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Concours de « Chanté Nwel » en Île-de-France à la fin de l'année

FXG Mercredi 04 octobre 2017
Concours de « Chanté Nwel » en Île-de-France à la fin de l'année
Patrick Karam, le promoteur du projet. Ci-dessous, Bénédicte Monville de Cecco (FXG)

L'Île-de-France a décidé d'organiser un concours de « Chanté Nwel » à la fin de cette année. Il s'agit d'un concours annuel doté du label de la région francilienne et ouvert aux associations dans la tradition antillaise.

L'Île-de-France va organiser à la fin de l'année un concours de « Chanté Nwel » ouvert aux associations dans la tradition antillaise. « Avec plus de 600 000 ultramarins vivant en Île-de-France, a déclaré le promoteur de ce projet, le vice-président du conseil régional Patrick Karam, ces temps de rencontres festifs visent à créer des liens entre tous les Franciliens, à faire découvrir la culture antillaise, à favoriser une citoyenneté commune, et à valoriser les initiatives autour du partage de cultures. »
SIX ASSOCIATIONS LAURÉATES
Les associations locales franciliennes sont invitées à inscrire leur « Chanté Nwel » au concours, dans les limites de 150. Dès lors qu'elles respecteront le cadre du concours et leurs obligations en matière de communication, elles bénéficieront d'une dotation forfaitaire de 300 euros pour l'organisation de leur événement. Six associations lauréates seront déterminées par un jury régional présidé par Patrick Karam avec cinq conseillers régionaux et cinq personnalités qualifiées du fait de leur expertise du chant choral.
Le 1er prix sera doté de 3 000 euros, les deux 2es prix de 2 000 euros chacun et les trois 3es prix de 1 000 euros chacun.
La charte, l'organisation et l'appui logistique de l'événement régional seront menés par un prestataire de service choisi par voie de consultation en raison de sa connaissance de la culture de l'Outre-mer et de son implantation dans le réseau associatif ultramarin. Il sera plus particulièrement chargé d'établir la charte du concours et les critères de sélection, de mener les visites auprès des associations participantes, d'oeuvrer à la sélection des lauréats en lien avec le jury régional, d'organiser les conditions de communication autour du concours, et d'organiser un « Chanté Nwel » régional.
Cette organisation est le point d'aboutissement d'une expérience conduite l'an passé par l'Île-de-France, qui s'était conclue par un grand Chanté Nwel au siège de la Région.
FXG, à Paris
(FXG)
Incident autour de la discussion des « Chanté Nwel »
La discussion de ce projet dans l'hémicycle du conseil régional à Paris a donné lieu le 23 septembre à la réaction d'une élue du groupe Europe Écologie Les Verts, Bénédicte Monville de Cecco, contre Patrick Karam : « Ce qui me choque le plus dans votre manière de considérer les Antillais, a déclaré cette élue de Seine-et-Marne, c'est cette façon tout à fait paternaliste que vous avez de le faire en disant que la reconnaissance de cette culture bigote, les Chanté Nwel, serait représentative de la culture antillaise... » Puis après avoir évoqué la période esclavagiste et la profitasyon, elle a ajouté : « Si nous sommes antillais tous les deux, nous ne venons certainement pas de la même section de la population. » L'incident a incité la présidente Valérie Pécresse à reporter la fin de cet échange après les débats. Elle a regretté que Bénédicte Monville de Cecco s'en soit prise à l'origine de Patrick Karam. Celui-ci a pu répondre plus tard pour siginifier que cela le renvoyait à son enfance quand, en Guadeloupe, on le traitait de « syrien » . « C'est du racisme, a-t-il déclaré, et vous avez passé toutes les lignes rouges. Vous me renvoyez à mes origines et vous méprisez les Antillais en parlant de culture bigote pour une tradition. » Le président du CReFOM (Conseil représentatif des Français d'outre-mer), Jean-Michel Martial, s'est fendu lui aussi d'une lettre de protestation.

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