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ATG : Alexandre réfute les 600 000 euros

Propos recueillis par A. S.-M. Mardi 24 juin 2014
Rodolphe Alexandre : « Je ne mets pas une télé à mes bottes. » (photo d'archives)

Dans notre édition d'hier, nous évoquions un courrier de la Région concernant une aide de 600 000 euros promise à un potentiel repreneur d'ATG. Après avoir réagi par communiqué, le président de la collectivité a accepté de répondre à nos questions.

D'abord, pourquoi n'avoir pas accepté de nous répondre dès vendredi ?
Je n'étais pas au courant, je n'étais même pas sur Cayenne, J'étais sur le fleuve. On m'a passé le message, mais sincèrement, je n'ai pas eu l'information, sinon j'aurais répondu tout de suite. (N'ayant pas réussi à joindre Rodolphe Alexandre, nous avions contacté son service communication dès vendredi. Dimanche, celui-ci nous informait du refus du président de Région de s'exprimer sur ce sujet, ndlr.)
Dans votre communiqué de ce lundi, vous vous dîtes scandalisé par notre article. Pourtant le courrier dont il est question existe bien et rien n'a été inventé…
Oui mais il y a une mauvaise interprétation de votre part. Le premier élément, c'est que j'ai ouvert le débat à toutes les tendances du conseil régional dont l'opposition. Tout le monde est venu. Il y a eu un débat très ouvert. Le premier élément qui en est sorti c'est "pas d'engagement financier". Là-dessus c'est clair. Dans le cas de la lettre de monsieur Moy, j'ai mis le montant qu'a souhaité monsieur Moy, mais en sachant bien que jamais je ne vais monter à une somme aussi excessive. C'était pour justifier la demande qu'il a faite auprès du tribunal. Il y aurait un contrat d'objectif présenté, mais ce n'est pas possible qu'il y ait 600 000 euros. Vraiment, en toute bonne foi.
Le second élément, c'est qu'à l'époque il n'y a que Monsieur Moy qui était porteur de projet. Entre-temps, nous avons appris que Marc Ho A Chuck ou d'autres sont prêts à déposer un projet, les portes leur seront ouvertes. De toute façon, c'est la commission permanente qui va trancher. Ce n'est pas sur un simple coup de stylo que je vais décider pour la collectivité régionale.
Dans ce cas, est-ce que le courrier est suffisamment clair, puisque vous le terminez en proposant de faire valider cette COM en commission permanente alors que plus haut vous rappelez que Monsieur Moy vous demande, pour cette COM, la somme de 600 000 euros par an ?
Mais non, c'est la formule de base. "Je vous propose de valider", cela veut dire "je vous propose de la soumettre à la commission permanente" de façon à ce qu'elle puisse confirmer ou infirmer. C'est un débat. Reconnaissez quand même que je maîtrise mon budget. Je ne peux pas, et pour le lui avoir dit en personne devant témoin, monter à une somme de 600 000 euros. C'est quasi impossible. J'ai mis le montant qu'il souhaitait par rapport à la demande qui était faite au niveau du tribunal. Et je vous rappelle que dans la commission permanente, les élus siègent automatiquement et veillent que les procédures soient respectées. Honnêtement, je crois que j'ai fait mon boulot. Il y a un outil pour la Guyane, en terme de communication, qui est déliquescent financièrement. Je ne veux pas savoir quels en sont les raisons. On vient frapper à ma porte pour me dire qu'il y a des porteurs de projet, je les reçois. Mieux, je transfère cette réunion auprès de l'ensemble du groupe de manière à avoir un poids démocratique. Et je note dans votre article que vous dîtes bien qu'à aucun moment la question du montant financier n'a été actée. Ce qui est vrai. J'atteste ce qu'a dit Monsieur Louvel. J'ai même été un des plus attentionnés sur les montants qui pouvaient être proposés, sachant que la collectivité ne pourra jamais proposer une somme qui dépasserait ses moyens en terme budgétaire, ça, c'est impossible. Le même courrier pourrait être fait au deuxième repreneur qui s'est fait remarquer il n'y a pas très longtemps. Les portes sont ouvertes pour que d'autres repreneurs puissent se présenter. De toute façon la décision sera faite en commission permanente, sur rapport budgétaire.
