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Outre-mer : les propositions de Macron et Le Pen

C.R Dimanche 23 Avril 2017 - 19h42
Outre-mer : les propositions de Macron et Le Pen
Emmanuel Macron (g) et Marine Le Pen sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle - Eric Feferberg, Joël SAGET (AFP/Archives)

Tour d'horizon, non exhaustif, des différentes propositions pour l'Outre-mer des deux candidats restants à la présidence.

Marine Le Pen : faire respecter les frontières de la France
La candidate du Front national place l'Outre-mer au coeur de son projet pour la France. Elle souhaite ainsi un « grand ministère d'État de l'Outre-mer et de la Mer » à compétences élargies pour « valoriser la dimension maritime de la France et développer un vaste plan stratégique d'investissement autour de l'économie de l'or bleu » .
Dans un document d'une vingtaine de pages exclusivement consacré à l'Outre-mer, cette « France du bout du monde » , la candidate du parti d'extrême droite propose une hausse des effectifs de la police aux frontières et de l'armée, notamment en Guyane, le long des cours d'eau pour « faire respecter les frontières de la France »
Au chapitre économique, elle estime nécessaire de regrouper tous les dispositifs qui ont existé (lois Pons, Perben et Girardin, ZFA, Lodeom) dans la création de zones ultra-marines françaises d'investissement prioritaire (Zufip). Elle se prononce aussi pour la création d'une Agence pour les investissements privilégiés d'Outre-mer (Apipom) chargée d'assurer depuis la Métropole la promotion de l'arsenal législatif et fiscal des Zufip.
Marine Le Pen entend par ailleurs « réformer en profondeur l'octroi de mer » en modulant en particulier cette taxe « en fonction de la provenance des produits afin de rétablir une continuité entre l'économie de la Métropole et de l'Outre-mer » . En matière d'éducation, elle propose entre autres d'augmenter les heures de français et de mathématiques à l'école primaire, d'interdire le passage en sixième si l'enfant ne sait pas parfaitement lire et écrire. Il conviendrait selon elle de « rendre progressivement obligatoire le Service militaire adapté (SMA) pour les jeunes qui rompent avec le système éducatif, sous peine de perdre toute allocation et de favoriser les filières agricoles dans l'enseignement professionnel spécialisé, dans le cadre du redressement économique de l'Outre-mer.
« L'État a une part de responsabilité dans le sentiment d'abandon de certains Guyanais. Mais je leur dis qu'ils ne seront rien sans l'État-nation, ils seront grignotés par d'autres pays qui viendront se servir » , avait déclaré Marine Le Pen à France-Guyane au terme de sa visite dans le département en décembre dernier.

