En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
CAYENNE

« Ils n'ont nulle part d'autre où habiter »

Clara FABRE Jeudi 10 août 2017
« Ils n'ont nulle part d'autre où habiter »
« Ils ont donné 5 minutes aux habitants pour dégager la maison, enfants ou pas » , fustige Jean-Pierre qui vit dans le quartier depuis trois ans (CF)

Les destructions de maisons ont commencé mardi sur le mont Baduel. Une vingtaine de foyers se retrouvent désormais sans logement.

« Ce n'est pas une destruction, c'est un massacre » , déplore Jean-Pierre, habitant du quartier depuis 2014. Promesse tenue par la Collectivité territoriale qui avait annoncé cinq jours plus tôt la fin de l'occupation illégale du mont Baduel (lire notre édition de sa medi).
« Les bandits sont venus à 7h et sont restés jusqu'à 19h » , renchérit James qui vit ici depuis un an. « Maintenant les personnes sont à la rue, cette nuit ils ont dormi dehors » . Les yeux baissés, six SDF restent silencieux sur l'un des rares biens qui leur reste, une chaise. D'autres trient sur les débris les poutres et tôles récupérables. La seule solution est de « reconstruire une maison un peu plus loin. Ils n'ont nulle part d'autre où habiter. » Mais cette perspective ne saurait durer tant la détermination de la collectivité et de la mairie de Cayenne est grande.
LES TRACTOPELLES VONT-ELLES REVENIR ?
Comme le président de la CTG l'avait signifié dans notre édition du 5 août, « les personnes qui sont françaises et celles qui ont des cartes de séjour seront prises en charge. Mais les autres, celles qui n'ont pas de situation, il vaut mieux qu'elles s'installent ailleurs » .
Hier, personne ne savait pas si la tractopelle allait revenir pour continuer son travail « sous un soleil de plomb » , s'inquiète une résidente qui se plaint de la démolition des « tonnelles qui font de l'ombre. »

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

Psyché 11.08.2017
Enfin....

Il était temps, et comme le dit le viel adage populaire....mieux vaut tard que jamais ; plus sérieusement, reconnaissons à Mr R. Alexandre qu'enfin il met les paroles en musique et les actes prennent enfin corps.
Certes, il a encore beaucoup à faire mais au moins le coup du tractopelle est efficace et dégage des personnes en situation irrégulière qui n'ont rien à faire si ce n'est rapiner dans le quartier
Monsieur Rodolphe Alexandre, je le dis tout le temps, on a que les élus que l'on mérite, mais sur cette action, enfin un élu qui prend pleinement ses responsabilités et qui fait le ménage,
je ne peux que vous inviter à poursuivre en tant que citoyen mais aussi en tant que riverain du squatt et victime des rapines
;-)

Répondre Signaler au modérateur