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Tour de France: le contre-la-montre par équipes, "un autre sport"

Dimanche 08 juillet 2018
Tour de France: le contre-la-montre par équipes, "un autre sport"
Les coureurs de la Katusha Alpecin, lors d'un contre-la-montre par équipe, lors du Critérium du Dauphiné à Louhans, le 6 juin 2018 - Philippe LOPEZ (AFP/Archives)

"C'est un autre sport": à en croire les mots du Belge Oliver Naesen (AG2R La Mondiale), les coureurs du Tour de France vont changer de discipline le temps d'une journée mardi, avec le contre-la-montre par équipes, savante alliance de puissance et de technique.

Redouté par les uns, attendu par les autres pour essayer de faire des premiers écarts, le contre-la-montre par équipes autour de Cholet (Maine-et-Loire) sur 35,5 kilomètres se révèle aussi spectaculaire et télégénique que technique et de longs mois de travail sont nécessaires pour aboutir à un résultat.

"C'est un autre sport à cause des vélos différents et de l'effort à faire", lance Oliver Naesen, dont l'équipe AG2R La Mondiale a montré de jolies progrès dans l'exercice, terminant à moins d'une minute et demie de l'équipe Sky dans le Dauphiné en juin, sur une distance identique à celle de lundi.

"L'effort est super violent, on prend des relais, on essaie de garder les roues derrière", poursuit Naesen.

"Quand on est au milieu de l'équipe, on a souvent en tête l'idée de ne pas rouler assez vite. Et, quand on est en tête du groupe, on a l'impression de rouler trop vite. C'est une course très particulière", ajoute Naesen.

La plus grosse crainte des directeurs sportifs est la chute qui met plusieurs coureurs à terre, désorganisant totalement l'effort collectif.

"C'est tellement technique, précis, ça frotte tellement. C'est hyper dangereux", détaille le manager général de AG2R La Mondiale, Vincent Lavenu, qui a connu pareille mésaventure lors de sa première expérience de directeur sportif, avec l'équipe Chazal au début des années 1990.

Le risque sera moindre lundi à Cholet, avec une chaussée qui sera sèche mais une forte chaleur est attendue sur les 35 kilomètres.

- Une coordination essentielle -

La coordination entre les huit coureurs engagés au sein de chaque équipe est essentielle pour perdre le moins de temps pendant les relais. Un travail de longue haleine, qui nécessite une préparation spécifique pour les équipes.

"Il y a des équipes spécialistes, avec de gros coureurs et de grosses cylindrées. On les connait", analyse Lavenu, citant Sky, ou encore la BMC, championne du monde par équipes en 2014 et 2015.

Il faut toutefois allier des coureurs de morphotype différent. "L'équipe n'est pas constituée seulement pour cette discipline mais pour l'ensemble du Tour. Il faut un équilibre. Les rouleurs seront les moteurs de l'équipe", détaille Marco Pinotti, entraîneur en charge de préparer l'effort chronométré collectif chez BMC.

"Tous les coureurs sont interchangeables. Ils connaissent la technique, ils s'entraînent chez eux et on s'entraîne ensemble en équipe lors de camps spéciaux", ajoute-t-il. BMC espère que son équipe pourra reléguer certaines équipes à plus d'une minute sur 35 kilomètres.

Mais comment gagner quelques secondes par-ci, quelques secondes par-là, quand la différence entre les meilleurs collectifs sont minimes?

"Toutes les équipes travaillent sur les tenues, sur le côté aérodynamique. C'est un investissement. Mais ce qui importe, c'est que les jambes tournent bien", indique le manager général de Sky, Dave Brailsford.

Vainqeur du contre-la-montre par équipes du Dauphiné, Sky s'avance, avec BMC (vainqueur sur le Tour de Suisse dans cet effort), en favori de l'épreuve. Ca tombe bien, son leader, le Britannique Chris Froome a du temps, près d'une minute, à rattraper après sa chute samedi lors de la première étape du Tour.

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