Emmanuel Macron : pour l'or, contre le pétrole
Pour le candidat d'En Marche! , les Outre-mer « sont un potentiel à libérer » . Il propose en premier lieu de « reconstruire une politique de continuité territoriale » en portant notamment à 200 000 le nombre de billets d'avion à prix « aidés » chaque année pour la mobilité des Ultramarins en France et dans leur environnement régional. Afin de soutenir l'activité et l'emploi, il veut par ailleurs négocier au sein de l'Union européenne afin que les normes prennent mieux en compte les spécificités des Outre-mer, par exemple, dans l'agriculture et la politique de la pêche. L'ancien ministre de l'Économie entend aussi consacrer un milliard d'euros sur cinq ans au financement des investissements collectifs des territoires ultramarins, et supprimer la caisse qui gère le Régime social des indépendants pour l'adosser au régime général. Il s'engage en outre à donner aux Outre-mer les moyens d'une croissance bleue plus dynamique, en organisant la filière maritime et en développant le volet ultramarin de la task force maritime créée par le comité interministériel de la mer. Il propose aussi de localiser dans les Outre-mer l'agence française pour la biodiversité. Au chapitre éducation, Emmanuel Macron entend soutenir le développement d'un Erasmus caribéen et faire des universités Outre-mer des pôles universitaires internationaux rayonnant dans leur région. Quant à la question de l'insécurité, il promet un renforcement des moyens des services de sécurité et de justice et le déploiement, comme dans le reste du territoire, d'une « police de sécurité au quotidien » . Il assure aussi sans autres précisions que seront engagées des « actions » pour lutter contre les prix trop hauts et les marges indues. Enfin, il précise, sans développer l'idée, qu'il sera permis « aux collectivités d'Outre-mer de modifier la réglementation de droit commun pour l'adapter à leur situation particulière » .
Lors d'une visite éclair en décembre 2016 en Guyane, il avait affiché pour priorité de « donner plus de compétences au territoire guyanais » . « Je ne parle pas d'indépendance, précisait-il alors. Mais je veux travailler avec les élus locaux autour de l'article 73 pour mettre en place une habilitation. Les règles qui s'appliquent sur tout le territoire national ne sont pas adaptées ici. » Lors d'un entretien accordé à France-Gu yane peu avant son départ à destination du département, il avait par ailleurs jugé, concernant les minerais, qu'il y avait « un potentiel de développement économique qui doit se réaliser conformément à notre politique et à nos engagements environnementaux, qu'il s'agisse de l'or en Guyane ou du nickel en Nouvelle-Calédonie. »
Enfin, en février dernier, il s'était prononcé contre l'octroi du permis pétrolier aux opérateurs du secteur des hydrocarbures. « Le nouveau permis (pétrolier), je souhaite qu'il ne soit pas donné » , avait-il déclaré à Pascal Canfin (directeur de WWF France, sur la chaîne de l'ONG), confiant s'être entretenu avec le président de la Collectivité territoriale de Guyane. Ne cachant pas sa « sympathie » pour le candidat à la présidentielle, Rodolphe Alexandre a néanmoins rangé la déclaration de Macron dans la catégorie « ratissage » des voix écolos et a laissé « le politique dans l'engrenage des élections » . « J'attends le (prochain) président de la République, avec qui on devra avoir un vrai débat, parce que pour moi la Guyane ne peut plus se passer ni de l'aurifère, ni du bois, ni du pétrole... c'est essentiel! » , a-t-il ajouté.

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11 commentaires

Vos commentaires

DanaLize 24.04.2017
Oui soyons vigilants

L'état français n'a pas peur de ces qq indépendantistes que nos forces de l'ordre peuvent dégager en moins de deux, ils ont tout ce qu'il faut mais ils attendaient l'ordre pour agir, et l'ordre n'a jamais été donné.Voilà pourquoi, tout ça a duré tout ce temps.Rappelez -vous lors des attaques terroristes en France, comment l'assaut est donné et les terroristes règlés en moins de 2.

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DanaLize 24.04.2017
Nos élus aussi

L'or ou le pétrole qui intéresse nos manipulateurs; ou les deux. L'indépendance de la Guyane les arrange, ils auront tout gagné. Pendant que les guyanais s'étripent sur leurs problèmes, eux derrière , ils doivent bien rigoler, en plus avec leurs paquets de billets, ça fait tourner la tête à n'importe qui.
En tous les cas, Marine Le Pen a été approchée par le dirigeant d'un très grand pays de l'est, qui a fait élire Donald Trump.
Regarder les éliminés de la présidentielle, ils ont presque tous dit de voter Macron. Même Mr Obama a posté son soutien à Macron. Je ne suis pas pour Macron, mais faut-il voir là, un signe?

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jml973 24.04.2017
Prédiction présidentielle ?

« L'État a une part de responsabilité dans le sentiment d'abandon de certains Guyanais. Mais je leur dis qu'ils ne seront rien sans l'État-nation, ils seront grignotés par d'autres pays qui viendront se servir » Pas besoin des autres pays pour que nous nous fassions bouffer de la sorte. Les groupes indépendantistes (MDES, UTG, Komité Apéro) font très bien ce travail de destruction de la Guyane. Dès lors qu'ils seront arrivés à leur but, soit l'indépendance de la Guyane, ils la vendront pièce par pièce aux vautours que sont le Brésil, le Suriname et le Venezuela. Ils s'en mettront plein les poches puis laisserons tomber les gens qui les ont porté au pouvoir dans la misère et le chaos. Lors du referendum sur le statut de la Guyane, il faudra rester vigilants à leurs manipulations et les gens devront s'en méfier. Quand on abandonne le statut de département français et la protection qui va avec, c'est définitif ! Petit conseil à ceux qui ont poussé ce collectif sur des territoires inconnus et dangereux : Réfléchissez bien. Les membres du collectif auront les moyens d'aller vivre en métropole ou aux Antilles, nous peut-être pas ...

