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Alexandre : "J'ai été satanisé"

Propos recueillis par Arnaud Saint-Maxent Mardi 15 Décembre 2015 - 18h40
Alexandre : "J'ai été satanisé"
Rodolphe Alexandre : « Mon rôle, maintenant, est de former la nouvelle génération » (ASM)

Entre sa victoire lors du scrutin de dimanche et son élection officielle comme président de la CTG vendredi, Rodolphe Alexandre nous a reçu dans son bureau de la cité administrative régionale. Il se confie sur la campagne, sa victoire et son parcours.

Deux jours après l'élection à la CTG, comment vivez-vous cette victoire ?
Bien, sans aucun soucis, avec beaucoup de distanciation, d'humilité. Je n'ai pas fêté, pas goûté à une goûte d'alcool. On a fait beaucoup de débriefings, beaucoup d'analyses. Un peu de footing et je me sens bien, prêt à la grande séance de vendredi et surtout à la lourdeur, à l'amplitude des tâches qui devraient nous attendre d'ici lundi matin.
Un peu de soulagement et de fierté aussi ?
Fierté, on va dire qu'on en éprouve, pour la famille, pour les amis, pour toutes celles et tous ceux qui nous ont fait confiance. Parce que j'ai senti tout un poids de responsabilité en accompagnant toutes ces femmes et ces hommes qui venaient d'horizon divers. J'ai du me rendre auprès des couples pour expliquer l'intérêt qu'il y avait à s'engager en politique. Des maris étaient réticents. En l'occurrence, on a senti un accompagnement familial. Cela veut dire qu'à partir du moment où il y avait un acte d'engagement entre nous, un acte de foi partagé par les uns et les autres, on est partis groupés. Et on est restés toujours groupés, soudés. Il n'y a eu aucun soucis dans mon groupe, de problème personnel ou d'ego. Aucun ! J'ai une équipe très motivée, disciplinée et j'ai eu un staff parfaitement organisé, le service de com, le service des réseaux sociaux, les réponses que nous faisions à l'opposition, la présence sur le terrain par les militants, les conférenciers, la logistique… Honnêtement je ne peux que remercier tous celles et tous ceux qui, parfois dans l'ombre, ont mené un travail considérable. En fait, on a réussi à donner à ma campagne le sens du tour de Guyane. Chacun était à sa place, chacun avait son rôle à jouer. On a eu, Dieu merci, aucun problème.
On comprends bien que vous aviez une grosse équipe avec vous. C'est aussi grâce à cela que vous avez gagné ?
Le fait d'avoir reverser Guyane 73 dans Guyane Rassemblement, cela a été un des points du succès. Cela a entraîné plus de 200 personnes à notre disposition. Les référents de quartiers qui nous recevaient chez eux pour les conférences, les référents logistique… Et les milliers de kilomètres que l'on a fait sur le territoire.
Vous évoquiez l'opposition. La campagne a été dure par moments, comment l'avez-vous vécue ?
La campagne était très très très dure ! Abreuvée de calomnies, de diffamations, d'attaques personnelles insidieuses, perfides, mensongères. Une vraie campagne d'intoxication et de manipulation de l'esprit. Mal leur en a coûté puisque toutes celles et tous ceux qui ont fait une campagne sur moi en voulant me diaboliser, ont perdu. On a compris que la population a fait plus qu'un bond dans la prise de conscience. Elle attendait des programmes, des projets, une vision pour l'avenir. Je ne peux que l'en remercier. Parce qu'avoir autant tracts, autant de salissures… Certains ont fait campagne sur le bien et le mal, j'ai été satanisé quelque part. Heureusement que nous prions. Heureusement qu'on a eu beaucoup de prêtres et de pasteurs qui nous ont accompagnés et de personnes âgées. En tant qu'historien, j'ai travaillé sur la campagne René Jadfard contre Gaston Monnerville, qui était aussi horrible mais jamais dans une bassesse aussi importante et puissante. J'ai