En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

« Nous avons donné un signal fort »

Déborah NEUSY Mercredi 29 novembre 2017
« Nous avons donné un signal fort »
Déjà pendant le mouvement social de mars-avril, les employés de la Simko avaient manifesté contre l'arrivée de la SNI (photo d'archives)

Les actionnaires de la Simko ont voté hier matin à six contre cinq en faveur de l'entrée de la Société nationale immobilière (SNI) au sein de la Société immobilière de Kourou. La mairie de la ville spatiale et la CTG sont défavorables à cette nouvelle venue et réitèrent leur volonté de devenir majoritaires, en rachetant 3% des parts du Cnes.

La majorité l'a emporté de peu lors du vote au conseil d'administration à la Simko qui se tenait hier matin afin de décider de l'entrée de la Société nationale immobilière (SNI) au sein de la Société kouroucienne. Avec six voix contre cinq, la Société nationale immobilière (SNI) fait désormais partie des actionnaires de la Simko, à hauteur de 34%. L'opérateur immobilier devra donc partager la gouvernance avec l'État, qui n'a désormais plus que 18% (dont 14% pour le Cnes), la mairie de Kourou, avec 40% et la CTG, avec 8%. Les collectivités ont donc au total 48%, ce qui n'est pas suffisant selon le maire de Kourou et le président de la CTG, qui souhaitent une implication guyanaise majoritaire au sein de la Simko. François Ringuet et Rodolphe Alexandre ont donc présenté une stratégie qui a surpris hier matin, par leur vote défavorable à la venue de la SNI et par leur volonté de racheter 3% des parts du Cnes, que l'État se dit prêt à vendre. « Nous avons donné un signal clair à la fois au personnel et à la Guyane montrant que nous étions pour une Simko qui reste sur ses bases guyanaises » a déclaré le président de la CTG Rodolphe Alexandre. Il a précisé que ce travail serait titanesque puisqu'il faudrait faire face à la plus grosse société immobilière de France.
« LA BALLE EST DANS LEUR CAMP »
Aujourd'hui, se pose donc la question de savoir qui dirigera la Simko et à qui seront vendus les précieux 3%, qui représentent la somme de 1 600 000 euros. Le maire de Kourou et le président de la CTG attendent désormais une réponse écrite du Cnes. François Ringuet se dit confiant et espère que chacun prendra ses responsabilités. « Aujourd'hui, c'est un combat politique au niveau des ministères des finances et des Outre-mer, la balle est dans leur camp » a-t-il précisé.
La prochaine étape dans le dossier Simko est son assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu le 13 décembre, afin de décider de la future gouvernance de l'entreprise.
La SNI au sein de la Siguy
La Siguy a fait entrer la Société nationale immobilière lors de son conseil d'administration le 22 novembre, décision qui devra être soumise à l'assemblée générale le 7 décembre prochain. Contrairement à la Simko, la part des collectivités est minime au sein de la Siguy, avec seulement 2% d'actionnariat. Les parts de l'État sont de 64% et celles de la SNI de 34%.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire