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Rugby: Stade Toulousain, l'Europe chevillée au corps

Mercredi 10 octobre 2018
Rugby: Stade Toulousain, l'Europe chevillée au corps
Jean-René Bouscatel, alors entraîneur du Stade Toulousain avant le coup d'envoi du match contre Grenoble, le 5 juin 2016 au Stade des Alpes - JEAN-PIERRE CLATOT (AFP/Archives)

Absent de l'épreuve reine pour la première fois de son histoire l'an dernier, le Stade Toulousain retrouve cette saison la "grande" coupe d'Europe, une compétition que le corecordman de l'épreuve a contribué à lancer et avec laquelle il a toujours entretenu une relation particulière.

Est-ce parce qu'ils l'ont gagné quatre fois (1996, 2003, 2005, 2010) - un record qu'ils partagent avec les Irlandais du Leinster (2009, 2011, 2012, 2018) - qu'ils l'aiment tant ou parce qu'ils l’aiment tant qu'ils l'ont gagné quatre fois ?

A Toulouse, la question ne se pose pas. Historiquement attaché à l'idée "de voir ce qui se faisait ailleurs", le Stade Toulousain "a toujours milité pour la Coupe d'Europe", se souvient Jean-René Bouscatel, président de 1992 à 2017. "Et on se devait alors d'y être une référence", ajoute-t-il.

- "Attirance viscérale" -

"Au printemps 1995, avec Jean-Jacques Gourdy (alors président de Brive, NDLR), on est allé voir Lapasset (alors président de la Fédération française de rugby) pour lui dire que l'on ferait cette compétition internationale coûte que coûte", retrace, sourire aux lèvres, l'historique président toulousain.

La suite logique d'une attirance "viscérale vers le monde extérieur", initiée par Jean Fabre, président "visionnaire et précurseur" (1980-1990), qui avait eu l'idée en décembre 1986 d'organiser à Toulouse la "première compétition mondiale". Un tournoi baptisé le Master Matra Espace auquel ont participé des clubs comme Banco Nacion (Argentine), Ponsonby (Nouvelle-Zélande) ou L'Aquila (Italie). En finale, Toulouse avait battu les Roumains de Constanta.

Jeune ailier à l'époque, Michel Marfaing (au club de 1997 à 2005) se souvient aussi du "Tournoi du Centenaire", en 1990, avec là encore un plateau international relevé: "On avait gagné la finale au Stadium contre le Queensland de Burke, Eales... Ils avaient 7 ou 8 internationaux australiens, c'était vraiment les prémices de la Coupe d'Europe".

La naissance d'une compétition officielle fut "un aboutissement logique", estime l'ancien international Emile Ntamack, qui après avoir fait toute sa carrière à Toulouse (1996-2005) y est aujourd'hui en charge de la formation.

- Des matches amicaux contre l'URSS -

"Nous avions pour habitude de faire des matches amicaux contre des équipes étrangères. On a même joué contre l'équipe d'URSS de l'époque, et quand la Coupe d'Europe est arrivée nous avions déjà ce vécu", rappelle pour sa part Jérôme Cazalbou (joueur de 1986 à 2001), demi de mêlée à l'époque et manager du haut niveau depuis cette saison.

Le 31 octobre 1995, le rêve européen se concrétise quand le Stade Toulousain remporte le premier match de l'histoire de la Coupe d'Europe. En Roumanie, face au Farul Constanta (54-10), "une rencontre pour le moins folklorique", en rigole encore Cazalbou. Quatre mois plus tard, les Toulousains remporteront la première édition, sur la pelouse de Cardiff (21-18 a.p).

"Il fallait mettre notre nom tout en haut de cette première édition. Pour marquer l'histoire. On en a été un peu à l'origine et le fait d'être champion couronnait le tout. C'est quelque chose de fort et de symbolique", estime Ntamack, capitaine à l'époque.

Si depuis le Stade Toulousain s'est accaparé plusieurs records européens (nombre de finales jouées, 6, plus large victoire, 108-8 contre les Gallois d'Ebbw Vale, première équipe à 100 victoires…) il le doit à "cette volonté originelle d'échanger et de se confronter aux autres", résume Bouscatel.

Samedi à Bath, le Stade Toulousain renouera le fil de cette relation privilégiée en y entamant sa 23e participation sur 24 éditions, après sa rétrogradation en Challenge européen la saison dernière. Et dans une poule où figurent deux autres anciens vainqueurs, le Leinster et Bath, les Rouge et Noir "veulent faire honneur à (leur) histoire", conclut leur talonneur et capitaine Julien Marchand.

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