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Voile: "Un 'shoot' d'émotions" pour Coville qui veut maintenant "gagner des courses"

Dimanche 16 juillet 2017
Voile: "Un 'shoot' d'émotions" pour Coville qui veut maintenant "gagner des courses"
Le skipper Thomas Coville fête son record de la traversée de l'Atlantique à La Trinité-Sur-Mer, le 16 juillet 2017 - FRED TANNEAU (AFP)

De retour en France dimanche, à la Trinité-sur-Mer, au lendemain de son record de la traversée de l'Atlantique en moins de 5 jours, Thomas Coville a raconté avoir reçu "un +shoot+ d'émotions" avec son 17e record en solitaire.

Le détenteur du record du tour du monde en solo (49 jours), qui a passé les 10 dernières années à chasser les records, aspire désormais à revenir à la compétition. "Je veux gagner des courses", a-t-il confié à l'AFP.

Q: Quel sentiment prédomine, l'émotion, la fatigue ? R: "C'est un +shoot+ d'émotions quand tu passes la ligne et que tu libères ta concentration. Après, j'ai retrouvé Thierry (Briend) que j'avais laissé avec une commotion cérébrale quelques jours plus tôt à New York et là, ça a été un moment très fort. Concernant la fatigue, je n'arrive plus à discerner quand j'ai dormi ou pas. Je m'obligeais à rester debout. L'avant dernière nuit, je tombais mais il ne fallait pas lâcher."

Q: Que signifie pour vous d'avoir battu ce record (4 j 11 h 10 min)?

R: "Ce record, c'est le premier que j'ai préparé avec Laurent Bourgnon (7 j 2 h 34 min en 1994). C'est le record emblématique, c'est la référence entre nous. Quand Laurent (Bourgnon, disparu en mer en juin 2015) a passé ce record en solitaire, c'était incroyable. Je me souviens de son émotion. Ce n'est pas rien cette traversée. Il y a du brouillard, des risques important de percuter des pêcheurs, des cétacés, des morceaux de bois. C'est une épopée. Je n'ai pas vu un rayon de soleil pendant 4 jours. Laurent m'avait transmis ça, je me souviens encore de la fascination que j'avais vue dans ses yeux. Aujourd'hui, nous on est très nettement en dessous des 5 jours, on se rapproche des performances en équipage. On est assez pionnier, c'est un cap important dans notre milieu. Et tout le milieu progresse, ce n'est pas que Thomas Coville. C'est lié à la confrontation entre nous, à la technique. Faire partie de ce groupe, c'est extrêmement enthousiasmant."

Q: De quoi avez-vous envie maintenant ?

R: "J'aurais plus envie de faire des compétitions et de gagner des courses. J'ai vécu pas mal de chasses aux records, des projets que j'ai menés pendant dix ans. Comme un Lavillenie avec Bubka. Mais là, la confrontation avec l'autre me manque. Je veux revenir dans une dynamique plus de compétition. Cet été, je vais essayer de faire l'ascension du Mont Cervin, je fais un sommet tous les ans. La montagne est le seul endroit où j'arrive à me mettre dans les mêmes conditions que sur les records, physiquement, moralement, techniquement."

Propos recueillis par Sabine COLPART

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