travaillé sur la campagne de Léopold Héder, celle d'Elie Castor, celle de Georges Othilly, je crois qu'on n'a jamais vu autant de tracts infâmes, de propos insidieux, diffamatoires et calomnieux. Je maintiens une plainte, celle en bande sonore qui consistait à dire qu'on achetait des consciences. Là j'ai vraiment déposé plainte et nous irons sur toutes les procédures, même pénales. Je mets au défi quiconque de démontrer que nous achetons des consciences. Je peux démontrer modestement que ce type d'attaque va à l'encontre des peuples de l'intérieur. Si les peuples de l'intérieur votent pour nous, c'est parce qu'on a su faire la réconciliation et la conciliation avec ces peuples. Je maintiens qu'aujourd'hui nos liens étroits avec les chefs, les capitaines, sont des liens de reconnaissance de l'Être Humain, des savoirs et des savoir-faire. Cela a pris du temps, mais en ce sens je me sens l'héritier de Castor quand il est reçu là-bas. Le terme de "Papa Rodolphe" est un signe honorable de respect qui veut dire "Monsieur". Quand les chefs coutumiers vous qualifie de "Monsieur", ils ont une reconnaissance de la réciprocité que vous leur accordez. Cela, j'y tiens, car j'ai toujours dit, de tout mon mandat, mon plus beau souvenir ce sont tous les présents des peuples amérindiens, c'est la journée des peuples autochtones. La souffrance sociale n'est pas seulement dans la capitale, mais il y avait une souffrance de reconnaissance de l'Être Amérindien. Et là, on ira jusqu'au bout dans le combat, à savoir le droit coutumier, le foncier, les zones de droit d'usage, l'égalité des chances… Comment peut-on admettre que depuis 1946, on n'est qu’au quatrième enfant de Trois Sauts qui obtient le baccalauréat ? Cela veut dire que les conditions ne sont pas les mêmes. Alors que sur le Maroni on commence à avoir des professeurs, docteurs en histoire, des professeurs de mathématique, des avocats… Il faut que tout le territoire puisse rayonner, quel que soit le corps de profession.
En faisant le compte des élus à la CTG, on se rend compte, justement, qu'il n'y a qu'un seul Amérindien, monsieur Hervé Robineau d'Awala-Yalimapo. Des leaders amérindiens apparaissaient pourtant sur certaines listes, comme Jocelyn Thérèse sur celle de monsieur Budoc, alors qu'on l'attendait d'ailleurs sur votre liste…
Il y a eu un choix. Au départ, il y avait une entente avec Jocelyn Thérèse. A savoir, ceux qui se destinaient au Conseil consultatifs des populations amérindiennes et bushinenge et ceux qui venaient sur la partie plus politique. En l'occurrence, le choix d'Awala-Yalimapo n'est pas un choix neutre. Parallèlement à cela, j'ai ouvert, à la Région, un poste de responsable pour la problématique amérindienne. Donc, d'un côté ou de l'autre, ce n'était pas plus important d'avoir une personne dans l'assemblée mais de savoir la contractualisation qui a été émise précédemment et qui va être poursuivie. Monsieur Robineau aura donc cette délégation.
Comment appréhendez-vous de vous retrouvez face à une opposition qui a été dure avec vous durant la campagne ?
J'espère qu'avec le temps les choses vont s'apaiser, qu'un consensus global va s'organiser. De toute façon, je ne peux pas connaître aujourd'hui pire que ce que j'ai connu avec l'ancienne assemblée. J'espère que tout à chacun entre dans la nouvelle assemblée avec l'esprit de mission, avec l'esprit de rendre à la population ce service public qu'on attend de nous, d'avoir une vision, peut-être critique, mais partagée sur un consensus. De toute façon, quel que soit le cas de figure, nous, nous venons avec un programme. On est élu pour six ans. Il faut qu'on reste sur ce programme, de façon à ce qu'à la fin du mandat, la population puisse juger des résultats.