Donc Monsieur Moy s'avance un peu lorsque, dans son dossier, il inscrit une subvention de 600 000 euros dans son budget…
Je n'ai pas lu le dossier de Monsieur Moy déposé au tribunal. Mais je vous donne deux éléments. Comment expliquez-vous qu'on ait réussi à créer l'OPRF sur le passif de l'Afpa qui était de plus de 6 millions d'euros ? On a fait des courriers pour signifier qu'on reprenait les 62 personnes, on a dû justifier des fonds, c'est comme cela que l'on fait. Et vous savez qu'il y a un hôpital en Guyane qui est en grande souffrance et qui a demandé une participation de la Région. Je n'ai pas encore statué, n'empêche que j'ai ouvert un débat démocratique avec toutes les banques de la place de manière à étudier le dossier. Donc c'est le même débat qui a été ouvert auprès de monsieur Moy. Je ne mets pas une télé à mes bottes, certainement pas. Je ne pense pas que ce soit faisable. Et je n'en fais pas un outil pour ma majorité en sachant qu'à ce jour je fais le maximum de transparence dans nos actes.
Monsieur Ho A Chuck nous disait vous avoir sollicité pour un soutien et qu'il n'avait, à ce jour, obtenu aucune réponse de votre part. Confirmez-vous sa demande et l'absence de réponse ?
Monsieur Ho A Chuck a déposé une lettre il y a moins de trois semaines, au moment justement où on statuait et où on débattait pour fixer un nouveau rendez-vous. Je l'ai encore croisé il n'y a pas longtemps et je lui ai dit : "il n'y a pas de problème." Maintenant, on attendait de fixer la date. Je vous répète que je n'ai pas d'exclusivité, je n'ai pas de monopole dans la décision. J'ai fait une lettre d'intention pour un partenaire, pour un repreneur guyanais comme je pourrais en faire pour tous ceux qui se présentent de façon à ce qu'il y ait un débat le plus large sur le plan financier et budgétaire et que la collectivité puisse s'en saisir.
Dans votre communiqué de presse, vous précisez que la collectivité régionale accompagnera le dossier de reprise quel que soit le repreneur. Quelle forme pourra prendre cet accompagnement qui sera forcément financier ?
À partir du moment où le tribunal va statuer, on va travailler sur le plan budgétaire. On va voir quelle est la participation que peut faire la collectivité régionale sur son dossier. Ensuite on ira en commission permanente et on verra à quel niveau nous pourrons intervenir. Et quel que soit le porteur, dès lors qu'il aura les assises, le maximum de transparence sur son plan de financement.
Vous comprenez qu'une aide financière, substantielle ou non, de la part d'une collectivité publique à un média privé puisse être mal perçue ?
Je ne suis pas à ce niveau-là. Je suis sur le niveau de vouloir aider un instrument médiatique ou de communication en Guyane comme je le ferais n'importe où ailleurs. Je suis au niveau de sauver des emplois. C'est vous qui l'avez interprété comme cela, pas moi. En plus, on m'accuse sur une lettre d'intention alors que je n'ai ni rapport, ni dossier, ni inscription budgétaire. Donc c'est normal que je sois scandalisé.


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2 commentaires

Vos commentaires

Ubu 24.06.2014

Le président de région est stupéfait et scandalisé par le contenu de l'article ? Ca tombe bien, le contribuable que je suis aussi...
M. Alexandre, allez donc lire l'article sur les poulets, et réflechissez un peu aux priorités de développement du département...

Répondre Signaler au modérateur
skol973 24.06.2014

Arrêtez de prendre la population pour des imbéciles. Vous avez accordé 300000€ de subventions à la fille de Mr Montlouis DEVA, il me semble que la commission permanente était bien informée. Vous préparez votre candidature pour les élections de décembre 2015, c'est pourquoi, on vous voit dans les médias actuellement.

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