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REUTERS 09.02.2010
par Chrystel Boulet-Euchin
PARIS (Reuters) - Meilleure joueuse française engagée à l'Open GDF-Suez, Aravane Rezaï affirme aborder sans pression le tournoi, où elle fera ses débuts mardi face à la qualifiée russe Evgeniya Rodina.
"Je sais que je figure parmi les favorites mais je ne me mets pas trop de pression. Je vais essayer de gérer ça, c'est toujours pareil quand on joue en France", a dit la jeune femme âgée de 22 ans et classée tête de série numéro cinq.
Naturellement, Aravane Rezaï est revenue sur l'équipe de France de Fed Cup qui a subi le week-end dernier à Liévin un cuisant revers avec une élimination dès le premier tour face aux Etats-Unis (4-1).
La joueuse, 21e mondiale, avait décliné la sélection mais dit que la porte reste ouverte.
"J'espère en être à l'avenir. Je veux vraiment jouer pour mon pays. Ce week-end, j'étais de tout coeur avec elles, je les ai soutenues devant ma télé", a affirmé Rezaï devant une poignée de journalistes.
"Sur cette rencontre, le stage de dix jours qui était prévu était trop long pour moi. Les règles sont strictes et ils n'ont pas voulu en changer."
Les règles veulent, entre autres, que les joueuses ne soient pas accompagnées de leurs entraîneurs privés, ce que Rezaï, comme Marion Bartoli, la numéro un française, refuse d'accepter.
"L'OBJECTIF EST DE GAGNER"
Aravane Rezaï n'est cependant pas totalement opposée à cette règle mais sur une période plus courte que celle imposée avant la rencontre contre les Etats-Unis.
"Pour les autres nations, avoir les entraîneurs privés est un plus. L'objectif est de gagner, c'est ce qu'il y a de plus important. Et gagner, cela ne se prépare pas en dix jours mais sur toute l'année", a-t-elle expliqué.
"Un peu plus de souplesse, cela serait bien. Sur la dernière rencontre, j'ai proposé de rejoindre le stage durant cinq jours, sans mon entraîneur (Patrick Mouratoglu) et cela n'a pas été accepté."
Dans ce sport indivivuel qu'est le tennis, la vie de groupe n'est pas toujours facile à intégrer dans l'esprits de joueurs et joueuses mais Aravane Rezaï nie que cette question puisse lui poser problème.
"La vie de groupe ne m'effraie pas, ce n'est pas un problème. Mais il faut que les joueuses puissent garder leurs habitudes, faire ce qu'elles aiment et préfèrent", dit-elle.
"Moi, je m'entends bien avec tout le monde et je m'appuie plus sur la complicité que sur la jalousie."
Les dirigeants de la Fédération française de tennis devraient donc revoir leur copie, ce que chacun semble envisager après le week-end catastrophe de Liévin, comme l'a laissé entendre le capitaine de l'équipe de France, Nicolas Escudé, et le président de la FFT, Jean Gachassin.
"Moi, je n'ai jamais fermé la porte mais là, les conditions n'étaient pas les meilleures pour moi dans l'objectif de gagner", a conclu Rezaï, dans l'attente d'une évolution de la situation d'ici le match de barrage qui aurait lieu en avril.
Edité par Pierre Sérisier
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