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Le Plu acte II : état des lieux

Karin SCHERHAG France-Guyane 22.02.2012

Mercredi dernier, la maquette du futur éco-quartier a été présentée aux habitants au cours d'une réunion publique. ( KS)

Deuxième étape dans l'élaboration du Plan local d'urbanisme : le diagnostic. Rendu public mercredi dernier, il a mis en lumière plusieurs insuffisances.

Installée dans le hall de l'hôtel de ville de Rémire-Montjoly, la maquette du futur éco-quartier attire nombre de curieux, chacun essayant d'imaginer à quoi ressemblera bientôt le centre-ville, depuis le rond-point Adélaïde-Tablon jusqu'au lycée Léon Gontran Damas. « Tiens, c'est donc là que s'installera le marché couvert ? Super, c'est tout près de chez moi! » , se réjouit une dame. Mais sans la révision - et l'adoption - du Plu (Plan local d'urbanisme) de la commune, tout ceci risque de rester au stade du carton-pâte.
La deuxième réunion publique organisée sur ce thème a donc une fois encore suscité un vif intérêt des habitants, jamais avares de questions, même si le bureau d'études mandaté (G2C) n'en est pour l'heure qu'au stade du diagnostic. Le Plu ne devrait pas être acté avant la fin de l'année 2012 (voire début 2013) et certains s'impatientent déjà.
À Rémire-Montjoly, les contraintes environnementales sont nombreuses : risque d'inondation, mouvements de terrain, risque technologique, sites archéologiques et/ou inscrits, zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff), envasement du littoral ou encore érosion marine limitent l'expansion des zones constructibles (environ 60% du territoire restent cependant aménageables).
MANQUE DE LOGEMENTS, D'ESPACES PUBLICS...
L'état des lieux mené par G2C a mis en lumière différentes incohérences qui devront être gommées.
- L'eau, pourtant très présente dans et aux abords de la ville, est presque invisible en son coeur alors qu'elle pourrait en être un élément fédérateur.
- Les espaces publics sont rares et la ville manque de lieux de rencontres et de manifestations.
- Les sites historiques sont noyés au milieu d'une urbanisation hétéroclite et donc peu perceptibles.
- Les axes de déplacement, coupés par la route départementale, sont à revoir pour créer des liens, des passerelles, entre les différents quartiers et sécuriser la circulation des deux-roues et des piétons.
- L'insuffisance des transports en commun pose problème lorsque l'on sait que 75% des actifs de la ville vont travailler ou étudier à Cayenne.
- La répartition, le long des voies principales, de toutes les activités commerciales et de services, isole plus encore les quartiers excentrés. Tout comme le déficit d'équipements scolaires, sportifs et de loisirs sur les secteurs d'Attila Cabassou et de Dégrad-des-Cannes.
- L'absence d'équipements culturels.
- Un parc de logements difficilement accessibles (prix les plus élevés de Guyane), le manque de logements sociaux malgré la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de 2000), le faible nombre de logements vacants (50) qui fait face à l'augmentation constante de la population (environ 21 000 habitants en 2012, contre 6 700 il y a trente ans).
Le Plu ne devrait pas être acté avant la fin de l'année 2012, voire début 2013. ( KS)Le Plu ne devrait pas être acté avant la fin de l'année 2012, voire début 2013. ( KS)
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24 mai 2012