Vendredi, vous serez officiellement élu président de la CTG. C'est un Graal que vous avez atteint ?
Non, il faut rester humble et modeste. C'est sûr que ça fait plaisir, c'est sûr que c'est l'aboutissement de tout un travail. Mais je suis un passeur au sens d'Édouard Glissant. Je porte une responsabilité que mes prédécesseurs ont connue. Et je le dis du fond du cœur : il y a peut-être deux hommes qui vont me manquer dans cette assemblée, c'est Gérard Holder et Elie Castor. Gérard Holder qui m'a fait entrer au conseil municipal de Cayenne, qui a pris un jeune et qui a fait de lui un adjoint. Elie Castor était à mes côtés en permanence et qui m'expliquait l'intercommunalité, la vision du territoire et qui m'a permis de me rendre sur tout le fleuve de façon à connaître les peuples amérindiens. Et puis Georges Othilly qui a été mon patron, qui est mon mentor sur le plan politique. D'ailleurs monsieur Othilly sera présent. Je le dis en toute modestie : j'ai beaucoup sacrifié ma famille, mes enfants, mes parents, mes amis, mon sport, mes recherches culturelles… mais je ne suis qu'un traceur. Mon rôle, maintenant est de former la nouvelle génération qui apparaît, notamment ces jeunes politiques qui sont à mes côtés, de la fédérer, et de leur laisser le champs pour qu'on puisse faire autre chose de ce pays.
Au moment du choix entre les articles 73 et 74, vous estimiez que la Guyane n'était pas prête pour le 74. Est-ce que votre rôle durant ce mandat sera aussi de mettre la Guyane sur les rails d'une évolution statutaire ?
Tout à fait. Je ne parle pas d'évolution statutaire, je dis "décentralisation". Je dis "déconcentration". Je dis "remise des pouvoirs à l'assemblée". On a trois choses que l'opposition n'avait pas prévu. D'abord on a l'autorité des fonds de gestion des fonds européens. Le Feder* a été agréé, le FSE* ont été agréés, le Feader* adopté. Et en ce moment, on a eu les 30 millions pour le Féamp*. Il ne reste que le plan de compensation des surcoûts. Tout le reste a été adopté. Mes adversaires n'avaient pas prévu cela. Maintenant, il faut aller chercher l'apport des collectivités ou des privés pour engranger les fonds européens. Ensuite, il y a la fameuse loi du 27 janvier 2014 qui donne de nouveaux pouvoirs. Et bien on ira les explorer. Dans ces nouveaux pouvoirs, il y a un élément fondamental qui est le pouvoir réglementaire de la collectivité. Enfin, on s'est fait peut-être fait instrumentalisés par l'équipe de Sarkozy à l'époque, parce qu'on a perdu deux fois sur les habilitations. Là, bec et ongle, on va proposer des habilitations sur différents éléments. Ca peut être sur l'énergie, ça peut être sur la biodiversité, mais en tout cas, on le fera. Et pourquoi pas au niveau de la formation en intégrant la Mission Locale à l'OPRF. Tout le schéma d'insertion avec lequel le Département a échoué, il faudra le reprendre avec l'aide sociale à l'enfance et l'insertion. J'observe que mon collègue, monsieur Tien-Liong, a signé, il y a trois mois, un contrat sur le RSA avec l'OPRF, pour environ 160 000 euros, et bien enfin ! Mais si on l'avait fait depuis deux ans, on ne serait pas arrivé à l'explosion du paiement du RSA. Il y a un gros travail à faire.
A propos du parallèle avec Nicolas Sarkozy, c'est quelque chose qu'on entend régulièrement. France Guyane a publié un article sur ce sujet, cela n'a pas l'air de vous plaire. Cela vous dérange ce parallèle ?