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brigandin2 24.04.2017
Restons vigilant

Bien dit mon frère !

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jml973 24.04.2017

^-^

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DanaLize 24.04.2017
mystère mystère

Peut être qu'ils savent qui sont à l'origine de ce qui nous arrive et qu'un missile plane au dessus de la France? Qui sait? Donald Trump est élu, donc....

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Paassy 24.04.2017

Le referendum n'est pas acté ! C'est le congrès des élus qui en décidera. Encore faut il que ce soit véritablement les élus qui décident pas un collectif de maitres chanteurs.
Le changement statutaire apparait ici comme une lubie qui ne repose sur rien. La CTG vient tout juste de commencer à fonctionner et Rodolphe Alexandre demande déjà le changement statutaire ? C'est quoi ce binz ? Roro a milité pour la CTG dans l'article 73 et là, il demande à changer ? C'est une position incroyable, il cocufie ses électeurs dans les grandes largeurs.
Le risque d'échec de cette démarche est grand puisque rien ne garanti que le prochain gouvernement accepte un nouveau referendum, à peine sept ans après le précédent dont le résultat écrasant ne suggère pas que la population ait majoritairement changé d'avis. Les élus auront l'air bien cons.

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jml973 24.04.2017

Je pense au contraire que le référendum est bien acté. Il a même occulté toutes les autres revendications dans les dernières semaine de la manifestations. Les porte paroles du collectif (Darnal et Rimane) ainsi que les groupes indépendantistes (Komité Apéro, UTG, MDES) ont tout fait pour que cette revendication soit au premier plan. Il suffit de voir Rimane sourire lors de la signature à la Préfecture. Le seul à sourire en ce jour et pour cause puisque les indépendantistes ont eu gain de cause. R. Alexandre a toujours été dans leur sens, peut-être pas par opinion mais pour se maintenir à son poste. En bon politicien, il va dans le sens du vent. Jamais il n'a défendu les entreprises en difficulté ni les enfant qui n'allaient plus à l'école. Il n'a jamais émis le moindre commentaire sur la façon dont cette manifestation s'est déroulée. Ce qui est flippant c'est que beaucoup de politiciens locaux (incompétents par ailleurs) au sein du Walwari, du PSG, ... sont des indépendantistes qui n'attendent que ça. La majorité de la population a peut être voté pour l'article 73 mais le collectif Pou la Gwyann dékoné a montré qu'ils savaient manipuler au détriment de la population qui les suit. Le travail de sape qu'ils vont opérer dans les prochains mois et années jusqu'au référendum va être important. Ils l'ont dit eux-même, ils vont rester mobilisés (comprenez ils vont travailler la population ) pendant des mois et des années. A nous de rester vigilants.

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Paassy 24.04.2017
Traitre un jour, traitre toujours.

Oui, il faut rester vigilant. Mais pour faire entendre notre vigilance, il faut savoir quels sont les élus qui ne cautionnent pas ce hold up de la démocratie.
En regardant le mouvement, on a vu que 20 000 personnes se sont mobilisées pour les revendications légitimes. Dès que le changement statutaire a été injecté par les indépendantistes, on ne dépassait pas les 300 personnes aux meetings. La place est grande pour les loyalistes. Si aucun élu ne veut les entendre, le moment est sans doute venu pour l'émergence de nouvelles personnalités.
En arborant le drapeau indépendantiste à la CTG et lors de la signature avec le préfet, Rodolphe Alexandre a trahi ses électeurs.
Chabin commence a avoir un sacré passif dans la traitrise.

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fapips86 25.04.2017

La majorité de la population ?22% de participation au scrutin de 2010 j'appelle pas ça la majorité ????

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greg974 26.04.2017

C'était 48,16 % le taux de participation mon cher Monsieur. De plus, face un vote on parle de majorité exprimée...si on ne va pas voter, rien à réclamer.

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