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XV de France: Chat et Priso, en première ligne

Mercredi 13 juin 2018
XV de France: Chat et Priso, en première ligne
Le talonneur français Camille Chat à l'entraînement avant la rencontre face aux Néo-Zélandais, à Auckland, le 8 juin 2018 - MICHAEL BRADLEY (AFP/Archives)

Une carte à jouer: en l'absence lors de la tournée de juin en Nouvelle-Zélande des titulaires à leur poste, le talonneur Camille Chat et le pilier gauche Dany Priso ont l'occasion de s'affirmer au sein du XV de France.

Plutôt en vue samedi à Auckland lors du premier test face aux All Blacks (11-52), avec qui ils ont rivalisé athlétiquement, les deux explosifs premières ligne devraient connaître leur deuxième titularisation samedi à Wellington.

+ Chat, l'éloge de la patience

La première, Chat l'attendait depuis "11 sélections!" Jouer au même poste que le capitaine des Bleus est en effet ingrat, et le joueur du Racing 92 a dû attendre que Guilhem Guirado soit ménagé pour cette tournée après une énième saison à rallonge.

Agé de 22 ans, il a appris la patience, pourtant pas toujours sa première qualité. "Avant, j'avais beaucoup plus de mal à accepter (d'être remplaçant), même si Guilhem m'a toujours dit qu'on ne pouvait pas tout avoir dès le début. Je m'en suis rendu compte, mais tu as toujours envie de jouer plus", a-t-il ainsi expliqué mercredi.

"Il n'y a qu'en travaillant et en apprenant de lui que, peut-être, un jour je prendrai sa place, je n'en sais rien. Je ne pense pas qu'il va rester encore 10 ans, même si je lui souhaite", a-t-il ajouté en rigolant.

Comme il vient de prendre cette saison celle de Dimitri Szarzewski au Racing après avoir rongé son frein l'an passé... Jusqu'à exprimer des envies d'ailleurs -- il est sous contrat jusqu'en juin 2019: "J'étais en équipe de France mais je ne commençais pas (en club). J'ai dû commencer deux-trois matches l'an passé (en fait huit, NDLR)." Le Bourguignon a plus que doublé son total cette saison (17 sur 25), profitant des pépins physiques de Szarzewski mais aussi de ses propres performances.

Avant d'être calife à la place du calife en bleu, le tonique talonneur (1,78 m, 100 kg) devra d'abord s'imposer comme le numéro 2. Un statut perdu en novembre dernier, devancé par Clément Maynadier, puis pendant le Tournoi des six nations, en raison cette fois d'une grippe et d'une angine blanche qui lui ont fait manquer le début du Tournoi, où Adrien Pelissié a pointé le bout de son nez.

+ Priso, du Cameroun à Auckland

Si Chat a fréquenté toutes les sélections de jeunes, Priso (24 ans, 5 sél.) a lui connu une trajectoire beaucoup plus iconoclaste. Né au Cameroun, il a en effet découvert le rugby à seulement 17 ans, à Ussel (Corrèze). Avant de faire ses valises pour Limoges, puis d'être repéré par un dirigeant du Stade Français lors d'un tournoi de rugby à VII à Blagnac (Haute-Garonne). "Pascal Landrin, je ne saurai jamais comment le remercier", insiste-t-il.

Priso (1,82 m, 111 kg) rejoint alors la capitale et son métro, "un truc de fou", a-t-il raconté à l'AFP. "Tu vois des mamies avec des caddies courir. Tu te dis +pourquoi ils courent tous?+ Et au bout d'un mois, tu cours aussi."

Son premier match en pros avec Paris aura lieu en août 2015, avant qu'il ne réponde aux sirènes de La Rochelle et son manager Patrice Collazo, convaincu que l'ancien pilier le ferai progresser. "Je cherchais quelqu'un qui allait m'aider sur mon poste. Car on m'a mis pilier mais je n'avais pas vraiment de formation: en jeunes, on m'a basculé de gauche à droite car je courais vite. J'ai joué centre, troisième ligne... On va dire que j'étais un peu +le facteur X+".

L'apprentissage de ce poste technique -- "dans une mêlée, tellement de trucs se passent alors qu'à la télé on dirait des abrutis qui sont en train de se pousser" -- prendra du temps: seulement quatre titularisations la première saison, avant l'explosion en 2017-2018 (19 fois titulaire).

Cette ascension s'est matérialisée par une première sélection en bleu pendant le Tournoi, puis ses grands débuts comme titulaire en l'absence de Jefferson Poirot (suspendu pour la Tournée). "C'est énorme. Si on reprend depuis le début, jamais je n'aurais dû être là."

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