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Outre-mer : les propositions des onze candidats à l'Élysée

Zoé PIN / Laureva Théard / C. R. Jeudi 20 avril 2017
Outre-mer : les propositions des onze candidats à l'Élysée
(photo d'archives)

Avec le mouvement de contestation en Guyane, les Outre-mer se sont retrouvés au coeur des programmes des onze prétendants lancés dans la course à l'Élysée. À deux jours du premier tour de scrutin dans le département, tour d'horizon, non exhaustif, de leurs différentes propositions pour lutter contre le chômage et soutenir l'économie dans ces territoires.

Nathalie Arthaud : pas de salaire ni de retraite en dessous des 1 800 euros
Dans un premier temps, la candidate de Lutte ouvrière annonce ne faire aucune distinction entre les territoires français. C'est pourquoi son « programme pour l'Outre-mer se fonde, comme en Métropole, sur les besoins vitaux de la population laborieuse, salariés, chômeurs, retraités » , précise-telle sur son site. Elle propose donc un emploi et un salaire décent pour tous, et pas de salaire ni de retraite en dessous des 1 800 euros net. Quant aux allocations et aux minima sociaux, ils devront être transformés en salaire. Nathalie Arthaud souhaite également interdire les licenciements, qui alimentent le chômage, et veut que les travailleurs participent à un contrôle sur les comptes des entreprises. Enfin, elle juge qu'il faut « prendre l'argent nécessaire sur les immenses profits du [...] patronat pour répondre aux problèmes particuliers des classes exploitées, salariés mais aussi commerçants, artisans, petits paysans - qui n'exploitent personne mais qui subissent la loi des banques et des grands groupes capitalistes » .
François Asselineau : lutter contre l'illettrisme par l'apprentissage du français et du calcul
Le candidat de l'Union populaire républicaine (UPR), qui se prononce pour une sortie de la France de l'Union européenne, propose un grand éventail de mesures pour les Outre-mer. Celles-ci sont fondées sur le principe d'égalité entre tous les citoyens, qu'il s'agisse de rémunérations salariales ou de justice. François Asselineau entend lutter contre le chômage en favorisant la main-d'oeuvre locale et en luttant contre la concurrence des travailleurs des pays voisins dont les charges sont moins importantes. Il plaide aussi en faveur du développement des infrastructures publiques tels les hôpitaux, et affiche sa volonté de mettre en place des campagnes de prévention contre la toxicomanie, l'alcoolisme et les maladies sexuellement transmissibles. Le candidat met en avant la protection de l'environnement en proposant de lutter contre l'orpaillage ou d'améliorer le traitement des déchets. Il propose également de développer l'utilisation des ressources énergétiques et agricoles locales, par l'exploitation des énergies renouvelables ou l'extension des zones de pêche. Enfin, il veut lutter contre l'illettrisme à l'école élémentaire par l'apprentissage du français et du calcul, et envisage la construction de nouveaux établissements scolaires.
Jacques Cheminade : fixer un Smic en fonction du coût réel de la vie
Le candidat de Solidarité et Progrès souhaite « mettre en place une réelle politique de développement économique et social tout en créant les conditions d'une intégration économique régionale » afin de « revitaliser les territoires » d'Outre-mer. Il défend trois grands axes. D'abord, il veut « allier l'urgence sociale et infrastructurelle » en lançant un grand « plan de recrutement et de mise à niveau des équipements sociaux et des infrastructures » , et en « fixant un Smic en fonction du coût réel de la vie » . Il entend ensuite « favoriser le développement agro-industriel local et l'intégration économique régionale » en entreprenant un décollage industriel, « en y intégrant la nouvelle économie de la mer » , en mettant en place une « vraie réforme agraire » et en assurant une « protection douanière sur les produits locaux » . Jacques Cheminade compte enfin « évincer l'illettrisme » en mettant en place « un enseignement obligatoire de deux heures hebdomadaires » et en assurant « un suivi et un tutorat personnalisé pour chaque élève pour une remise à niveau d'urgence » . Lors de la présidentielle de 2012, Jacques Cheminade avait proposé de faire de Saül la capitale de la Guyane, comme les Brésiliens l'ont fait avec Brasilia, en 1960.
