En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Top 14: Rokocoko, 34 ans et toutes ses jambes

Vendredi 01 décembre 2017
Top 14: Rokocoko, 34 ans et toutes ses jambes
L'ailier néo-zélandais Joe Rokocoko (g) lors d'un match avec le Racing 92 contre le Munster, le 21 octobre 2017 à Limerick - Paul FAITH (AFP/Archives)

Joe Rokocoko est comme le bon vin: à 34 ans, l'ancien centre ou ailier All Black affiche une forme fringante sur le terrain et apporte, en dehors, son expérience au Racing 92, opposé dans le derby francilien au Stade Français dimanche.

L'entraîneur des avants des Ciel et Blanc, Laurent Travers, rectifie: "On ne peut pas dire qu'il se bonifie avec l'âge, puisqu'il est bon tout le temps. Le Rokocoko, qu'il soit nouveau ou ancien, est toujours bon. C'est vraiment une bonne cuvée."

Les chiffres en attestent que partiellement, puisque Rokocoko n'a toujours pas inscrit d'essai en onze rencontres cette saison.

Mais ils ne disent pas tout, et le joueur d'origine fidjienne, qu'il soit aligné au centre ou sur une aile, créé souvent des décalages par ses courses, et offre des dernières ou avant-dernières passes décisives à ses partenaires. Un jeu forcément "plus intelligent" qu'avant, où il pouvait davantage se reposer sur ses jambes, explique-t-il à l'AFP.

Ses performances ont poussé les dirigeants à lui offrir un nouveau bail d'un an, jusqu'en juin 2019 et à Rokocoko à prolonger une carrière déjà riche, sous le maillot des All Blacks (46 essais en 68 sél.) principalement.

Il n'a pas envie d'arrêter car il prend "plus de plaisir" que plus jeune.

"Avec l'âge, on a davantage de centres d'intérêt. On prend le rugby moins au sérieux, ce n'est plus la priorité numéro 1 dans la vie. Car sinon quand le rugby s'arrêtera, qu'est-ce qu'il me restera? Il s'agit de trouver un équilibre avec la vie de ma famille" développe Rokocoko, arrivé dans les Hauts-de-Seine à l'été 2015.

- 'Il prend ses responsabilités' -

Loin du joueur morose qui a découvert le Top 14 en novembre 2011, à Bayonne.

Même si les performances collectives de l'Aviron ne lui permettaient pas vraiment de briller, il se déclare comme le seul responsable de cette première saison en France ratée: "Je me suis manqué de respect, j'ai laissé tomber le maillot all black car j'étais mauvais. Je n'ai pas rendu au club ce qu'il avait investi."

L'arrivée sur le banc basque à l'été 2012 de Christophe Deylaud, un entraîneur "à l'ancienne" qui lui dira ses quatre vérités, agira comme un déclic: "lors de notre première rencontre, il m'a dit: +je n'ai rien à faire de qui tu es, où tu as joué, tu repartiras de zéro+. J'ai recommencé à m'entraîner dur."

Ce qu'il fait désormais un peu moins, ou en tout cas moins souvent. S'il se lève "tous les matins avec la même envie de s'entraîner", il est géré par l'encadrement afin de pouvoir être au top toute la saison, comme d'autres trentenaires du Racing.

Par son âge (et son expérience), Rokocoko, qui vit "le rugby d'une façon plus collective" qu'il y a quelques années, est aussi l'un des éléments moteurs du groupe. Par l'exemple: "Il est très important vis-à-vis des joueurs, du staff, du club. Il prend ses responsabilités et amène toujours quelque chose de positif, ainsi qu'une rigueur. Par son éducation et sa culture néo-zélandaise" souligne Travers.

"Dans les timings de course, sur la vision du jeu, surtout en défense, il essaie de nous conseiller", abonde l'ailier Louis Dupichot. Et ce pour encore au moins un an et demi.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire