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Développer le trafic aérien avec le Brésil

S.B. France-Guyane 03.09.2010

La commission mixte transfrontalière a permis d'avancer sur le dossier aérien (SB)

Les autorités françaises veulent pouvoir ouvrir à la concurrence la liaison aérienne entre la Guyane et le Brésil.

Tout l'enjeu de la commission mixte transfrontalière France-Brésil, qui s'est réunie mardi et mercredi à Cayenne, était finalement d'avancer au maximum sur les sujets de coopération avant l'ouverture du pont de l'Oyapock, même si des sujets font encore débat. « Nous sommes dans le sprint final, explique Élizabeth Beton-Delegue, du ministère des Affaires étrangères français. Ce pont sera un trait d'union entre nos deux pays, il faut qu'il remplisse cette mission. »
Parmi les sujets de discussion, la desserte aérienne entre nos deux pays. Il pourrait bien y avoir bientôt du neuf dans les cieux guyanais. Actuellement, seule Air Caraïbes a les droits de trafics sur la ligne Cayenne-Belém, sans escale pour le moment dans la capitale de l'Amapà (elle a néanmoins annoncé hier qu'elle comptait ouvrir « dans les prochains mois » une liaison vers Macapà). Selon un habitant de la capitale brésilienne, jamais l'absence de liaison aérienne avec Cayenne n'avait duré autant de temps.
Les autorités françaises et brésiliennes veulent remédier à cela, en ouvrant totalement à la concurrence le ciel « guyano-brésilien » . « Ceux qui ont les droits de trafics s'opposent à ce que d'autres lignes puissent s'établir, explique le préfet. Nous devons trouver des solutions. Sinon, on voit que c'est trop protectionniste et qu'on n'y arrive pas ; comme disait Alfred Marie-Jeanne en Martinique,ilfaut « désenkayer » le problème » . Les ministres du Transport européens, qui se réuniront en octobre à Bruxelles, se prononceront sur cette possibilité.
Sinon, pour se rendre à Macapà, reste la route, la fameuse BR 156, dont la réputation est aujourd'hui à la hauteur de la boue qui la parsème. Il reste encore 180 kilomètres non goudronnés, qui s'apparentent en saison des pluies à des « marais » , dit la consule du Brésil en Guyane, Ana Beltrame. Selon elle, un appel d'offres a été lancé pour refaire ces portions. « Il faut que la route Macapà-Oiapoque puisse jouer le rôle qu'elle devra avoir quand le pont sera ouvert » , ajoute Élizabeth Beton-Delegue, du ministère des Affaires étrangères. Pour qu'Oiapoque mérite sa devise de porte d'entrée au Brésil, il serait bon, en effet, que la BR 156 se goudronne, et se sécurise.
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04 février 2012