La relation avec Nicolas Sarkozy a été une relation d'hommes, c'est-à-dire un engagement réciproque. J'ai été exclu par le parti qui m'a accueilli pendant 25 ans. J'ai donné toute ma vie, j'ai sacrifié ma carrière administrative. J'étais professeur à l'université quand je suis rentré au PSG. J'ai travaillé pour tous ceux qui ont été élus en ne revendiquant aucun poste, c'était mon rôle, mon amour, ma passion. J'ai été exclu. Je n'allais pas me retourner vers Jean-Marie Le Pen quand même ! Donc, il y a un homme qui m'a interpellé, qui, grâce à l'amitié que j'ai pour Boris Chong Sit, m'a appelé. Il m'a demandé d'être son interlocuteur. Je suis donc monté à Paris. Fort de cela, j'ai amené le dossier de l'usine d'eau potable, le dossier de l'assainissement, la maquette du lancement de la CACL sur les transports, la mairie de Cayenne… Indéniablement, le gouvernement m'a aidé. Mais je n'ai jamais pris de carte à l'UMP, je n'ai jamais participé à un meeting de l'UMP, même si j'ai rencontré et fréquenté certains, j'ai toujours voulu avoir la politique de Monsieur Lama, l'ancien maire de Rémire-Montjoly : rester Guyanais. Alors, que l'on m'ait instrumentalisé, ce n'est pas de mon fait. C'est que j'ai peut-être du faire des annonces, très fort, qui parfois n'ont pas abouties. Mais que systématiquement, on m'associe à Sarkozy ! Je note que j'ai déféré trois fois son gouvernement devant les tribunaux. Pour l'octroi de mer, pour la dotation des lycées et pour la loom (loi d'orientation pour l'outremer, ndlr). Là, on a gagné et la loom reconnaît que c'est la Région qui est compétente pour accordé les permis minier offshore. Que maintenant il y ait eu un symbole de sympathie, qu'il m'ait invité à de grandes manifestations prestigieuses, tant mieux. Mais aujourd'hui je note que Monsieur Hollande m'a invité en Haïti, à Cuba, en Guadeloupe, et qu'on n'en parle pas. Régulièrement ses conseillers techniques et ses ministres viennent chez moi. J'ai été, c'est vrai, exclu, banni pendant un moment mais aujourd'hui ils viennent à la Région. Les rapports se sont amélioré avec la gauche, tant mieux. Mais mon rôle demain, en tant que président, c'est d'être au-dessus des vagues, de ne parler que de Guyane et de défendre la Guyane, mais en restant dans la République et en ayant une vision croisée sur la Caraïbe, sur l'Europe, sur l'Afrique et sur l'Asie.
Le parallèle avec Nicolas Sarkozy concerne surtout le parcours, on a l'impression que vous avez un peu suivi son modèle…
Non, mon parcours est atypique. Mon parcours prend naissance à Mana, ce qui explique l'amitié que j'ai avec Georges Patient. A Mana, où ma famille est installé. Je suis exclu à l'issue d'un congrès totalement bolchevique, organisé en tribunal militaire. Je regarde la rivière et j'ai deux possibilités. Ou je me plie à la discipline, je rentre dans le rang et je m'efface, ou je pars en rebelle. Et là j'avoue qu'avec mes amis et ma femme, qui étaient à mes côtés, on a prêté serment, on a dit : "on va à la guerre !" La mère Javouhey a du tendre ses mains vers moi, et ça m'a conduit à la mairie. A l'époque, je ne connaissais pas Nicolas Sarkozy, sinon que j'avais dit publiquement que j'aurais voter pour lui. Ensuite, j'ai quitté la mairie en larmes et mes camarades en sont témoins, parce que je voulais rester maire. J'avais proposé que d'autres camarades soient élus mais ils n'ont pas voulu. Donc j'ai quitté la mairie. J'ai cru la confier à une amie, l'histoire a démontré le contraire, et je suis parti en Région. A partir du moment où j'étais en Région, c'était plus traçable, plus digne de se dire : "regardons pour tous les territoires" et c'est ce que nous avons fait. Entre temps, Nicolas Sarkozy m'a interpellé pour me dire qu'il n'avait pas d'interlocuteur. Donc, il y a eu une rencontre, puis une deuxième. De là est née une sympathie, en tout cas, pour ma part, un respect envers sa personne. Mais ce qui me dérange, c'est que dans la notion de parallèle avec Sarkozy, on voit l'homme de gauche qui aurait franchi le Rubicon tête baissée alors que je suis toujours resté face à face, les yeux dans les yeux. Et quand il me voyait, il disait : "voilà mon ami de gauche."

