deux fois deux voies entre Cayenne et Macouria ; la construction d'un nouveau commissariat à Cayenne dont les travaux commenceront en 2018 ou encore l'installation d'un scanner à l'aéroport.
Rodolphe Alexandre a conclu son intervention en soulignant l'importance du Pacte d'avenir dans la relance de l'économie guyanaise... et pour les finances de la Collectivité territoriale. Le prochain budget pourra ainsi être voté à l'équilibre.
(1) Retrouvez l'intégralité du protocole d'accord sur notre site www.franceguyane.fr
L'autonomie énergétique en 2030
Adoptée fin février par les élus de la CTG, la Programmation pluriannuelle de l'énergie a été entérinée par la ministre de l'Environnement.

Ségolène Royal a semblé impressionnée : 64% de l'énergie produite en Guyane est aujourd'hui issue de sources renouvelables. Avec la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) signée par la ministre hier, l'objectif est d'atteindre 84% en 2023 et l'autonomie totale en 2030.
2023, date à laquelle la vieille centrale de Dégrad-des-Cannes cessera de fonctionner pour laisser place à une nouvelle usine, dans le secteur du Larivot. D'ici là, la centrale actuelle, qui fonctionne exclusivement au fioul, devrait « accepter » le gaz naturel dont l'arrivée en Guyane a été annoncée par Ségolène Royal.
La PPE représente « un grand espoir pour les entreprises mais aussi pour les particuliers » , estime la ministre, qui n'a pas manqué de rappeler que les communes de l'intérieur pourront, grâce à ce programme, être alimentées en électricité.
Elle a par ailleurs promis que les tarifs de rachat de l'énergie photovoltaïque seraient revus à la hausse (+ 35%). Avant d'annoncer le lancement de la filière biomasse, « un axe majeur du développement de l'énergie en Guyane » . Quid des agréments bloqués par Bercy pour la centrale de Saint-Georges ? « La PPE vient d'être signée et le projet de Saint-Georges y est inscrit : les agréments vont donc pouvoir être délivrés rapidement » , a-t-elle répondu.
K.S.
Cayenne au coeur de la Caraïbe
Signée hier à l'hôtel de la CTG, elle porte désormais le nom de Déclaration de Cayenne. Ratifiée par les représentants de tous les pays de la Caraïbe et à la demande de l'État français, elle prévoit cinq mesures phares dans le programme de protection et de mise en valeur des fonds marins (Convention de Carthagène).
1. Prendre toutes les mesures appropriées pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution marine en étudiant l'expérience des meilleures pratiques et en les adoptant le cas échéant. Avec la nécessité de traiter toutes les formes de pollution plastique, y compris les microbilles.

2. Préserver la biodiversité en s'efforçant de protéger au moins 10% du milieu marin d'ici 2020 ; encourageant la mise en place de mesures de protection des récifs coralliens, des mangroves et des herbiers marins ; améliorant le contrôle des espèces envahissantes ; prenant des mesures visant à réduire les prises accessoires de tortues.

3. Renforcer la coopération scientifique pour relever des défis spécifiques comme l'acidification des océans ou la prolifération des sargasses.

4. Développer des mesures visant à réduire la pollution par les navires en mer.

5. Encourager la ratification ou l'adhésion de toutes les parties à la Convention de Carthagène et à ses protocoles.
« La Guyane se meurt »
Les socioprofessionnels ont profité de la présence de Ségolène Royal à la CTG pour porter leur message, par la voix de Valérie Vanoukia de l'Union des très petites entreprises de Guyane. « La Guyane se meurt mais les Guyanais veulent vivre » , a-t-elle clamé. « Elle se meurt parce que l'essentiel de nos collectivités locales devrait être mis sous tutelle [...] Parce qu'elle connaît une dégradation constante de son PIB (17 000 euros contre 34 000 dans l'Hexagone) [...] Elle se meurt par son insécurité croissante [...] Avec un taux de chômage de 22% et de 40% pour les jeunes [...] Parce que sur 25 élèves de C P, seuls huit trouveront un emploi [...] Parce qu'un quart de ses enfants n'a pas accès à l'eau courante ou à l'électricité [...] Mais nous voulons vivre à partir de nos atouts, en toute dignité, sans avoir à quémander. Et nous voulons que nos enfants ne soient pas condamnés à vivre dans la pauvreté dans un territoire avec autant de richesses. »
Territoires à énergie positive : sept nouveaux labels
Reportée elle aussi jeudi, la signature des conventions pour les territoires à énergie positive pour la croissance verte s'est déroulée hier. La communauté d'agglomération, déjà labélisée pour un programme à hauteur de 1 244 000 euros a obtenu une rallonge de 380 000 euros pour notamment la mise en oeuvre de navettes fluviales, l'aménagement des principaux débarcadères ou la végétalisation des pistes cyclables. Six petits nouveaux font leur entrée dans le dispositif : la communauté de communes de l'Ouest guyanais (364 000 euros), Matoury et Rémire-Montjoly (300 000 euros chacune), Roura (175 000 euros), Saint-Georges (383 200 euros) et le Parc naturel régional de Guyane (334 500 euros).

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2 commentaires

Vos commentaires

Lokalman973 20.03.2017
Hypocrisie

Pêche aux electeurs de gauche bien évidement

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Citizen 19.03.2017
Un petit tour et puis s'en va...

Période électorale... Qui a cru à ses belles promesses ?
Dites moi juste qui, je serai le premier à lui jeter la pierre.

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