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Rugby: les rouages de la machine néo-zélandaise

Mercredi 23 novembre 2016
Rugby: les rouages de la machine néo-zélandaise
Le centre Malakai Fekitoa et les All Blacks inarrêtables face à l'Irlande lors d'un test-match revanche disputé à Dublin, le 19 novembre 2016 - Paul FAITH (AFP/Archives)

Des cadres qui ont pris de la voix au départ des précédents leaders après la Coupe du monde, des débutants qui grandissent très vite et un revenant: la machine néo-zélandaise, opposée au XV de France samedi au Stade de France, est faite de rouages parfaitement huilés.

- Les tauliers

Ils étaient déjà bien installés dans l'équipe, mais ont pris encore davantage de poids dans le vestiaire néo-zélandais, très codifié, depuis le départ des Dan Carter, Richie McCaw, Conrad Smith, Ma'a Nonu ou Keven Mealamu, qui ont pris leur retraite internationale après la troisième couronne mondiale décrochée fin 2015.

Honneur aux anciens avec Kieran Read, le doyen (31 ans) et le plus capé (96 sélections) d'entre eux. Appelé pour la première fois en 2008, le complet numéro 8 a connu les deux titres mondiaux (2011 et 2015), été élu meilleur joueur du monde en 2013 et a logiquement récupéré en 2016 le brassard de capitaine laissé par McCaw.

Le pilier Owen Franks (28 ans, 89 sélections) et le deuxième ligne Sam Whitelock (28 ans, 83 sélections) font aussi figure de vétérans pour avoir connu le sacre d'Auckland en 2011.

Dane Coles (29 ans), Brodie Retallick (25) et Beauden Barrett (25) ont en commun d'avoir été plongés dans le grand bain en 2012, au début du plan quadriennal aboutissant à la Coupe du monde.

Un cycle pour s'affirmer, le suivant pour diriger. Coles, nommé pour le titre de meilleur joueur de l'année 2016, s'est mué en véritable "playmaker" contre l'Afrique du Sud en septembre (41-13) avec trois passes décisives, performance rare pour un talonneur.

Retallick, élu meilleur joueur du monde en 2014 et prototype du deuxième ligne moderne, forme un attelage redouté avec Whitelock. Leur absence à Chicago s'est fait durement ressentir, les All Blacks étant alors stoppés par l'Irlande (29-40) dans leur record de 18 victoires de suite.

Rouage central de la machine, Barrett, passé devant Aaron Cruden, a remplacé avec succès Carter à l'ouverture. Au point d'être élu meilleur joueur du monde cette année, succédant au palmarès à son illustre prédécesseur au poste de N.10. Ses accélérations sont un poison pour toutes les défenses.

- Les nouveaux

Entrés dans la famille All Blacks à l'été 2016, ils font déjà des ravages. A tel point que le centre Anton Lienert-Brown (21 ans) et le troisième ligne Ardie Savea (23 ans) ont été finalistes pour le titre de révélation de l'année, finalement empoché par l'Anglais Maro Itoje.

Lienert-Brown "a l'air d'être tellement à l'aise, si confiant, on ne penserait pas qu'il a 21 ans. Il joue avec une telle maturité", admire le journaliste de Radio Sport Nigel Yalden, auprès de l'AFP, élogieux dans les mêmes termes pour le frère cadet de Julian Savea.

A 25 ans, le troisième ligne Liam Squire n'entre plus dans la catégorie des espoirs. "Grand, rapide, costaud, mobile, d'une grande habileté" selon Yalden, il a profité de la blessure de Jerome Kaino début octobre pour connaître sa première titularisation et depuis faire son trou.

"En les regardant, on pense qu'ils seront All Blacks pendant très très longtemps, vu ce qu'ils ont fait pour leur première année", estime le journaliste.

- Le revenant

A 28 ans, 60 sélections et des prestations remarquées lors de la Coupe du monde 2011, Israel Dagg aurait dû retrouver son nom dans la liste des inamovibles. Mais l'arrière ou ailier, a connu une énorme désillusion fin août 2015: Steve Hansen ne l'a pas retenu pour la Coupe du monde, lui préférant Waisake Naholo et Nehe Milner-Skudder.

Il est rappelé en juin, pour un test-match face aux Gallois à Wellington, et inscrit le premier essai des siens en faisant parler son instinct. Retour gagnant.

"J'ai eu beaucoup de temps pour me remettre à l'endroit (...) et je suis simplement reconnaissant de pouvoir porter de nouveau ce maillot", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse. "Retenu ou pas d'une semaine à l'autre, j'en profite simplement parce que je sais à quel point c'est facile d'être mis de côté."

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