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Tennis: Mauresmo, Pouille plutôt que la Coupe Davis

Jeudi 06 décembre 2018
Tennis: Mauresmo, Pouille plutôt que la Coupe Davis
Amélie Mauresmo, le 23 juin 2018 à Paris - Lucas BARIOULET (AFP/Archives)

Guider Lucas Pouille, plutôt que prendre les rênes des Bleus en Coupe Davis : Amélie Mauresmo a renoncé jeudi au capitanat, qu'elle devait endosser à partir de 2019, pour devenir l'entraîneur du Français entré brièvement dans le top 10 avant que sa progression ne s'enraye subitement.

Le troisième mandat de Yannick Noah achevé sur une défaite en finale contre la Croatie (3-1), il y a une dizaine de jours à Lille, Mauresmo devait, à 39 ans, lui succéder à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis. Une première pour une femme.

Mais l'ex-N.1 mondiale ne s'assiéra finalement pas sur la chaise de capitaine. La conséquence de son choix d'entraîner Pouille la saison prochaine.

Mauresmo "a accepté de relever ce challenge et renonce au poste de capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis afin de mener à bien cette mission", écrit la Fédération française de tennis (FFT) dans un communiqué jeudi.

Si la FFT "soutient et encourage ce projet qui sert les intérêts du tennis français", elle s'est mise sans tarder en quête d'un successeur et a donné pour mission à son Directeur technique national Pierre Cherret de "proposer un nouveau capitaine".

"Cette future nomination est consécutive au choix d'Amélie Mauresmo de rejoindre le staff de Lucas Pouille en qualité de coach", précise la fédération.

En choisissant Mauresmo, Pouille va collaborer avec la joueuse au palmarès le plus prestigieux du tennis français dans l'ère moderne. Seule Française à avoir occupé le trône de N.1 mondiale (39 semaines entre 2004 et 2006), elle a conquis deux titres en Grand Chelem, l'Open d'Australie et Wimbledon en 2006, et s'est offert le Masters (2005) et la Fed Cup (2003).

- Trois ans après Murray -

Ex-capitaine des Bleues (2012-2016), qu'elle avait conduites jusqu'en finale en 2016, elle a en outre l'expérience de près de deux ans passés aux côtés d'un membre du "Big Four", le Britannique Andy Murray, entre juin 2014 et mai 2016.

"Je pense que son expérience en tant que joueuse et entraîneur pourra m'aider à atteindre mes objectifs. Je suis persuadé que nous allons faire de grandes choses ensemble", s'enthousiasme Pouille, qui s'est séparé il y a un mois d'Emmanuel Planque, l'entraîneur qui a accompagné ses jeunes années sur le circuit.

Le Nordiste de 24 ans "a toute confiance" en Mauresmo qui "possède toutes les compétences et l'expérience du plus haut niveau" pour "l'aider à passer un nouveau cap dans sa carrière", souligne l'entourage du joueur.

Révélé à l'été 2016 en atteignant deux quarts de finale en Grand Chelem coup sur coup, à Wimbledon puis à l'US Open, Pouille n'a plus récidivé depuis. Et, après une incursion d'une semaine dans le top 10 en mars, l'ex-N.1 français n'a fait que glisser au classement cette année, jusqu'à la 32e place mondiale et au rang de N.4 français au bout d'une triste saison.

Si le défi sportif est séduisant, difficile d'imaginer que le grand flou entourant l'avenir de la Coupe Davis, entre formule radicalement relookée de l'épreuve plus que centenaire dès 2019 et embouteillage de compétitions par équipes, soit complètement étranger au virage pris par Mauresmo.

Quand elle avait été nommée au poste de capitaine, fin juin, la réforme portée par la Fédération internationale (ITF) n'avait pas encore été adoptée.

Quand c'est arrivé au coeur de l'été, Mauresmo n'avait pas caché sa désillusion. "Je suis déçue, triste et même choquée de la décision de l'ITF. (...) J'étais persuadée, naïvement je l'admets, que le sport, la tradition ou encore l'âme de la Coupe Davis allaient prévaloir sur tout le reste", s'était-elle désolée.

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