Nicolas Dupont-Aignan : renforcer les forces de l'ordre pour lutter contre la délinquance
Le candidat de Debout la France entend valoriser la place de l'Outre-mer dans l'ensemble national en créant un ministère de la Mer et de l'Outre-mer. Il envisage également de mettre en oeuvre une stratégie nationale de promotion des atouts de l'Outre-mer, afin de développer l'économie de la mer, le tourisme, l'agriculture, et de déployer une véritable continuité territoriale avec l'Hexagone, en divisant notamment le prix des billets d'avion par deux.
Nicolas Dupont-Aignan souhaite par ailleurs remplacer l'octroi de mer par la TVA pour les produits importés de l'Hexagone et de l'Union européenne ne concurrençant pas la production locale, ce qui fera baisser les prix. Il propose aussi un plan de construction et de rénovation des écoles primaires en partenariat avec les communes. Il entend lutter contre l'illettrisme par le biais d'un renforcement de l'apprentissage du français. En matière de santé, il veut mettre en oeuvre, en lien avec les collectivités locales, un plan de rattrapage de l'encadrement médical pour atteindre les ratios hexagonaux.
À propos des investissements pour l'activité et l'emploi, il veut renforcer la défiscalisation pour les investissements réalisés Outre-mer dans les secteurs d'avenir ou moteurs en matière de développement économique et de création d'emplois : le logement, les technologies de l'information et de la communication, le tourisme, les énergies renouvelables, la pêche, la recherche-développement privée. Et en matière de sécurité, il entend renfoncer le contrôle aux frontières, notamment en Guyane et à Mayotte, en vue d'améliorer la lutte contre l'immigration illégale et les trafics de stupéfiants. Dans une lettre adressée aux 500 Frères contre la délinquance et aux collectifs le 28 mars, le candidat souverainiste propose, s'il est élu président, de mener une « politique énergétique tournée vers l'avenir » . Il plaide en faveur d'un renforcement significatif des effectifs des forces de l'ordre pour lutter contre la délinquance. Il veut aussi mettre un terme à « l'orpaillage » illégal et sécuriser les frontières avec le Suriname et le Brésil. Déclarant avoir « beaucoup d'estime » pour le projet de la Montagne d'or, il s'interroge sur la possibilité de lancer une filière d'exploration et d'exploitation française respectueuse de l'environnement.
Rappelons qu'en 2014, Nicolas Dupont-Aignan proposait de rétablir à Cayenne un « centre de détention » permettant d'isoler les Français revenus du djihad, des « fous furieux » qui doivent selon lui rester éloignés de la population. Ces propos n'avaient pas plu à la députée Chantal Berthelot qui l'avait personnellement interpellé à l'Assemblée afin qu'il présente ses excuses aux Guyanais « pour ses propos insultants » .
François Fillon : faire de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité
Dans le programme du candidat de la droite et du centre, les Outre-mer, « part précieuse de la France dans sa diversité » , font l'objet de 25 propositions, au premier rang desquelles figure une augmentation des moyens des forces de sécurité et de l'autorité judiciaire ainsi qu'une hausse du nombre des places de prison. Le candidat compte par ailleurs faire de l'État le garant de l'éducation en activant notamment un plan massif de lutte contre l'illettrisme. Contre le « fléau du chômage » , il entend mettre en place un principe de stabilité des aides aux entreprises en « sanctuarisant les efforts financiers de l'État sur dix ans » et dégager dans ce cadre près de deux milliards d'euros pour « abaisser le coût du travail » et encourager la création d'emplois, notamment par le biais d'une baisse d'impôts pour toutes les entreprises de la Lodeom (loi pour le développement économique des Outre-mer) et via zéro charge sociale sur tous les salaires jusqu'à deux Smic pour ces entreprises et celles de moins de 11 salariés et jusqu'à trois Smic pour les secteurs renforcés. Il veut aussi « stabiliser les effectifs de la fonction publique tant que la situation du chômage sera critique » . Il promet par ailleurs de « défendre les spécificités de l'agriculture des Outre-mer à Bruxelles » et de prendre en compte les « enjeux spécifiques » de chaque territoire ultramarin. Ainsi, pour la Guyane, où il est venu en avril 2016 pour défendre un « programme à la fois ambitieux et réaliste » , François Fillon entend notamment « garantir la sécurité » des habitants et « faire de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité » en subordonnant « l'acquisition de la nationalité à la régularité du séjour des parents » . Il veut aussi organiser des concours déconcentrés pour le recrutement dans la police et la gendarmerie, soutenir des projets aurifères qui « respectent les conditions de responsabilité environnementale et assurent des retombées économiques » , appuyer la Collectivité territoriale de Guyane « afin que l'exploration pétrolière puisse être une réussite » dans des conditions qui profitent au territoire sans endommager son capital environnemental. Il compte aussi donner au centre hospitalier de Cayenne les moyens nécessaires à ses missions et être vigilant sur l'avenir du CMCK à Kourou et du Chog à Saint-Laurent du Maroni. Il propose par ailleurs de mettre à disposition des collectivités territoriales une dotation foncière dans le cadre d'un Plan de cession foncière.