*Fonds européens

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46 commentaires

Vos commentaires

nikita 17.12.2015

J'ai été satanisé, je croyais que la compagne était terminée c'est quoi cette démonstration dans france guyane et qu'on se mettait au travail pour le pays que j'aime. De plus de quoi se plaint-il, les prêtres et Mr laffont qui ont prié pour leur salaire avaient pour mission de le sauver. Pour un grand homme comme lui qu'il arrête de pleurnicher comme un petit gamin qui a gagné une sucette pour sa vie.

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cleo 17.12.2015

(Suite).Je reviens rajouter une couche : Si cà se trouve d'ailleurs Ubu va nous donner des vacances, car peut être que il fait partie de ceux qui retournerons au bercail pour faire joujou avec la neige...Parce que nous sommes gentils en Guyane, nous vous souhaitons quand même de bonnes fêtes .

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cleo 17.12.2015

Ubu vous affirmé que: "Les liens puissants qui unissent indépendantisme et racisme ne sont plus à démontré ."
Si mes souvenirs sont bons, c'est bien vous qui aviez craché sur le candidat Canavy du MDES au premier tour des élections à la CTG !
Au delà de votre hargne, savez vous au moins que Mr Marie-Jeanne, grand Indépendantiste devant l'éternel, est maintenant président de la CTM, élu par le peuple Martiniquais au deuxième tour.Si on suit votre "logique", les Martiniquais sont donc Indépendantistes et Racistes....
Ou vous le faite exprès ,où vous n'avez rien compris; En Guyane autant vos paroles traduisent ce que vous êtes réellement, si un jour vous compter vous rendre à la Martinique,sans même savoir que vous êtes Ubu venant de Guyane,les Martiniquais vous renverrons illico presto dans votre patrie d'origine pour un aller simple : il y en a qui prétendent qu'on reconnaît les racistes sans même qu'ils ouvrent la bouche ....Qu'en pensez vous ???
PS: ce n'était pas le thème de cet article mais cet urubu, heu, Ubu commence à bien nous porter sur le système.Au fait, si on lui demandait sa profession ???J'ai ma petite idée!!! Non Ubu ,ne nous répondez pas , parce que en fait, on s'en fiche ...

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AWA 17.12.2015

Beaucoup de bla-bla dans les commentaires...j'ai pas commencé à lire l'interview et personne pour corriger l'orthographe du mot goutte? Let alone understand the straw that broke the camel's back me ah guess...ou quand la goutte d'eau etc. Bandes de nuls.

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spectateur 17.12.2015

Hé!!! prof de françois, nous jugeons le fond pas la forme. Visiblement vous aimez les belles carrosseries, nous aimons les belles mécaniques. let's go !!!

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starlette973 16.12.2015
peut être

Tout ce que je puis dire c'est que cette campagne a été douteuse au plus haut point. Cette chanson à la gloire d'un homme Rodolphe Alexandre est plus que dérangeante. Cela fait penser au temps soviétique où les hymnes étaient scandés à la gloire de Staline et cette chanteuse carnavalesque !!!! oh la la mes oreilles ont beaucoup souffert... Maintenant elle est terminée Enfin!!!

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alfredo 16.12.2015
tapis rouge

Ce n'est pas là une interview mais une tribune offerte et bravo à ceux qui commentent en faisant court. Non Alexandre n'a rien acheté aupres de la redaction, c'est la maison mère conservatrice qui a roulé ppour le statu quo et RA qui ne fera rien en 6 ans. Quand de vraies reformations ne sont pas au rendez-vous, c'est l'explosion qui sera engendree par tous ceux meme pas concernés par le scrutin. Et sur la forme tout est mystification avec les photos de Eboué et de Catayé...le nabot et les geants quelle ignominie!!!..pour le politique le plus revanchard et le plus soumis au pouvoir central.

