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Top 14: Hamdaoui-Ramos, deux arrières qui avancent

Samedi 01 décembre 2018
Top 14: Hamdaoui-Ramos, deux arrières qui avancent
L'arrière du Stade Toulousain Thomas Ramos tente une transformation face au Leinster en Coupe d'Europe, le 21 octobre 2018 à Toulouse - PASCAL PAVANI (AFP/Archives)

Ils ont su passer par la Pro D2 pour se faire remarquer et s'imposer dans leurs clubs de coeur, de retour dans le haut de tableau du Top 14: les arrières de Toulouse Thomas Ramos et du Stade Français Kylan Hamdaoui, opposés dimanche (16h50), présentent des analogies.

"On a un parcours un peu similaire mais il est plus jeune (d'un an, 24 ans contre 23) et il bute, c'est une grosse différence", s'amusait Hamdaoui vendredi.

Petit, le Parisien était fan du Stade Français de Max Guazzini, grand rival du Stade Toulousain de Guy Novès. Un adversaire que Ramos a rejoint à 15 ans en provenance de Mazamet. Mais malgré des passages dans des centres de formation réputés et en équipe de France des moins de 20 ans, les deux N.15 ont dû attendre quelques années - 22 ans pour Ramos, 24 pour Hamdaoui - pour avoir leur chance dans leur formation favorite.

Formé à La Rochelle puis à Clermont, Hamdaoui pose ses valises en 2014 à Biarritz, qui vient d'être relégué en deuxième division. Le Francilien d'origine se fait rapidement un nom: dès sa deuxième saison au Pays basque, il cumule 27 matches sur 30 possibles pour 8 essais.

En 2017, l'entraîneur des arrières parisiens Julien Dupuy convainc Hamdaoui de passer un cap dans la capitale. "Julien croit beaucoup en lui, il travaille avec lui de près", explique l'entraîneur des avants, Pieter de Villiers.

Qui ne tarit pas d'éloges sur le joueur le plus utilisé par le directeur sportif, Heyneke Meyer, depuis ce début de saison (10 matches, autant de titularisations): "Il s'est très vite mis dans le bain. Sur le terrain, il nous donne de la stabilité, il lit bien les coups", estime De Villiers, saluant "l'efficacité, la constance, l'état d'esprit" de Hamdaoui.

- "Plus facile" en Top 14 -

"Je ne m'y attendais pas", répond l'intéressé, "ravi" de ses débuts tonitruants dans l'élite où il a "l'impression d'avoir progressé dans tous les domaines", notamment parce qu'il se "déplace beaucoup plus" qu'avec le BO.

L'adaptation fut aisée, si l'on en croit Hamdaoui. "C'est plus facile de jouer dans une équipe comme le Stade avec de très grands joueurs plutôt qu'en Pro D2 où parfois les conditions sont difficiles et où ce n'est pas aussi huilé collectivement", estime l'ex-Biarrot.

Ce palier, Ramos, l'a appréhendé depuis plus longtemps pour avoir fait des débuts précoces en Top 14 à l'âge de 18 ans, en février 2014.

Mais la suite fut moins sensationnelle pour le Tarnais, resté dans l'ombre du très expérimenté Maxime Médard avec seulement 6 feuilles de match en 3 saisons (2013-2016). Pour rebondir, Ramos choisit l'exil le plus court dans le temps et l'espace: un prêt d'un an à Colomiers.

- Ramos est "devenu un leader" -

"Il a choisi de partir. Ça lui a été profitable, ça l'a fait grandir", estime le troisième ligne, François Cros, un proche coéquipier. "On a d'autres exemples, comme Yoann Huget (parti de Toulouse à Agen en 2008, NDLR), de joueurs partis en Pro D2 et revenus", se souvient Rodrigue Neti, qui n'était "pas loin de faire la même chose" que Ramos. "Cela ne fait pas de mal de partir et de recommencer presque à zéro", estime le pilier.

Après une année pleine en banlieue toulousaine (meilleur réalisateur de D2 avec 345 points), Ramos est revenu en 2017 "grandi, épanoui", apprécie Cros. "Il fait des matches pleins tous les week-ends. Il score quasiment à chaque match. Il est précieux au pied. Il est en pleine confiance et en pleine explosion."

Ramos "est devenu un leader et on s'appuie beaucoup sur lui", estime Neti. Pour l'entraîneur adjoint William Servat, le Tarnais d'origine "est en train d'atteindre un niveau très intéressant qui, j'espère pour lui, lui donnera la possibilité d'ouvrir des portes". Une allusion au XV de France où Ramos pourrait se retrouver très vite en concurrence avec Hamdaoui.

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