Benoît Hamon : le RSA à 600 euros dès l'an prochain
Territoires « symboles d'une France ouverte sur le monde » , les Outre-mer font l'objet d'un dossier spécial intitulé « Faire battre le coeur des Outre-mer » dans le programme du candidat socialiste. Au total, 68 propositions y sont déclinées. Benoît Hamon veut notamment porter le revenu de solidarité active (RSA) à 600 euros dès 2018, augmenter les minima sociaux de 10% et revaloriser les petites retraites agricoles. Il se prononce aussi pour la création d'un fonds pour l'égalité réelle de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans, « principalement ciblé sur le financement de la construction d'infrastructures structurantes » . En matière d'éducation, il propose notamment un nombre de 20 élèves maximum par classe « durant le cycle des apprentissages fondamentaux » (du CP au CE2), le rattrapage des retards de construction d'établissements scolaires et la garantie du droit à la scolarisation dès l'âge de deux ans. Benoît Hamon veut aussi intégrer l'histoire des Outre-mer aux programmes scolaires de tous les élèves français, financer une chaire d'excellence consacrée aux Outre-mer et soutenir la création de la Fondation pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage à Paris. Il entend en outre garantir un accès à des soins de qualité, faire des Outre-mer des « territoires pilotes sur les énergies renouvelables » , développer la filière bio-climatique, soutenir la production interne et en particulier les filières agricoles d'excellence que sont la banane, la canne et la pêche, et mettre en place une politique de la mer. Enfin, face à l'insécurité pour laquelle il cite en exemple la Guyane,-les Outre-mer feront partie des « territoires prioritaires qui bénéficieront des investissements nécessaires dans les effectifs, l'immobilier et le matériel » . Le candidat socialiste veut instaurer une prime pour les forces de l'ordre présentes dans les Outre-mer et assure qu'il veillera à ce que chaque département dispose d'une compagnie départementale d'intervention de nuit.
Jean Lassalle : il déplore l'abandon complet des Outre-mer depuis 30 ans
Le député des Pyrénées-Atlantiques n'évoque pas les Outremer dans son programme.
Cependant, il en a parlé dans les médias, notamment sur la chaîne LCI, où il a estimé que « nous avons complètement abandonné nos territoires et nos départements d'Outre-Mer depuis une trentaine d'années » .
Marine Le Pen : faire respecter les frontières de la France
(photo d'archives)
La candidate du Front national place l'Outre-mer au coeur de son projet pour la France. Elle souhaite ainsi un « grand ministère d'État de l'Outre-mer et de la Mer » à compétences élargies pour « valoriser la dimension maritime de la France et développer un vaste plan stratégique d'investissement autour de l'économie de l'or bleu » .
Dans un document d'une vingtaine de pages exclusivement consacré à l'Outre-mer, cette « France du bout du monde » , la candidate du parti d'extrême droite propose une hausse des effectifs de la police aux frontières et de l'armée, notamment en Guyane, le long des cours d'eau pour « faire respecter les frontières de la France »
Au chapitre économique, elle estime nécessaire de regrouper tous les dispositifs qui ont existé (lois Pons, Perben et Girardin, ZFA, Lodeom) dans la création de zones ultra-marines françaises d'investissement prioritaire (Zufip). Elle se prononce aussi pour la création d'une Agence pour les investissements privilégiés d'Outre-mer (Apipom) chargée d'assurer depuis la Métropole la promotion de l'arsenal législatif et fiscal des Zufip.