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Pôpa zo 16.12.2015
\m/

Le diable et les anges ne sont pas au ciel mais bien sur terre ! Vadé retro satanas...........

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Râle-bol 16.12.2015
La sémantique à géométrie variable

Non, Ubu, l'indépendantisme n'est pas une forme de rejet de l'autre, c'est un rejet de l'impérialisme d'une nation sur un peuple aspirant à devenir lui-même nation. Qu'il puisse y avoir des racistes parmi les indépendantistes, c'est possible, comme il y a des racistes parmi des Français de l'Hexagone qui n'ont rien d'indépendantistes. Les Indochinois, Vietnamiens, Algériens et les Latino-américains ont obtenu leur indépendance de puissances coloniales au prix de résistances et de luttes. Croyez-vous que c'était le racisme qui motivait ces mouvements d'indépendance ou l'aspiration à s'affranchir d'un joug pour devenir des nations libres ? Au passage, je confirme l'obsolescence du terme "métropole" qui désigne l'Etat considéré par rapport à ses colonies. Les Espagnols des Canaries, de Ceuta et de Melilla, ainsi que l'ensemble de la société espagnole, ont, d'ailleurs, remplacé depuis longtemps la "metrópoli" (terme colonial) par la "península" (terme géographique). L'emploi de "métropole" dans la langue française dénote certains relents coloniaux, à l'insu parfois des locuteurs qui méconnaissent peut-être le sens de ce mot. On lui préfèrera, en effet, l'Hexagone, terme plus approprié à une réalité géographique et non coloniale.

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Ubu 16.12.2015

En digne représentant du camp du bien, vous m'imposez l'usage de la novlangue bien-pensante qui refuse le terme "métropole" pour le terme surannée d'"hexagone" (une figure géographique idéale quand on prend les français pour des billes, et qu'on entend mettre leurs pensées au carré). Votre combat walwaresque contre le crimepensée vous donne sans doute l'impression d'être un vrai mec bien de gôche, un bobo qui sait penser juste, pas comme la plèbe qui l'entoure. Très bien pour vous, on est tous très fier d'avoir en Guyane des gens bien et propre dans leur tête qui peuvent donner des leçon au peuple, qui pensent "comme il faut", bref "ces gens-là" comme chantait Brel.
Sauf que... Sauf que 95% des guyanais utilisent le terme "métropole" dans la vie courante, comme les corses utilisent le terme "continent" ou les alsaciens le terme "de l'intérieur". Et je suis désolé pour vous que la réalité ne soit pas politiquement correcte. Mais voilà, le langage populaire reste le langage populaire, et il vous faudra changer de peuple si vous ne pouvez l'accepter.

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Râle-bol 16.12.2015

Je finis par croire qu'Ubu rime avec obtus. C'est même ce grand Charles, fervent défenseur du Québec libre et un peu moins de l'Algérie libre, qui, en 1934, introduisit le terme de France hexagonale ou Hexagone. Mais puisqu'il vous plait de continuer à utiliser un terme semantiquement impropre et à connotation coloniale (qu'on en ait conscience ou non en l'employant, perpétuer l'usage c'est perpétuer aussi le concept qu'il véhicule), je ne voudrais pas vous obliger, cher Ubu, à changer votre langage et votre pensée, trop imbu que vous êtes de vous-même pour le faire.

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Ubu 17.12.2015

Pour votre culture, le terme "Hexagone" pour désigner la France n'a pas été inventé ou introduit par De Gaulle, mais bien par le Second Empire. Et ce terme a été popularisé après la perte de l'Alsace-Moselle, puisqu'ensuite, la France métropolitaine avait vraiment la forme d'un hexagone.
Si j'avais l'esprit aussi torturé que le vôtre, je verrais dans votre vénération du terme hexagone une nostalgie de Napoléon III et un refus de reconnaître la francité des Alsaciens. Vous voyez, on peut allez très loin dans la psychologie sémantique de bas étage...

