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Le Pacte d'avenir divise les élus

Karin SCHERHAG Jeudi 24 novembre 2016
Le Pacte d'avenir divise les élus
Rodolphe Alexandre dit ne pas vouloir « brader la Guyane » (photo d'archives)

Reportée de nombreuses fois, la signature du Pacte d'avenir a été avortée, mardi. Le président de la Collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, ayant finalement décidé de ne pas signer. Explications.

Ce ne devait être qu'une formalité. La signature du Pacte d'avenir devait avoir lieu mardi, à l'Élysée. Promis depuis 2013, ce pacte est un engagement de l'État programmé sur dix ans. Objectifs : le rattrapage structurel de la Guyane et la relance de son développement. Mais le week-end dernier déjà, des rumeurs annonçaient que Rodolphe Alexandre, le président de la Collectivité territoriale de Guyane, refuserait de signer. « Il ne s'agit pas de ne pas signer, a-t-il expliqué aux journalistes présents lundi matin à la plénière de la CTG. Il s'agit de poser un acte fondateur sur le Pacte d'avenir, qui est pour nous un élément important à joindre à la fois au contrat de plan, aux fonds européens et à la participation de l'État. Il y a des dispositifs qui ne nous plaisent pas et pour lesquels nous avons demandé des rectifications. Nous avons donc souhaité reporter la signature. »
Concrètement, le président de la CTG réclame « un ajout de la part de l'État » pour le financement des lycées de Saint-Laurent, Macouria et Maripasoula. Même chose pour les collèges et la création de la deux fois deux voies vers Macouria. Il ajoute : « La cession des 100 000 hectares (de l'État à la CTG, ndlr) est non négociable. C'est un point fondamental mais l'État ne l'a pas tout à fait adopté. »
« JE REFUSE DE BRADER LA GUYANE »
Rodolphe Alexandre craint aussi que les prochaines échéances électorales compromettent le Pacte d'avenir : « Pour l'instant, le dispositif prévoit une garantie du président de la République de 400 millions d'euros pour permettre à la CTG de lever ses emprunts. Mais une alternative se pose : l'élection présidentielle. » Mardi, Rodolphe Alexandre s'est rendu au ministère des Outre-mer pour une réunion de travail. « Il faut qu'on arrive à une solution commune. Je refuse de brader la Guyane. »
Riché se réjouit... Les parlementaires s'impatientent
David Riché, le président de l'Association des maires de Guyane, ne voulait pas signer. « Ce pacte a été proposé en 2013 et nous sommes bientôt en 2017. Ne l'appelons pas Pacte d'avenir. D'ailleurs, qui va engager l'avenir de la Guyane alors que nous sommes si près des échéances électorales ? » Il regrette par ailleurs les imprécisions du document. « Il ne comporte aucune annexe financière » , précise-t-il. Les quatre parlementaires guyanais, eux, s'impatientent. Au point d'avoir rédigé une motion dans laquelle ils appellent « à une adoption rapide de ce pacte, afin que les premières mesures opérationnelles prévues puissent être rapidement mises en place dans le cadre des lois de finances pour 2017. Nous demandons à la ministre des Outre-mer, au Premier ministre et au président de la République de réunir les acteurs concernés dans les meilleurs délais et créer les conditions d'une signature du pacte dans les tout prochains jours. »

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