Marine Le Pen entend par ailleurs « réformer en profondeur l'octroi de mer » en modulant en particulier cette taxe « en fonction de la provenance des produits afin de rétablir une continuité entre l'économie de la Métropole et de l'Outre-mer » . En matière d'éducation, elle propose entre autres d'augmenter les heures de français et de mathématiques à l'école primaire, d'interdire le passage en sixième si l'enfant ne sait pas parfaitement lire et écrire. Il conviendrait selon elle de « rendre progressivement obligatoire le Service militaire adapté (SMA) pour les jeunes qui rompent avec le système éducatif, sous peine de perdre toute allocation et de favoriser les filières agricoles dans l'enseignement professionnel spécialisé, dans le cadre du redressement économique de l'Outre-mer.
« L'État a une part de responsabilité dans le sentiment d'abandon de certains Guyanais. Mais je leur dis qu'ils ne seront rien sans l'État-nation, ils seront grignotés par d'autres pays qui viendront se servir » , avait déclaré Marine Le Pen à France-Guyane au terme de sa visite dans le département en décembre dernier.
Emmanuel Macron : pour l'or, contre le pétrole
(photo d'archives)
Pour le candidat d'En Marche! , les Outre-mer « sont un potentiel à libérer » . Il propose en premier lieu de « reconstruire une politique de continuité territoriale » en portant notamment à 200 000 le nombre de billets d'avion à prix « aidés » chaque année pour la mobilité des Ultramarins en France et dans leur environnement régional. Afin de soutenir l'activité et l'emploi, il veut par ailleurs négocier au sein de l'Union européenne afin que les normes prennent mieux en compte les spécificités des Outre-mer, par exemple, dans l'agriculture et la politique de la pêche. L'ancien ministre de l'Économie entend aussi consacrer un milliard d'euros sur cinq ans au financement des investissements collectifs des territoires ultramarins, et supprimer la caisse qui gère le Régime social des indépendants pour l'adosser au régime général. Il s'engage en outre à donner aux Outre-mer les moyens d'une croissance bleue plus dynamique, en organisant la filière maritime et en développant le volet ultramarin de la task force maritime créée par le comité interministériel de la mer. Il propose aussi de localiser dans les Outre-mer l'agence française pour la biodiversité. Au chapitre éducation, Emmanuel Macron entend soutenir le développement d'un Erasmus caribéen et faire des universités Outre-mer des pôles universitaires internationaux rayonnant dans leur région. Quant à la question de l'insécurité, il promet un renforcement des moyens des services de sécurité et de justice et le déploiement, comme dans le reste du territoire, d'une « police de sécurité au quotidien » . Il assure aussi sans autres précisions que seront engagées des « actions » pour lutter contre les prix trop hauts et les marges indues. Enfin, il précise, sans développer l'idée, qu'il sera permis « aux collectivités d'Outre-mer de modifier la réglementation de droit commun pour l'adapter à leur situation particulière » .
Lors d'une visite éclair en décembre 2016 en Guyane, il avait affiché pour priorité de « donner plus de compétences au territoire guyanais » . « Je ne parle pas d'indépendance, précisait-il alors. Mais je veux travailler avec les élus locaux autour de l'article 73 pour mettre en place une habilitation. Les règles qui s'appliquent sur tout le territoire national ne sont pas adaptées ici. » Lors d'un entretien accordé à France-Gu yane peu avant son départ à destination du département, il avait par ailleurs jugé, concernant les minerais, qu'il y avait « un potentiel de développement économique qui doit se réaliser conformément à notre politique et à nos engagements environnementaux, qu'il s'agisse de l'or en Guyane ou du nickel en Nouvelle-Calédonie. »
Enfin, en février dernier, il s'était prononcé contre l'octroi du permis pétrolier aux opérateurs du secteur des hydrocarbures. « Le nouveau permis (pétrolier), je souhaite qu'il ne soit pas donné » , avait-il déclaré à Pascal Canfin (directeur de WWF France, sur la chaîne de l'ONG), confiant s'être entretenu avec le président de la Collectivité territoriale de Guyane. Ne cachant pas sa « sympathie » pour le candidat à la présidentielle, Rodolphe Alexandre a néanmoins rangé la déclaration de Macron dans la catégorie « ratissage » des voix écolos et a laissé « le politique dans l'engrenage des élections » . « J'attends le (prochain) président de la République, avec qui on devra avoir un vrai débat, parce que pour moi la Guyane ne peut plus se passer ni de l'aurifère, ni du bois, ni du pétrole... c'est essentiel! » , a-t-il ajouté.
Jean-Luc Mélenchon : faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique
Le candidat de la France insoumise veut faire des OutreMer - qu'il considère comme « la chance de la France » - des « pionniers du progrès écologique et social » . Pour cela, il veut « faire vivre la République, l'égalité, le métissage et le droit du sol » dans les territoires ultramarins. Il faut selon lui « étendre la laïcité dans les Outre-mer » , soutenir « l'enseignement des langues et cultures d'Outre-mer » pour ceux qui le souhaitent, et mettre en valeur « la diversité des patrimoines culturels et linguistiques » de ces territoires. Il faut aussi « faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique » . De son avis, il est donc nécessaire de mettre en place « un plan d'autonomie énergétique » sur ces territoires « à partir des énergies renouvelables disponibles » , de préserver « les trésors de biodiversité » et de doter chaque territoire d'au moins « un lycée professionnel maritime » afin de développer l'économie de la mer.
Jean-Luc Mélenchon compte également « assurer l'égalité et la présence de l'État » en engageant un « plan pluriannuel d'investissement et de développement des services publics » et en supprimant « les exemptions fiscales bénéficiant aux ultra-riches » afin d'investir cet argent pour les territoires ultramarins. À ses yeux, il faut aussi libérer les « Outre-mer des monopoles privés » , en protégeant les « économies locales par un bouclier douanier » et en atteignant « l'auto- suffisance alimentaire » grâce au développement d'une « agriculture écologique et paysanne » . Pour finir, il souhaite « faire des Outre-mer des leviers d'alternative à l'échelle mondiale » en construisant des « points d'appui des combats écologiques d'intérêt universel » comme l'appui « à la préservation des forêts » .
Philippe Poutou : le droit à l'autodétermination des populations
Son programme sur les Outre-mer figure sur son site internet dans la catégorie « colonies françaises et Dom-Tom » . Rien n'est indiqué sur la thématique dans le programme de 48 pages imprimables du candidat du Nouveau parti anticapitaliste.
Le NPA défend « le droit à l'autodétermination des populations » et la « revendication d'indépendance » des territoires ultramarins. Il exige « un retrait des troupes et des installations militaires françaises » . C'est aux populations vivant sur ces territoires « de décider de la nature des liens à établir » entre ces territoires et les autres pays, juge aussi le NPA qui plaide en faveur de la « libération sociale » de ces territoires.
Philippe Poutou s'est également exprimé sur son site officiel sur le mouvement social guyanais qui selon lui « montre que la France exploite » le département, considéré par le NPA comme « une colonie » . À ses yeux, les Guyanais, « qu'ils soient Noirs marrons ou Indiens d'Amazonie, doivent pouvoir s'autodéterminer » , notamment en ce qui concerne les ressources naturelles : c'est « aux Guyanaises et aux Guyanais de décider comment protéger la forêt amazonienne » . En réponse au collectif Or de question, le NPA exprime son opposition au « projet de mine d'or » (sans plus de précisions) pour plusieurs raisons, notamment parce qu'il est nécessaire de « protéger le milieu naturel exceptionnel » et que ce type de « mégaprojet » ne sert « qu'à enrichir les multinationales » .
En Guyane, les partisans de Jacques Cheminade sont discrets. Le récidiviste de la présidentielle avait obtenu 148 voix en 2012 (0, 4% des voix). On ne sait pas s'il fera mieux samedi, au premier tour de l'élection. Mais il a déjà réussi un premier exploit : il est le seul, pour l'instant, à faire coller ses affiches en Guyane (PYC)
Aux urnes samedi de 8 heures à 19 heures
Le premier tour de l'élection présidentielle se tient en Guyane samedi. L'ensemble des 115 bureaux de vote seront ouverts de 8 heures à 19 heures, selon un communiqué du préfet. Si les mairies ne disposent pas déjà de tout le matériel de vote, « elles l'auront en temps et en heure » , a-t-on assuré hier au service de communication de la préfecture. « Tout est prévu pour que chaque mairie, chaque bureau de vote ait son matériel, et que tout se passe dans les conditions réglementaires » . Ceux qui n'ont pas reçu leur carte électorale peuvent voter tant qu'ils sont inscrits sur les listes électorales. Pour ce faire, ils doivent se rendre à leur bureau de vote habituel munis d'une pièce d'identité. La liste des pièces valables est à retrouver sur le site : www.interieur.gouv.fr
(photo d'archives)

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Psyché 20.04.2017
On a les elus et les lois que l'on merite...

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