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Râle-bol 17.12.2015

Merci Ubu pour l’excellente démonstration de vos qualités d’historien, géographe et de psychanalyste. Quoique, pour cette dernière, je pense que l’empathie vous fait grandement défaut. Il ne vous reste plus qu’à devenir sémiologue pour comprendre le sens des mots que vous employez. Je crains, cependant, que vous ne l’utilisiez à dessein, parce que, dans votre esprit, moins torturé que le mien il est vrai, mais sûrement plus obtus, c’est bien de ce type de relation, faite de supériorité méprisante et d’assujettissement servile et docile, dont il s’agit lorsque vous employez ce terme. Et pour poursuivre dans la psychologie de bas étage, je vous dirai, Ubu, que vous ne pouvez pas comprendre l’Autre parce que, tout simplement, vous ne vous y intéressez pas et vous ne l’écoutez pas à partir du moment où il ne pense pas comme vous et qu’il n’a pas les mêmes référents culturels que vous. Je suis peut-être, en effet, torturé d’esprit, mais vous, par votre attitude de dénigrement systématique d’Autrui, vous torturez, non sans un certain plaisir cynique, celui des autres. Sur ce, Ubu, passez de bonnes fêtes, en Alsace ou ailleurs. Tschüß !

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Kayani 17.12.2015
Merci!!! Enfin un raisonnement sensé

Merci pour cette manière d'expliquer la notion d'indépendance. Les français de France diabolisent les indépendantistes car ils ont peur c'est tout! alors qu'ils ne devraient pas. Si un jour la Guyane devient indépendante ce qui sera le cas tôt ou tard, j'en suis certain, (car la Guyane présente toutes les caractéristiques géographiques et naturelles d'un pays qui possède suffisamment de ressources pour devenir indépendante)on aura besoin de compétences et de personnes ressources venant de l'hexagone et d'ailleurs. Pour l'instant les guyanais n'ont pas encore atteint l'éveil, et assez de maturité, ils ne sont donc pas encore prêts. Ils sont encore au stade de "l'enfant" qui a encore besoin de sa "Mère Patrie" Mais ça viendra un jour ou l'autre. En tant qu'amérindien descendant des 1ers occupants et gestionnaires de la Guyane, dont les ancêtres ont été spoliés, volés, exterminés, dupés, et j'en passe... par les européens, quoi de plus normal que d'aspirer à plus d'autonomie, et pourquoi pas un retour à l'indépendance? Je vais me gêner tiens!!! Pour ma part en tant que guyanais moi aussi il y a des lustres que j'ai banni de mon vocabulaire le mot "métropole" et ses "métropolitains" à cause de l'évocation coloniale qu'elle véhicule.

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spectateur 17.12.2015

MERCI "kayani, rôle-bol, Melville" vos commentaires me réconforte, oui, il y a possibilité d'échanger sans orange et avec respect sur des sujets aussi garve que l'avenir de notre "péyi" est de nos enfants. Le processus historique est inéluctable, certes, nous ne le verrons peut-être pas, mais tout peuple spolié aspire à plus d'autonomie (c'est le cas de la CTG) et voir plus, le monde ne c'est pas fait en un jour. Et puis l'histoire est têtue les mêmes causes auront les mêmes effets. A méditer

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Paassy 17.12.2015
Indépendance ?

Je suis pas contre l'indépendance mais, il y a beaucoup de mais.
Vous semblez tous avoir oublié que la population autochtone est ultra minoritaire, que dans même pas dix ans (et je suis large), la population Guyanaise sera à majorité d'origine haïtienne et que le deuxième bloc, brésilien, ne se gène pas pour qualifier la Guyane de colonie et de futur état brésilien.
Je pense juste que ça va être un peu le bordel pour un avoir un idéal commun vers l'indépendance. Pas impossible, mais vachement compliqué.

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spectateur 17.12.2015

Faux archi-faux, Le vrai danger c'est le FN (métros)
Groupes ethniques Population Pourcentage
Créoles guyanais/Mulâtre (métis)94 000 40,9 %
Métros 20 000 8,7 %
Haïtiens 20 000 8,7 %
Guyanais blancs 17 000 7,4 %
Créoles surinamiens (Sranan) 15 000 6,5 %
Chinois hakka 13 000 5,7 %
Indo-Caribéens (en) 9 800 4,3 %
Djukas (Bushinengués) 9 700 4,2 %
Brésiliens blancs 7 300 3,2 %
Saramacas (Bushinengués) 4 900 2,1 %
Brésiliens métis 4 700 2,0 %
Hmongs 3 700 1,6 %
Guyanais noirs 3 600 1,6 %
Caribéens javanais 2 500 1,1 %
Kali'nas (Amérindiens) 1 500 0,7 %
Arabes libanais 1 200 0,5 %
Wayampis (Amérindiens) 1 000 0,4 %
Wayanas (Amérindiens) 800 0,3 %
Péruviens 700 0,3 %
Tekos/Émerillons (Amérindiens) 600 0,3 %
Palikurs (Amérindiens) 500 0,2 %
Lokonos/Arawaks (Amérindiens) 400 0,2 %
Juifs français 200 0,

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Paassy 17.12.2015
Délire

Mais d'où sortez vous ces chiffres qui sont de toute évidence archi faux ?
Vous faites une grosse fixette avec les métros, c'est impressionnant, d'autant plus que d'après ce que j'ai constaté, ceux qui viennent en Guyane sont majoritairement de gauche.
Après si vous aimez vous faire peur avec le FN, ben vous gênez pas, kapon ka viv lontan.

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Melville 17.12.2015
Le relent FN de Paassy

Croyez-vous sérieusement, Paassy, qu'un Ubu est moins dangereux pour notre cohésion sociale qu'un Brésilien ou un Haïtien ayant choisi de vivre en Guyane ? Vous n'en parlez pas ici mais je vous lis depuis suffisamment longtemps, notamment sur GuyaWeb, pour savoir que vous éprouvez la même répulsion pour les Guyanais d'origine bushinenguée. La vérité c'est qu'Ubu méprise souverainement le Guyanais alors que la deuxième génération du Brésilien ou du Haïtien installés en Guyane se sent déjà profondément guyanaise, au point d'ailleurs de n'aspirer qu'à réussir socialement. Des enquêtes à la Formation continue de l'Université de Guyane l'attestent. Or les Ubu, notamment sur ce forum, sont de plus en plus nombreux à élire domicile en Guyane. Le risque d'explosion de notre cohésion sociale vient d'eux. Je veux dire de vous, Paassy.

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Ubu 17.12.2015

A mon avis, le vrai danger résident dans les Melville qui prétendent représenter tout le monde sans représenter personne finalement et qui prétendent dicter le mode de vie de tout le monde.
Les Melville qui décident que les métros, fussent-ils implantés ici depuis 15 ans et mariés à une personne du cru, n'ont pas voix au chapitre car "dans leur région d'origine, il y a le FN". Les Melville qui décident que les jeunes d'origine brésilienne ont l'obligation de se sentir guyanais avant d'être français sous peine d’être expulsés de sa vision de la Guyane. Les Melville qui décident que gens du fleuve doivent apprendre le créole plutôt que le français ou leur langue.
La répulsion de Melville pour tout ce qui n'est pas lui à un nom : le racisme. La volonté de Melville de tout "créoliser" à un nom : l'impérialisme.
Non Melville, nous ne serons pas vos indigènes et vous ne serez pas notre "bon maître".
La première des cohésions sociales, c'est de ficher la paix aux gens qui ne partagent pas votre manière de vivre et vos opinions.

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Melville 17.12.2015
Ubu ne répond toujours pas

Est-ce donc vrai, Ubu, qu'à la faveur des fêtes de fin d'année vous irez vous enivrer dans les campagnes enneigées de la Haute Savoie ? Gageons que, dans l'hypothèse où vous n'avez pas opté pour un aller simple- vous trouverez là l'occasion de réfléchir au projet que vous voudrez partager avec les Guyanais. Cette question à laquelle vous vous obstinez à ne pas répondre nous tarabuste chaque jour davantage.

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